Dec
15
2009
0

From Tokyo Megapolis to Kyoto’s temples (Days 3 & 4)

Il est déjà temps de quitter Tokyo, mais nous y reviendrons à la fin du séjour, ce stop n’était qu’histoire de remplir les batteries d’énergie dans la mégapole pour les prochains jours (ou récupérer du voyage c’est selon).

Les lecteurs habitués savent déjà que pour se déplacer au Japon d’une ville à une autre sans trop perdre de temps, le train est le meilleur moyen de transport et dans la mesure du possible, le Shinkansen, la version japonaise du TGV. Idéalement quand vous préparez un voyage pour le Japon et que vous savez que vous allez voyager à l’interne, l’obtention du JR Pass est une bonne idée (si vous arrivez à la rentabiliser…). Faisant fi du bon sens, je paierai chacun des mes billets cash (la préparation du voyage ayant été faite quelques heures avant le départ, souvenez-vous…).

Trois heures et quelques minutes plus tard me voici donc à Kyoto, je séjournerai chez un ami helvétique de longue date mais pour l’heure, je dois retrouver mon ancienne “prof” de japonais avec qui je tentais il y a 2 ans d’étoffer mon vocabulaire japonais. A noter que si j’ai une compréhension orale juste suffisante pour me débrouiller seul au Japon (parfois avec quelques transgressions en anglais), mon vocabulaire est encore plus limité, ce qui rend les conversations un peu plus animées quand il faut se faire comprendre mais c’est tout l’attrait de partir à l’autre bout de la planète et ça fait partie de l’aventure.

Je vous épargne l’épisode des retrouvailles, nous nous dirigeons vers le Tofukuji (je me permet de vous rediriger cette fois vers un lien wikipedia), où il est de tradition de regarder le feuillage des érables japonais rouge en automne (oui nous sommes en décembre mais le début de l’hiver a été doux). Et la c’est le drame… les momiji ont déjà perdu leur feuilles rouges pourtant tout était encore tout rouge et magnifique il y a quelques jours… là je comprend pourquoi mes amis tokyoïtes se plaignaient de la pluie il y a quelques jours. De fortes pluie sont tombées juste avant mon arrivée faisant tomber tout ou presque de la parure rouge et or des arbres. Ce n’est pas bien grave, je vais prévoir un autre voyage au Japon durant un automne dans les années à venir.

Si Tokyo grouille de monde à tous les coins de rue, ici ce sont les temples qui sont foison. Un des préférés est le Kiyomizudera, perché à flanc de colline sur sa structure en bois et dominant la ville; un côté apaisant que j’apprécie beaucoup. Vous trouverez dans la galerie le caractère calligraphié par le prêtre de ce temple pour illustrer l’année écoulée. Le choix du caractère est fait selon les différentes propositions, la plus fréquentes étant calligraphiée par le haut prêtre. C’est donc le caractère “nouveau” qui illustre l’année 2009, chacun se fera la réflexion de la signification dans son coin, mais en ce début de nouvelle année, il ira parfaitement pour illustrer ce billet.

La suite de mes déambulations dans Kyoto me mèneront de temple en temple à l’est de la ville où le temps semble s’être arrêté ou alors s’est-il perdu…

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Written by Blash in: Japan, Travel | Tags:
Dec
16
2009
1

Hell! That’s Heaven!

Bon il est temps de sortir des sentiers battus, ces premiers jours m’ont permis de revoir quelques amis et m’acclimater au Japon. Il est temps de vraiment partir à l’aventure et aller quelque part où je ne suis pas encore allé… Beppu, après recommandation d’amis ayant déjà testé (faut rester un tant soit peu raisonnable si je ne veux pas être déçu en choisissant complètement au hasard la destination). Beppu est situé dans la préfecture de Oita sur l’île de Kyushu, au sud du Japon (utilisez Google Maps…), c’est juste à 700 km de ma position actuelle… ça promet quelques changements de train, ce qui va m’empêcher de faire la sieste dans les trains au risque de me retrouver perdu au milieu de nulle part… ça fait partie de l’aventure!

