Apr
25
2011
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Enseignements sur l’amour (part. 1)

L’amour est un très beau mot ; nous devons en restaurer le sens. “Maitri” a ses racines dans le mot mitra, qui signifie ami. Dans le bouddhisme, le premier sens du mot amour est amitié.

“Enseignements sur l’amour”, Thich Nhat Hanh, Chapitre 1, Les Quatre Etats illimités.

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Dec
16
2009
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Hell! That’s Heaven!

Bon il est temps de sortir des sentiers battus, ces premiers jours m’ont permis de revoir quelques amis et m’acclimater au Japon. Il est temps de vraiment partir à l’aventure et aller quelque part où je ne suis pas encore allé… Beppu, après recommandation d’amis ayant déjà testé (faut rester un tant soit peu raisonnable si je ne veux pas être déçu en choisissant complètement au hasard la destination). Beppu est situé dans la préfecture de Oita sur l’île de Kyushu, au sud du Japon (utilisez Google Maps…), c’est juste à 700 km de ma position actuelle… ça promet quelques changements de train, ce qui va m’empêcher de faire la sieste dans les trains au risque de me retrouver perdu au milieu de nulle part… ça fait partie de l’aventure!

Tant que je suis dans le shinkansen, ça va encore puisque les arrêts ne sont pas trop fréquents et je connais plus ou moins les villes dans lesquelles il s’arrête mais une fois que je suis dans un train local, c’est une autre paire de manche! Je tente tant bien que mal d’écouter l’annonce à chaque fois pour découvrir le prochain arrêt et je m’accroche à mon Lonely Planet (à recommander à tout voyageur en direction du Japon) pour suivre la carte et me rassurer que je n’ai pas encore dépassé mon arrêt (ou pas…)

J’arrive finalement à destination après 5 heures de train et là il me faut encore chercher un toit pour disons deux nuits. Ce qui est pratique au Japon c’est leur extrême serviabilité (en anglais aussi), je m’enquiers donc sur une auberge ou un hôtel dans le coin à l’office du tourisme et on me propose différents logements. Ils appelleront même pour savoir s’il y a une chambre de libre, me feront un plan pour m’y rendre et un bon après-midi. Une fois arrivé, l’accueil est on ne peut plus chaleureux, on me montre même la chambre pour être sûr que celle-ci me convient bien (elle peut accueillir 3-4 personnes!), on me montre les bains privés de l’auberge, etc… bref c’est parfait pour me reposer!

Petite précision sur le choix de la destination quand même. Beppu est une ville de 120’00 habitants qui jouit d’une riche activité géothermique. Ce qui en fait un lieu idéal pour une multitude de bains thermaux et c’est juste ce que je voulais pour me détendre et barboter pendant les deux prochains jours. Il y a donc des bains à travers toute la ville et il faut aller dénicher selon ses envies ce qui sont intéressants. Il y en a des cachés dans la montagne, d’autres tout petit perdu entre deux rues, c’est une exploration où on se munit d’un linge et d’une carte de la ville (bon c’est quand même l’hiver donc écharpe et gants sont aussi de rigueur).

Les attractions de la ville ne sont pas nombreuses: une plage désertique et quelconque, un parc illuminé la nuit (pour la période des fêtes) et les Enfers (au nombre de 8, ils sont disséminés à travers la ville et sont en fait des mini parc où des geysers ou sources font irruption) ah oui et le musée du sexe (mais nous n’allons pas nous arrêter sur ce détail…) et évidemment les bains! Au programme donc, promenade dans la ville et les Enfers et baignades spontanées quand le coeur m’en dit (ou que je commence à avoir froid…), je rajouterai aussi les bains de sables et de boue ainsi que les bains extérieurs! C’est parti!

Les Enfers n’ont rien de particuliers si ce n’est que c’est un bon endroit pour se réchauffer quand après quelques heures de marche sous le vent et le froid les membres sont engourdis. Rien de mieux non plus de manger un oeuf cuit dans les eaux bouillantes des sources pour reprendre des forces (mais je ne suis pas un grand fan des oeufs et l’odeur de souffre persistante de la ville ne m’y encourage pas plus que ça même si l’odeur n’est pas si forte que j’aurai pu le penser). Un petit bain de pieds par-ci, un plongeon des mains par-là, quelques photos et “Oh? il neige?!” Là, l’idée d’un bain en plein air avec la neige qui tombe  surgit et je me dis que ça serait paradisiaque de faire une telle expérience. Sur le flanc de la montagne ça serait encore mieux avec vue sur la ville alors que la nuit tombe! Oui mais bon il ne faut pas exagérer, c’est too much!

