Il est déjà temps de quitter Tokyo, mais nous y reviendrons à la fin du séjour, ce stop n’était qu’histoire de remplir les batteries d’énergie dans la mégapole pour les prochains jours (ou récupérer du voyage c’est selon).
Les lecteurs habitués savent déjà que pour se déplacer au Japon d’une ville à une autre sans trop perdre de temps, le train est le meilleur moyen de transport et dans la mesure du possible, le Shinkansen, la version japonaise du TGV. Idéalement quand vous préparez un voyage pour le Japon et que vous savez que vous allez voyager à l’interne, l’obtention du JR Pass est une bonne idée (si vous arrivez à la rentabiliser…). Faisant fi du bon sens, je paierai chacun des mes billets cash (la préparation du voyage ayant été faite quelques heures avant le départ, souvenez-vous…).
Trois heures et quelques minutes plus tard me voici donc à Kyoto, je séjournerai chez un ami helvétique de longue date mais pour l’heure, je dois retrouver mon ancienne “prof” de japonais avec qui je tentais il y a 2 ans d’étoffer mon vocabulaire japonais. A noter que si j’ai une compréhension orale juste suffisante pour me débrouiller seul au Japon (parfois avec quelques transgressions en anglais), mon vocabulaire est encore plus limité, ce qui rend les conversations un peu plus animées quand il faut se faire comprendre mais c’est tout l’attrait de partir à l’autre bout de la planète et ça fait partie de l’aventure.
Je vous épargne l’épisode des retrouvailles, nous nous dirigeons vers le Tofukuji (je me permet de vous rediriger cette fois vers un lien wikipedia), où il est de tradition de regarder le feuillage des érables japonais rouge en automne (oui nous sommes en décembre mais le début de l’hiver a été doux). Et la c’est le drame… les momiji ont déjà perdu leur feuilles rouges pourtant tout était encore tout rouge et magnifique il y a quelques jours… là je comprend pourquoi mes amis tokyoïtes se plaignaient de la pluie il y a quelques jours. De fortes pluie sont tombées juste avant mon arrivée faisant tomber tout ou presque de la parure rouge et or des arbres. Ce n’est pas bien grave, je vais prévoir un autre voyage au Japon durant un automne dans les années à venir.
Si Tokyo grouille de monde à tous les coins de rue, ici ce sont les temples qui sont foison. Un des préférés est le Kiyomizudera, perché à flanc de colline sur sa structure en bois et dominant la ville; un côté apaisant que j’apprécie beaucoup. Vous trouverez dans la galerie le caractère calligraphié par le prêtre de ce temple pour illustrer l’année écoulée. Le choix du caractère est fait selon les différentes propositions, la plus fréquentes étant calligraphiée par le haut prêtre. C’est donc le caractère “nouveau” qui illustre l’année 2009, chacun se fera la réflexion de la signification dans son coin, mais en ce début de nouvelle année, il ira parfaitement pour illustrer ce billet.
La suite de mes déambulations dans Kyoto me mèneront de temple en temple à l’est de la ville où le temps semble s’être arrêté ou alors s’est-il perdu…