Tant que je suis dans le shinkansen, ça va encore puisque les arrêts ne sont pas trop fréquents et je connais plus ou moins les villes dans lesquelles il s’arrête mais une fois que je suis dans un train local, c’est une autre paire de manche! Je tente tant bien que mal d’écouter l’annonce à chaque fois pour découvrir le prochain arrêt et je m’accroche à mon Lonely Planet (à recommander à tout voyageur en direction du Japon) pour suivre la carte et me rassurer que je n’ai pas encore dépassé mon arrêt (ou pas…)

J’arrive finalement à destination après 5 heures de train et là il me faut encore chercher un toit pour disons deux nuits. Ce qui est pratique au Japon c’est leur extrême serviabilité (en anglais aussi), je m’enquiers donc sur une auberge ou un hôtel dans le coin à l’office du tourisme et on me propose différents logements. Ils appelleront même pour savoir s’il y a une chambre de libre, me feront un plan pour m’y rendre et un bon après-midi. Une fois arrivé, l’accueil est on ne peut plus chaleureux, on me montre même la chambre pour être sûr que celle-ci me convient bien (elle peut accueillir 3-4 personnes!), on me montre les bains privés de l’auberge, etc… bref c’est parfait pour me reposer!

Petite précision sur le choix de la destination quand même. Beppu est une ville de 120′00 habitants qui jouit d’une riche activité géothermique. Ce qui en fait un lieu idéal pour une multitude de bains thermaux et c’est juste ce que je voulais pour me détendre et barboter pendant les deux prochains jours. Il y a donc des bains à travers toute la ville et il faut aller dénicher selon ses envies ce qui sont intéressants. Il y en a des cachés dans la montagne, d’autres tout petit perdu entre deux rues, c’est une exploration où on se munit d’un linge et d’une carte de la ville (bon c’est quand même l’hiver donc écharpe et gants sont aussi de rigueur).

Les attractions de la ville ne sont pas nombreuses: une plage désertique et quelconque, un parc illuminé la nuit (pour la période des fêtes) et les Enfers (au nombre de 8, ils sont disséminés à travers la ville et sont en fait des mini parc où des geysers ou sources font irruption) ah oui et le musée du sexe (mais nous n’allons pas nous arrêter sur ce détail…) et évidemment les bains! Au programme donc, promenade dans la ville et les Enfers et baignades spontanées quand le coeur m’en dit (ou que je commence à avoir froid…), je rajouterai aussi les bains de sables et de boue ainsi que les bains extérieurs! C’est parti!

Les Enfers n’ont rien de particuliers si ce n’est que c’est un bon endroit pour se réchauffer quand après quelques heures de marche sous le vent et le froid les membres sont engourdis. Rien de mieux non plus de manger un oeuf cuit dans les eaux bouillantes des sources pour reprendre des forces (mais je ne suis pas un grand fan des oeufs et l’odeur de souffre persistante de la ville ne m’y encourage pas plus que ça même si l’odeur n’est pas si forte que j’aurai pu le penser). Un petit bain de pieds par-ci, un plongeon des mains par-là, quelques photos et “Oh? il neige?!” Là, l’idée d’un bain en plein air avec la neige qui tombe  surgit et je me dis que ça serait paradisiaque de faire une telle expérience. Sur le flanc de la montagne ça serait encore mieux avec vue sur la ville alors que la nuit tombe! Oui mais bon il ne faut pas exagérer, c’est too much!

Je ne vais pas dire qu’on se sent vivre dans ces moments mais il y a de la magie qui rend l’instant à savourer pleinement sans se soucier d’autre chose. Là le stress accumulé durant l’année est loin et je mourrai pour revivre ce bain en claquant des doigts. Le froid n’a plus prise, il est venu rajouter à la vapeur qui s’échappe une dimension éthérée à la scène. Il ne manquerait plus que des demoiselles avec qui partager l’instant… qu’à ce la ne tienne, il y a des bains mixtes juste à côté!

Des bains oui… mais des bains de boue… et vu l’heure tardive je dois être le seul ici à faire des bulles. Tant pis, je profite tout de même, plongé jusqu’au cou dans une eau argileuse, le sensation n’est pas déplaisante mais étrange… il ne reste donc plus que les bains de sable à faire. Aussi une expérience amusante, vêtu cette fois d’un yukata, deux dames me creusent une tombe dans le sable chaud et me recouvriront entièrement ne laissant dépasser que ma tête en m’informant qu’elles reviendraient me chercher dans une quinzaine de minutes. Enseveli sous des kilos de sable chaud, les muscles se détendent et la tension s’en va, ce sont de magnifiques vacances!