Je ne vais pas dire qu’on se sent vivre dans ces moments mais il y a de la magie qui rend l’instant à savourer pleinement sans se soucier d’autre chose. Là le stress accumulé durant l’année est loin et je mourrai pour revivre ce bain en claquant des doigts. Le froid n’a plus prise, il est venu rajouter à la vapeur qui s’échappe une dimension éthérée à la scène. Il ne manquerait plus que des demoiselles avec qui partager l’instant… qu’à ce la ne tienne, il y a des bains mixtes juste à côté!

Des bains oui… mais des bains de boue… et vu l’heure tardive je dois être le seul ici à faire des bulles. Tant pis, je profite tout de même, plongé jusqu’au cou dans une eau argileuse, le sensation n’est pas déplaisante mais étrange… il ne reste donc plus que les bains de sable à faire. Aussi une expérience amusante, vêtu cette fois d’un yukata, deux dames me creusent une tombe dans le sable chaud et me recouvriront entièrement ne laissant dépasser que ma tête en m’informant qu’elles reviendraient me chercher dans une quinzaine de minutes. Enseveli sous des kilos de sable chaud, les muscles se détendent et la tension s’en va, ce sont de magnifiques vacances!

J’achèverai la journée en réservant le bain privé de l’auberge jusqu’à minuit pour profiter une dernière fois des eaux bouillantes de Beppu en regardant le ciel.

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Dec
15
2009
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From Tokyo Megapolis to Kyoto’s temples (Days 3 & 4)

Il est déjà temps de quitter Tokyo, mais nous y reviendrons à la fin du séjour, ce stop n’était qu’histoire de remplir les batteries d’énergie dans la mégapole pour les prochains jours (ou récupérer du voyage c’est selon).

Les lecteurs habitués savent déjà que pour se déplacer au Japon d’une ville à une autre sans trop perdre de temps, le train est le meilleur moyen de transport et dans la mesure du possible, le Shinkansen, la version japonaise du TGV. Idéalement quand vous préparez un voyage pour le Japon et que vous savez que vous allez voyager à l’interne, l’obtention du JR Pass est une bonne idée (si vous arrivez à la rentabiliser…). Faisant fi du bon sens, je paierai chacun des mes billets cash (la préparation du voyage ayant été faite quelques heures avant le départ, souvenez-vous…).

Trois heures et quelques minutes plus tard me voici donc à Kyoto, je séjournerai chez un ami helvétique de longue date mais pour l’heure, je dois retrouver mon ancienne “prof” de japonais avec qui je tentais il y a 2 ans d’étoffer mon vocabulaire japonais. A noter que si j’ai une compréhension orale juste suffisante pour me débrouiller seul au Japon (parfois avec quelques transgressions en anglais), mon vocabulaire est encore plus limité, ce qui rend les conversations un peu plus animées quand il faut se faire comprendre mais c’est tout l’attrait de partir à l’autre bout de la planète et ça fait partie de l’aventure.

Je vous épargne l’épisode des retrouvailles, nous nous dirigeons vers le Tofukuji (je me permet de vous rediriger cette fois vers un lien wikipedia), où il est de tradition de regarder le feuillage des érables japonais rouge en automne (oui nous sommes en décembre mais le début de l’hiver a été doux). Et la c’est le drame… les momiji ont déjà perdu leur feuilles rouges pourtant tout était encore tout rouge et magnifique il y a quelques jours… là je comprend pourquoi mes amis tokyoïtes se plaignaient de la pluie il y a quelques jours. De fortes pluie sont tombées juste avant mon arrivée faisant tomber tout ou presque de la parure rouge et or des arbres. Ce n’est pas bien grave, je vais prévoir un autre voyage au Japon durant un automne dans les années à venir.

Si Tokyo grouille de monde à tous les coins de rue, ici ce sont les temples qui sont foison. Un des préférés est le Kiyomizudera, perché à flanc de colline sur sa structure en bois et dominant la ville; un côté apaisant que j’apprécie beaucoup. Vous trouverez dans la galerie le caractère calligraphié par le prêtre de ce temple pour illustrer l’année écoulée. Le choix du caractère est fait selon les différentes propositions, la plus fréquentes étant calligraphiée par le haut prêtre. C’est donc le caractère “nouveau” qui illustre l’année 2009, chacun se fera la réflexion de la signification dans son coin, mais en ce début de nouvelle année, il ira parfaitement pour illustrer ce billet.