J’achèverai la journée en réservant le bain privé de l’auberge jusqu’à minuit pour profiter une dernière fois des eaux bouillantes de Beppu en regardant le ciel.

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Written by Blash in: Japan, Travel | Tags: ,
Dec
12
2009
0

Say Cheese!

En direct de l’aéroport d’Amsterdam – Schipol. (oui enfin c’était en direct quand je l’écrivais dans mon carnet de voyage…) C?est amusant en tant que Suisse de trouver qu’un aéroport sente le fromage… En dehors du fait que je transporte dans ma valise pas moins de 2 kilos de fromage à raclette (pour un ami au Japon, non pas que j’ai besoin de ration de survie durant mon séjour nippon) bien évidemment…

L’aéroport de Schipol sent donc le fromage, ce n’est pas pour rien que la Hollande (avec la France pour ne pas froisser mes lecteurs franchouillards) est le pays aux 1001 fromages. Durant mon escale j’aurai pu déguster une dizaine de fromages différents (au noms imprononçables) en attendant ma correspondance sur Holland Boulevard.

Allez, encore 12 heures de vol et j’arrive à destination… Souriez, c’est les vacances!

Promis, le prochain billet sera imagé et parlera réellement du Japon…

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Written by Blash in: Travel |
Dec
12
2009
1

Ready, Steady, Go!

En guise de préambule à l’aventure nippone qui va suivre, je met quelques billets de temporisation…

Il est rare que je ne prépare pas un voyage de la première minute au point final pour que tout se passe bien du jour J jusqu’au retour. Cette fois, ces vacances auront été planifiées à l’arrache… totalement! valise faite la veille, hôtel réservé aussi la veille (notez que c’est hôtel au singulier car oui je n’ai réservé que deux nuits sur les 14 que je passe au Japon…). Le reste viendra selon l’humeur du jour et les disponibilités et la destination du jour…

Ceci mis à part, c’est l’heure du départ avec ce sentiment constant qu’on a forcément oublié quelque chose… enfin oublions ceci, direction l’aéroport de Genève. Plusieurs changements se sont fait à l’aéroport depuis mon dernier voyage l’année passée… les magasins ont changé mais surtout la zone de sécurité et contrôle des bagages à main! Grande nouvelle, on forme des nouveaux donc le temps d’attente est plus long et le contrôle… bah il est ce qu’il est… plus de contrôle des passeports aussi.

Cela ne ralentira pas mon départ, salle d’attente et départ pour Amsterdam! bah oui il y a une escale à Schipol, donc je vous retrouve là-bas pour l’étape suivante!

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Written by Blash in: Switezrland, Travel |
Jul
30
2009
1

In the Land of Heidi

A défaut de voyager à l’autre bout de la planète, une petite ballade dansles vertes contrées de la Suisse est une alternative car je ne connais pas bien du tout ce pays. Direction Gstaad, le village le plus huppé de l’Oberland bernois, le temps d’un après-midi pour assister aux huitième de finale de l’Allianz Suisse Open (merci à mon employeur d’être sponsor du tournoi et offrir des billets à ses chers employés).

Il faut savoir que ma connaissance de la géographie helvétique est très limitée (je serai plus capable de placer des états américains que les cantons suisses sur une carte…) et qu’avant de posséder mes billets j’ignorais tout de Gstaad sinon que de nombreuses célébrités y ont élus domicile (c’est naturel non pour un village suisse?). Bref, il n’y  a pas à dire, c’est vraiment un coin perdu au beau milieu des montagnes avec des chalets partout (il doit y avoir des avantages fiscaux incroyables pour décider de s’établir ici…), c’est le pays de Heidi comme les étrangers (au hasard les Japonais) doivent d’imaginer la Suisse.

Il faut comprendre que cette Suisse n’est pas celle où j’habite au quotidien, j’habite dans une “ville” où il y a quelque chose à faire (sauf les dimanches) autre que de se promener dans les pâturages. Je crois que je suis trop attaché à la vie citadine pou vivre dans un endroit comme Gstaad…

Pour revenir à nos moutons (même s’il n’y en avait pas malgré toute cette verdure), les matchs auxquels j’ai pu assister opposait Kiefer à Navarro puis Wawrinka à Bellucci. Le premier match n’est pas mauvais, mais rien d’exceptionnel, le deuxième lui a vu le joueur suisse (tête de série numéro 1 du tournoi) se faire balayer par le puissant et habile Brésilien, il n’y a pas photo. En dehors de la performance sportive, c’est surtout l’ambiance qui est amusante et on comprend qu’on est en Suisse tout de suite… Lors du premier match, rien de bien particulier par contre à l’annonce de l’entrée de Wawrinka, le staff s’empresse de distribuer des ballons sponsorisé pour supporter l’Helvète mais ça ne lui a pas tant réussi… les encouragements ne sont là que pour Wawrinka et le match terminé, tout le monde s’en va s’en donner des bravos au vainqueur alors qu’il les mérite amplement. N’y voyez là pas un sentiment anti-patriotique (surtout à l’approche de la fête nationale ce samedi, je me ferai brûler vif sur le bûcher…) mais je souhaite beaucoup de réussite à Bellucci, qui a selon moi un jeu intelligent et puissant et beaucoup de potentiel.

Voila pour cette escapade au pays de Heidi, qui sait après le 1er août, un autre aspect de ce pays “So Sweet zerland” apparaîtra…


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Written by Blash in: Life, Switezrland, Travel |
Jun
30
2009
3

Munching the Big Apple

Au début de l’été passé, je faisais un bref séjour dans la ville de New York, le temps de trois jours, je visitais tant bien que mal à cause de la pluie cette ville gigantesque qui me laissa un souvenir peu mémorable malgré ce que peuvent en dire toutes les personnes qui portent leur t-shirt I <3 NY. Je ne pouvais pas rester avec cette impression de cette ville que l’on dit géniale et pleine d’énergie…

Qu’à cela ne tienne, me voici reparti pour une semaine cette fois pour la Grosse Pomme! Et pour ne pas être perdu dans la masse, j’y suis accompagné de cousins, plus on est de fous, etc… (vous connaissez la suite…). L’avantage de découvrir une ville à plusieurs c’est que chacun à ses envies et peut les faire découvrir ou partager avec les autres, la ville étant suffisamment grande pour combler les souhaits de chacun. Un autre avantage indéniable, c’est de pouvoir trouver un logement bon marché… nous avons eu droit à une suite dans le Manhattan Club, dont le prix une fois divisé par quatre est très raisonnable. Situé entre la 7th Avenue et Broadway et à hauteur de la 56th Street (juste un poils en dessous de Central Park), un point d’attache très pratique!

Si la dernière fois, j’ai fait essentiellement des musées et les stations de métro (sans savoir où j’allais, me laissant guider par une amie new-yorkaise), cette fois j’aurai parcouru la ville à pied de long en large, c’est comme ça que je préfère découvrir une ville. Me perdre durant des heures et ensuite regarder une carte pour voir le parcours effectué. Ce qui donne aussi des occasions de questionner celui qui tient la carte après plusieurs pas faits dans la mauvaise direction (un principe de base, ne pas s’occuper de la carte et des directions quand on est dans un groupe et surtout dans une très grande ville, laisser la corvée à une autre personne qui se fera réprimander au moindre mauvais choix…).

Ainsi en déambulant sur ces immenses avenues, j’observe qu’effectivement, NYC (il faut bien préciser New York City, sinon on parle de l’état de New York, les gens tiennent à cette distinction…) a de quoi donner le vertige rien qu’en regardant en l’air (je ne l’avais pas remarqué lors de ma précédente visite car le ciel était couvert et gris)!  De plus, il est vrai que la ville dégage une certaine énergie mais je n’aurai pas la force de vivre de jour et de nuit (même si dirons certains, je ne dors vraiment pas beaucoup…)

Au programme, tous les lieux les plus touristiques de la ville en passant par Times Square, Broadway, Central Park, Wall Street (un dimanche s’il-vous-plaît pour échapper à la foule…), Chinatown, Little Italy (toujours encerclé par Chinatown), Hell’s Kitchen, Greenwhich Village, Soho, etc…