La suite de mes déambulations dans Kyoto me mèneront de temple en temple à l’est de la ville où le temps semble s’être arrêté ou alors s’est-il perdu…

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Dec
13
2009
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Lazy Sunday (Day 2 in Tokyo)

Il est 7h00 un dimanche matin, je n’ai pas beaucoup dormi mais il serait stupide de faire la grasse matinée (même si c’est dimanche) alors que mes jours sont comptés au Japon. Bon apparemment le soleil n’a pas réussi à se lever lui mais tant pis. Direction le hall d’entrée pour prendre le petit déj’ et ensuite c’est parti! en prenant le petit déj’ justement j’assiste à une scène étrange, le changement d’un feu de signalisation au Japon… nombre de personnes nécessaires: au moins 7… 3 qui bloquent la circulation, 1 qui pose des barrières sur le trottoir pour faire un chemin aux passant, 1 qui change l’ampoule défectueuse, 1 qui tient l’échelle et 1 qui prend tout le monde en photo…

Le Japon est un pays où on a segmenté les tâches afin que chacun ait quelque chose à faire. Les exemples sont nombreux! A l’entrée des parkings, il faut 4 personnes: 2 pour bloquer les piétons, 1 pour signaler à la voiture qu’elle peut entrer ou sortir et 1 pour vérifier si la voie est libre pour la voiture. Chacun prendra le soin de s’excuser auprès des passants pour ce léger contretemps. Chacun sa place et tout fonctionne, après pour ceux qui ne veulent pas s’insérer dans le moule et bien libre à eux, il y a des lieux de rencontre pour ça comme Yoyogi koen ou Harajuku où l’on rencontre des rockabillies ou des cosplayers. Le monde du travail doit être contraignant au point que certains ont besoin d’un exutoire pour se défouler ou exprimer leur créativité le temps du week-end. Ceux-ci font la joie de la curiosité des touristes, les autres passent leur chemin sans s’arrêter.

On me dit souvent que je ne prend que des paysages et finalement il est rare que des personnes apparaissent sur mes photos, c’est vrai je prend rarement des gens en photos. Non pas que je sois misanthrope, la beauté humaine est partout donc voici un petit florilège de clichés pris au hasard de mes déambulations dans les rues de Tokyo. Le cadrage n’est pas droit car justement c’est en prenant des clichés sans regarder à travers l’objectif, l’appareil photo en bandoulière que certains ont été pris.

Curiosité du jour, un groupe de mâles se promenant le torse à l’air tous habillés de la même façon… en allant un plus loin sur l’avenue traversant Ginza, haut lieu du shopping de marque à Tokyo, je comprendrai que Abercrombie & Fitch, une marque de vêtements basée à New York, s’apprête à ouvrir un magasin ici. Cela intriguera beaucoup les Japonaises qui se feront prendre en photo avec les Adonis présents.

La galerie se terminera par quelques clichés de nuit pris dans le parc de Ueno où quelques illuminations ont été disposées ci et là, notez le rassemblement de Japonaises qui ont revêtu leurs atours d’ours, vache et autres animal au pied su sapin…

Demain on part pour Kyoto!

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Dec
12
2009
1

Lost in translation… again?!

Me voici donc 12 heures de vol plus tard à l’aéroport de Narita, celui-ci étant situé à 1 heure environ de train du centre de Tokyo. Et là, le premier choc culturel: “Ah mais je sais plus lire grand chose en fait…” et la fatigue du voyage n’aide pas même si l’excitation d’être enfin au Japon est là, il y a l’angoisse du “Est-ce que je vais réussir à trouver mon hôtel?!”. Bon pour éviter ceci j’ai quand même pris le soin de réserver une chambre quelques heures avant mon départ de Suisse, donc je sais où je dois me diriger, allez hop un train pour Ueno!