Ce séjour aura aussi été celui d’une décadence sans précédent dans le consumérisme américain dans le sens où le billet vert étant presque à la parité avec le franc suisse, tout semblait étrangement bon marché. Un autre point décadent de ce séjour aura été de vouloir manger dans tous les bons restaurants bien notés dans la Zagat Review, nous amenant parfois des bonnes surprises (mention spéciale à がりのすし) comme des déceptions aussi (moi je dis, il faut y aller à l’instinct et varier les plaisirs).

Pour terminer quelques remarques en vrac parce qu’il serait trop long de tout vouloir raconter (et vous n’attendez que les photos de toute façon…):

  • 3h30 d’attente pour avoir des billets pour le spectacle musical Chicago,
  • Plus de 30 personnes à attendre dehors pour manger dans la (soi-disant) meilleure pizzeria de la ville,
  • L’art moderne, c’est toujours pas à mon goût,
  • Les lignes de métro changent de couleur en cours de route (t’es sûr qu’on est sur la ligne E, je reconnais pas les stations?! Ah bah non c’est devenu la ligne F…),
  • Des faisaient la queue à 7h30 du matin devant des magasins AT&T le 19 juin (Apple’s addicted ;) ),
  • Tout est “The world’s famous/best/whatever [...]” à NYC.
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    Written by Blash in: Travel, USA | Tags:
    Jun
    02
    2009
    2

    There is no hole in Swiss cheese

     

    Il est amusant de constater que malgré le fait que j’ai vécu plus de 20 ans en Suisse, je n’ai finalement que rarement parlé de ce (si) joli pays… Effectivement c’est bien beau de faire le tour de la planète mais je me rend compte moi-même que je n’ai que très peu visité la Suisse… en fait je me dis que c’est à portée de bras (et c’est peu dire que la Suisse est un petit pays…) et que j’aurai tout le temps de le faire une autre fois. Oui mais une autre fois si je continuais à faire le globe-trotter, ça aurait encore pû attendre longtemps.

    C’est donc grâce à la visite de cousins le temps d’un week-end, que nous partons à la découverte d’un pays que je connais mal. En plus d’être le pays des montres, banques et du chocolat, la Suisse c’est aussi le pays du Gruyère (Swiss cheese pour les anglophones…) et malgré la croyance populaire, le gruyère n’a pas de trou. La visite de Gruyères (la ville donc où l’ont fabrique le fromage à trou qui n’a pas de trou) sera une occasion pour combler une lacune (ou un trou) de ma culture helvétique.

    Une visite à Gruyères a un schéma bien précis, ceux qui sont déjà venus le connaissent. On arrive au pied de la cité emmurée, il faut grimper à pied dans cette petit ville médiévale bondée de touristes. Ensuite, il y a la traditionnelle fondue à prendre au chalet et quand on est sûr d’avoir trop mangé, il faut conclure avec les meringues et la double crème de Gruyères pour achever le repas (ou l’estomac…).

    Les plus curieux peuvent encore profiter de faire une visite du château ou du musée HR Gyger (sur les aliens…) ou tout simplement apprécier le paysage.

    Sur le chemin du retour nous prendrons le soin de prendre la route dite de la Corniche qui traverse les vignes qui bordent le lac Léman. A tout hasard, rappelons que ces vignes sont classées patrimoine culturel de l’UNESCO. Je ne sais pas si ce sont les vignes elles-mêmes ou le paysage qu’elles offrent sur le lac qui est le plus beau, surtout quand le ciel est ensoleillé! Ce n’est pas pour rien finalement que ça s’appelle la “Riviera” vaudoise. Ceux qui ont l’estomac solide n’hésiteront pas à visiter de cave en cave pour déguster la production locale… attention tout de même, à consommer avec modération!