Ce qui est pratique avec la station de Ueno, c’est que l’office du tourisme n’est pas loin et je les sais serviables (comme tous les Japonais me direz vous) et ils m’indiqueront précisément le chemin à prendre pour me rendre à l’hôtel. Il faut quand même un bon sens de l’orientation et savoir compter car les noms des rues au Japon, c’est un peu utopique et surtout les adresses sont une succession de chiffre qui vous indiquent le quartier, le bloc de maison puis le numéro du bâtiment, malheureusement c’est rarement indiqué sur les bâtiments en eux-mêmes, donc il faut chercher un peu…

Mon premier stop sera de 2 jours, le temps de m’acclimater (c’était un peu utopique je pense…), même si j’ai déjà eu l’occasion de visiter le pays, ça fait toujours bizarre. Je m’attendais à affronter des pluies diluviennes selon des amis à Tokyo mais finalement le temps était au beau fixe (16 degrés et grand soleil, oui je sais vous avez souffert en Suisse). Ni une ni deux, je prend mon appareil photo et départ pour une petite ballade de nuit (car oui la nuit tombe déjà à 16h30), étant pas loin de Akihabara, j’y fais un court saut pour ensuite prendre le train et me diriger vers Odaiba, la baie de Tokyo, que je n’ai pas eu le plaisir de voir lors de mon précédent séjour.

Je reviendrai sur Akiba, plus tard… Odaiba est vraiment un endroit sympa, hormis ses centres commerciaux, on y trouve le Rainbow Bridge, la Statue de la liberté et on y voit la Tour Eiffel… attendez… je suis bien à Tokyo là? ah oui pas de doute les gens ne parlent pas français ni anglais ici. J’ai eu la chance de pour voir prendre le Rainbow Bridge aux couleurs de l’arc-en-ciel, ce qui me paraissait évident mais d’après des amis, il est rarement illuminé de façon multicolore…

Au menu du soir… 2 onigiri parce que je n’ai pas encore faim (probablement à cause du décalage horaire) et finalement je ne dormirai pas ou du moins pas avant 4 heure du matin, regardant la télévision japonaise et des émissions dont je ne comprend pas la moitié (c’est déjà pas mal, non?). Malheureusement il n’y a pas de bar lounge au 50ème étage de mon hôtel où je pourrais faire un remake du film de Sofia Coppola, un must-see pour tout voyageur se rendant au Japon afin de bien appréhender l’aventure.

La suite au prochain épisode…

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Dec
12
2009
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Say Cheese!

En direct de l’aéroport d’Amsterdam – Schipol. (oui enfin c’était en direct quand je l’écrivais dans mon carnet de voyage…) C?est amusant en tant que Suisse de trouver qu’un aéroport sente le fromage… En dehors du fait que je transporte dans ma valise pas moins de 2 kilos de fromage à raclette (pour un ami au Japon, non pas que j’ai besoin de ration de survie durant mon séjour nippon) bien évidemment…

L’aéroport de Schipol sent donc le fromage, ce n’est pas pour rien que la Hollande (avec la France pour ne pas froisser mes lecteurs franchouillards) est le pays aux 1001 fromages. Durant mon escale j’aurai pu déguster une dizaine de fromages différents (au noms imprononçables) en attendant ma correspondance sur Holland Boulevard.

Allez, encore 12 heures de vol et j’arrive à destination… Souriez, c’est les vacances!

Promis, le prochain billet sera imagé et parlera réellement du Japon…

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Dec
12
2009
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Ready, Steady, Go!

En guise de préambule à l’aventure nippone qui va suivre, je met quelques billets de temporisation…

Il est rare que je ne prépare pas un voyage de la première minute au point final pour que tout se passe bien du jour J jusqu’au retour. Cette fois, ces vacances auront été planifiées à l’arrache… totalement! valise faite la veille, hôtel réservé aussi la veille (notez que c’est hôtel au singulier car oui je n’ai réservé que deux nuits sur les 14 que je passe au Japon…). Le reste viendra selon l’humeur du jour et les disponibilités et la destination du jour…

Ceci mis à part, c’est l’heure du départ avec ce sentiment constant qu’on a forcément oublié quelque chose… enfin oublions ceci, direction l’aéroport de Genève. Plusieurs changements se sont fait à l’aéroport depuis mon dernier voyage l’année passée… les magasins ont changé mais surtout la zone de sécurité et contrôle des bagages à main! Grande nouvelle, on forme des nouveaux donc le temps d’attente est plus long et le contrôle… bah il est ce qu’il est… plus de contrôle des passeports aussi.

Cela ne ralentira pas mon départ, salle d’attente et départ pour Amsterdam! bah oui il y a une escale à Schipol, donc je vous retrouve là-bas pour l’étape suivante!