    Voilà, le temps d’une journée, nous aurons parcouru des paysages différents et pourtant à moins de 2 heures de route d’où j’ai toujours vécu…

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    Written by Blash in: Life, Switezrland, Time, Travel |
    May
    17
    2009
    0

    Friendship

     

    A voyager de part le monde, on fait obligatoirement connaissance avec de nouvelles têtes. Durant mes voyages ces dernières années, j’aurai fait beaucoup de rencontre… seulement une fois de retour en Suisse, les distances ne facilitent pas la constance de ces liens. D’un côté ça m’arrangeait car je n’ai jamais été très doué socialement mais maintenant que je suis en Suisse pour une durée indéterminée (et oui ne vous attendez pas à de nouvelles aventures de six mois en Australie ou en Patagonie, c’est pas prévu pour tout de suite…), il me faut établir de nouveaux cercles d’amis. Oui parce qu’à force de voyager les anciens cercles se sont élargis, certains sont partis, d’autres ne donnent pas de nouvelles…

    C’est tout de même étrange de revenir chez soi et de devoir recommencer à se faire des amis, d’autant plus que le milieu universitaire est maintenant derrière, faisant place aux collègues de travail; c’est un autre niveau d’amitié dirons-nous. Cela fait neuf mois que je suis revenu donc de mon aventure californienne et autant de temps à travailler. Je l’avoue je ne suis pas rapide pour m’ouvrir aux autres et nouer des liens durables, je veux dire qu’avec des collègues, il y a tout de même une distance vis-à-vis du travail… Mais après tout il faut bien faire un premier pas, ainsi le temps d’un dimanche, nous sommes allés certains de mes collègues et moi à Europapark et c’était ma foi très amusant! Merci!

    En dehors de ce cadre, j’ai bien sûr toujours un intérêt pour la culture japonaise, même si les aspects les plus populaires que l’on peut trouver en Suisse ne sont pas forcément ceux que j’affectionne le plus mais après tout, c’est déjà un départ. Comme vous avez pu le remarquer durant les derniers articles, le Japon était à l’honneur grâce notamment aux événements que sont Japan Impact et Polyamanga. Et bien avec les fans en tout genre de la culture japonaise, j’ai aussi fait des rencontres et nouer des amitiés particulières, c’est amusant même si je me cache encore beaucoup derrière mon appareil photo (en gros je passe pour un paparazzi lors d’event sur le Japon…). Et puis bon, il n’y a pas à dire, ce qui plaît c’est quand même une culture “gothique-lolita” ou alors totalement manga alors que moi c’est un peu plus l’aspect environnement social du Japon qui m’intéresse. C’est toujours surprenant de voir ce qui traverse les continents et comment d’autres s’approprient une culture d’un autre pays (le Japon étant un des premiers s’approprier d’autres cultures, la boucle est ainsi bouclée).

    Bref hier, je me suis retrouvé à Beaulieu et tel un post-Polymanga, un pique-nique s’était organisé avec de nombreuses têtes connues qui s’étaient retrouvées à ce même endroit 1 mois plus tôt. Je me demande après coup si j’appartiens aussi à cette communauté ou si je veux vraiment m’immerger dedans, je pense qu’il le faudra bien. Après tout, il faut bien s’amuser dans la vie et avec d’autres compagnons de jeu c’est bien plus prenant!

    C’est un prétexte finalement pour prendre encore plus de photos car durant mon séjour aux Etats-Unis c’est essentiellement des paysages que j’ai capturé. L’exercice du portrait ou tout simplement de prendre un groupe de personne n’est facile, il ne suffit pas juste de poser pour prendre une photo pour moi… en fait je préfère prendre des instants sans prévenir, les gens au naturel sont toujours plus beau qu’un sourire forcé, n’en déplaise aux photophobiques. C’est quand les gens ne s’y attendent pas qu’ils sont le plus simples et d’où ressortent le plus leur expression. C’est d’une banalité mais c’est en visionnant chaque fois les clichés de la journée que je le remarque et finalement c’est aussi pour ça que les photos sur lesquelles je peux apparaître, je ne fais qu’une grimace. Il faudra être plus malin pour me prendre au naturel…

    Je suis parti d’un sujet sur les amis pour finir par parler de moi, un égocentrisme démesuré! Mais si vous êtes là c’est que vous devez apprécier un tant soit peu ce côté de ma personnalité… allez je vous laisse avec l’habituelle galerie de fin d’article. Cette fois ça sera donc le pique-nique mentionnée précédemment ainsi qu’une escapade ensuite en comité restreint pour se restaurer…

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    Written by Blash in: Life, Time |
    Jan
    12
    2009
    0

    De la non-communication

    En cette période de l’année, les blogs et autres sites web voient fleurir les Top 10 [music, film, livre, etc] (choisissez la mention adéquate) ou les bonnes résolutions pour 2009… chacun ayant ses goûts et couleurs, je ne vous infligerai pas les miens du moins pas tout de suite…

    2007 était l’année du Japon, 2008 celle des Etats-Unis d’Amérique, de quoi l’année 2009 sera-t-elle faite? Je vous avoue que depuis la semaine passée, je n’ai pas encore trouvé de nouveau thème directeur pour ce blog et je m’en inquiète un peu. Cinq années d’études en télécom pour finalement ne pas savoir de quoi parler, c’est un peu fort de café vous ne trouvez pas?

    Donc pour vous donner un peu de lecture, je vais tenter d’expliquer ce que j’ai bien pu faire ces dernières années à travers mes voyages, du point de vue travail de recherche… attention attache vos neurones!

    L’être humain, pour se faire comprendre de ses compères, communique avec eux; avant l’êre de la surinformation et internet, ceci ce faisait le plus facilement oralement. C’est donc de la communication verbale. Imaginez maintenant que je voyage dans un autre pays et que je ne comprenne pas la langue locale (au hasard le japonais), c’est bien embêtant car je dois quand même me nourir et vivre pour une durée dans ce pays. Comment peut-on communiquer alors? Il y a la possibilité de mimer, dessiner ou trouver un interprète, les possibilités sont nombreuses. Beaucoup d’entre elles sont basées sur de la communication dite non-verbale, voilà je travaillais la-dessus et c’est très abstrait (et encore plus quand on essaie justement de l’expliquer à des Japonais en anglais…)

    Le but du laboratoire dans lequel j’ai travaillé (et qui était tout neuf) est de révolutionner (et sauver) le monde en comprenant comment nous, les humains, communiquon entre nous et avec les machines. Le Computer & Communication Innovation Laboratory porte donc bien son nom puisque tout y est enregistré, du déplacement de ses occupants (par RFID), à leurs dialogues, faits et gestes et même l’activité de leurs ordinateurs par caméras, micros et tout autre moyen farfelu. Et là tout Occidental se dit choqué par le syndrôme Big Brother… oui mais c’est tout de même dans le cadre professionnel et avant tout pour de la recherche scientifique. 

    Revenons à cette communication non-verbale; elle consiste en gestes, regards, attitude, posture ou même hormone dégagée par notre corps, bref tous ces signaux que notre corps envoie à notre interlocuteur sans qu’on le sache forcément. D’ailleurs quelle est la part de communication non-verbale que nous transmettons à votre avis? Jusqu’à près de 65% en fait… c’est énorme n’est-ce pas? En fait on devrait pouvoir se passer de la parole pour transmettre un message non? Et si je pousse le raisonnement plus loin, nous serions capables de communiquer par la pensée! Enabling communication heart to heart, connecting mind to mind. C’est la devise du CCIL!

    Bon, on en est encore loin, mais ce n’est pas impossible. Actuellement en faisant l’analyse visuelle de conversation, on arrive à déterminer qui parle et plus ou moins la modalité et le ton du message mais pas encore son sens…

    Tout ça pour “dire” que l’absence ce communication n’est pas dénuée de message; le non-dit dans certaines cultures joue un grand rôle dans la communication et une grande place est laissée à l’interprétation. Certaine personne vont laisser planer ce flou et regarder le interlocuteur acquiescer ou celui-ci demandera peut-être plus d’explications quant à l’opacité du message. Libre à l’auteur de donner des clés de compréhension ou non…

    Au fond c’est un peu à l’image des haiku; on leur cherche peut-être un sens qui n’existe pas ou du moins pas dans le sens des mots…

     

    L’an Neuf Délivre

    La parole des sens

    Au fil de l’âme

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    Written by Blash in: Life, Random | Tags: , , ,
    Jan
    08
    2009
    0

    Que nous prépare 2009?