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Nov
29
2009
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And to the Rising Sun again

… un silence ininterrompu pendant plusieurs mois, en fait depuis mes dernières vacances à bien y réfléchir… J’ai failli intitulé ce billet “Death by work – Karoshi” mais ça ne serait pas honnête puisque je suis bel et bien vivant, certes pas au sommet de ma forme car mon activité professionnelle draine une quantité folle de mon énergie. Il faut dire qu’avec les jours “gris”, le moral a tendance à ne pas être au beau fixe mais peu importe, il est grand temps de recharger mes batteries! Alors que certains partent chercher le soleil dans des régions du sud plus ensoleilées ou l’été débute, je pars moi chercher le Soleil Levant comme certains d’entre vous pouvaient s’en douter.

C’est un projet de longue date que de partie au Japon en fin d’année, projet qui a été oublié, puis remis à l’ordre du jour pour diverses raisons. Mes motivations pour partir cette fois, c’est que j’ai besoin de vacances, j’ai un solde de vacances cette année encore conséquent et que les vols sont pas chers. Alors que la date du départ est proche (le 11 décembre 2009), je ne connais pas encore mon itinéraire une fois sur place… je pars en solitaire retrouver des amis et connaissances au Japon et j’ai dans l’idée de profiter des sources d’eau chaude et autres onsen. Histoire de me ressourcer et laver le stress quotidien et le laisser aussi loin que possible perdu sur une île.

Aucune certitude sinon celle d’atterrir à Tokyo, y séjourner quelques temps et partir à l’aventure selon les humeurs du jour à bord d’un train, à la rencontre de l’inconnu et de la nature mais aussi pour retrouver des personnes qui ont contribué à rendre ma précédente expérience nippone, un souvenir impérissable. Je reste à l’écoute de tout conseil qui pourrait agrémenter mon voyage et d’ici à mon retour, portez vous bien!

またねー

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Written by in: Japan,Travel |
Jul
30
2009
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In the Land of Heidi

A défaut de voyager à l’autre bout de la planète, une petite ballade dansles vertes contrées de la Suisse est une alternative car je ne connais pas bien du tout ce pays. Direction Gstaad, le village le plus huppé de l’Oberland bernois, le temps d’un après-midi pour assister aux huitième de finale de l’Allianz Suisse Open (merci à mon employeur d’être sponsor du tournoi et offrir des billets à ses chers employés).

Il faut savoir que ma connaissance de la géographie helvétique est très limitée (je serai plus capable de placer des états américains que les cantons suisses sur une carte…) et qu’avant de posséder mes billets j’ignorais tout de Gstaad sinon que de nombreuses célébrités y ont élus domicile (c’est naturel non pour un village suisse?). Bref, il n’y  a pas à dire, c’est vraiment un coin perdu au beau milieu des montagnes avec des chalets partout (il doit y avoir des avantages fiscaux incroyables pour décider de s’établir ici…), c’est le pays de Heidi comme les étrangers (au hasard les Japonais) doivent d’imaginer la Suisse.

Il faut comprendre que cette Suisse n’est pas celle où j’habite au quotidien, j’habite dans une “ville” où il y a quelque chose à faire (sauf les dimanches) autre que de se promener dans les pâturages. Je crois que je suis trop attaché à la vie citadine pou vivre dans un endroit comme Gstaad…

Pour revenir à nos moutons (même s’il n’y en avait pas malgré toute cette verdure), les matchs auxquels j’ai pu assister opposait Kiefer à Navarro puis Wawrinka à Bellucci. Le premier match n’est pas mauvais, mais rien d’exceptionnel, le deuxième lui a vu le joueur suisse (tête de série numéro 1 du tournoi) se faire balayer par le puissant et habile Brésilien, il n’y a pas photo. En dehors de la performance sportive, c’est surtout l’ambiance qui est amusante et on comprend qu’on est en Suisse tout de suite… Lors du premier match, rien de bien particulier par contre à l’annonce de l’entrée de Wawrinka, le staff s’empresse de distribuer des ballons sponsorisé pour supporter l’Helvète mais ça ne lui a pas tant réussi… les encouragements ne sont là que pour Wawrinka et le match terminé, tout le monde s’en va s’en donner des bravos au vainqueur alors qu’il les mérite amplement. N’y voyez là pas un sentiment anti-patriotique (surtout à l’approche de la fête nationale ce samedi, je me ferai brûler vif sur le bûcher…) mais je souhaite beaucoup de réussite à Bellucci, qui a selon moi un jeu intelligent et puissant et beaucoup de potentiel.

Voila pour cette escapade au pays de Heidi, qui sait après le 1er août, un autre aspect de ce pays “So Sweet zerland” apparaîtra…


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Jun
30
2009
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Munching the Big Apple

Au début de l’été passé, je faisais un bref séjour dans la ville de New York, le temps de trois jours, je visitais tant bien que mal à cause de la pluie cette ville gigantesque qui me laissa un souvenir peu mémorable malgré ce que peuvent en dire toutes les personnes qui portent leur t-shirt I <3 NY. Je ne pouvais pas rester avec cette impression de cette ville que l’on dit géniale et pleine d’énergie…

Qu’à cela ne tienne, me voici reparti pour une semaine cette fois pour la Grosse Pomme! Et pour ne pas être perdu dans la masse, j’y suis accompagné de cousins, plus on est de fous, etc… (vous connaissez la suite…). L’avantage de découvrir une ville à plusieurs c’est que chacun à ses envies et peut les faire découvrir ou partager avec les autres, la ville étant suffisamment grande pour combler les souhaits de chacun. Un autre avantage indéniable, c’est de pouvoir trouver un logement bon marché… nous avons eu droit à une suite dans le Manhattan Club, dont le prix une fois divisé par quatre est très raisonnable. Situé entre la 7th Avenue et Broadway et à hauteur de la 56th Street (juste un poils en dessous de Central Park), un point d’attache très pratique!

Si la dernière fois, j’ai fait essentiellement des musées et les stations de métro (sans savoir où j’allais, me laissant guider par une amie new-yorkaise), cette fois j’aurai parcouru la ville à pied de long en large, c’est comme ça que je préfère découvrir une ville. Me perdre durant des heures et ensuite regarder une carte pour voir le parcours effectué. Ce qui donne aussi des occasions de questionner celui qui tient la carte après plusieurs pas faits dans la mauvaise direction (un principe de base, ne pas s’occuper de la carte et des directions quand on est dans un groupe et surtout dans une très grande ville, laisser la corvée à une autre personne qui se fera réprimander au moindre mauvais choix…).

Ainsi en déambulant sur ces immenses avenues, j’observe qu’effectivement, NYC (il faut bien préciser New York City, sinon on parle de l’état de New York, les gens tiennent à cette distinction…) a de quoi donner le vertige rien qu’en regardant en l’air (je ne l’avais pas remarqué lors de ma précédente visite car le ciel était couvert et gris)!  De plus, il est vrai que la ville dégage une certaine énergie mais je n’aurai pas la force de vivre de jour et de nuit (même si dirons certains, je ne dors vraiment pas beaucoup…)

Au programme, tous les lieux les plus touristiques de la ville en passant par Times Square, Broadway, Central Park, Wall Street (un dimanche s’il-vous-plaît pour échapper à la foule…), Chinatown, Little Italy (toujours encerclé par Chinatown), Hell’s Kitchen, Greenwhich Village, Soho, etc…

Ce séjour aura aussi été celui d’une décadence sans précédent dans le consumérisme américain dans le sens où le billet vert étant presque à la parité avec le franc suisse, tout semblait étrangement bon marché. Un autre point décadent de ce séjour aura été de vouloir manger dans tous les bons restaurants bien notés dans la Zagat Review, nous amenant parfois des bonnes surprises (mention spéciale à がりのすし) comme des déceptions aussi (moi je dis, il faut y aller à l’instinct et varier les plaisirs).

Pour terminer quelques remarques en vrac parce qu’il serait trop long de tout vouloir raconter (et vous n’attendez que les photos de toute façon…):

  • 3h30 d’attente pour avoir des billets pour le spectacle musical Chicago,
  • Plus de 30 personnes à attendre dehors pour manger dans la (soi-disant) meilleure pizzeria de la ville,
  • L’art moderne, c’est toujours pas à mon goût,
  • Les lignes de métro changent de couleur en cours de route (t’es sûr qu’on est sur la ligne E, je reconnais pas les stations?! Ah bah non c’est devenu la ligne F…),
  • Des faisaient la queue à 7h30 du matin devant des magasins AT&T le 19 juin (Apple’s addicted ;) ),
  • Tout est “The world’s famous/best/whatever [...]” à NYC.
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