    C’est une bonne question et en ce début d’année je n’ai pas encore la réponse mais une chose est sûre le blog (re)vivra! Avant d’apporter du nouveau contenu, quelques mises-à-jour se font actuellement sur les billets présents afin de mieux réorganiser le tout…
    En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous mes meilleurs voeux pour l’An Neuf!

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    Written by Blash in: Life |
    Nov
    18
    2008
    4

    On the Road #7: Here it goes again

    It could be ten, but then again, I can’t remember half an hour since a quarter to four.
    Throw on your clothes, the second side of Surfer Rosa, and you leave me with my jaw on the floor.

    hum… pardon je m’égare… OK GO! Nous voici parti pour le dernier chapitre du road trip 2008! Nous quittons donc SoCal pour remonter sur San Francisco, que vous devriez connaître depuis le temps… nous décidons tout de même pour casser la monotonie des autoroutes américaines de prendre la PCH (Pacific Coast Highway), une ancienne autoroute qui longe la côte comme son nom l’indique. Cette route est quelque peu sinueuse par endroit et la limitation de vitesse rend le trajet long mais au moins il y a vue sur l’océan (du moins l’espérions-nous…).

    Sur les tronçon sinueux, il y avait un petit air de route de col suisse, un signe de notre retour imminent sur le plancher des vaches. Mais avant cela, un petit intermède musical:

    What’s that rabbit doing, sitting on my head?
    What’s that rabbit doing, sitting on my head?
    What’s that rabbit doing, sitting on my head?

    C’est le petit air qu’un curieux bonhomme chantait au bord de la route, perché sur une rambarde accompagné de ses 2 lapins, son chien et des poussins. La scène semble irréelle et la brume environnante donne une atmosphère hors du temps, loin de la civilisation, face à l’immense océan Pacifique…

    Nous revoici donc à San Francisco après un peu plus de 10 jours de route. Le départ pour la Suisse est imminent après ces 6 mois passés sur la Côte Ouest des Etats-Unis d’Amérique et comme à chaque retour, j’appréhende les retrouvailles avec ce petit pays qu’est la Suisse. Il ne reste que 3 jours et durant c’est trois jours je veux m’immerger des petits aspects de la vie que je ne retrouverai pas une fois rentré. Un bain de foule dans un centre commercial, passé tout mon week-end dedans à faire des derniers achats et perdre 30 minutes à choisir à quel restaurant je veux manger tant le choix est vaste! Me mêler à la population de Chinatown et (re)découvrir des endroits qui ont toujours des surprises à cacher, tel la statue de Yoda dans le Presidio Park, jouir du soleil californien présent toute l’année et pour terminer l’aventure, prendre un coucher de soleil et la ville de nuit.

    A toi lecteur qui a suivi cette aventure, merci! J’espère que tu as apprécié le voyage et même si ma valise ne me permet pas de te prendre avec moi, ces quelques lignes et photos t’auront j’espère, donnés l’envie aussi de faire ton aventure. D’ici à la prochaine fois, probablement des billets aléatoires sur tout et rien (depuis la Suisse)!

    End of the Road…

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    Written by Blash in: USA | Tags: , ,
    Oct
    26
    2008
    0

    On the Road #6: Shooting Stars

    Le Grand Canyon marque la fin de notre séjour à travers les canyons et les paysages larger than life, il est temps de reprendre la (longue) route vers la civilisation et plus précisément, la Cité des Anges, Los Angeles (L.A. pour les intimes). Il me semble que pour beaucoup de monde cette ville est une ville de rêve, du moins dans l’imaginaire de ceux qui ne l’ont jamais vue dans la réalité. Il est clair que la proximité de Hollywood contribue pour une part, mais il me semble qu’à l’instar de ce monde de strass et paillettes c’est somme toute une ville bien artificielle. Un décor en carton où se joue une multitude d’événements pour le plaisir de ceux qui peuvent se payer le luxe du paraître.

    Je n’aime pas particulièrement L.A. parce que c’est une ville tentaculaire démesurée et où chaque habitant a sa propre voiture, rendant la circulation chaotique voir cauchemardesque quand il faut se rabattre de la voie de gauche (réservée aux voitures avec 2 passagers au moins) sur la voie de droite (en traversant au passage les 5 voies centrales…). Evidemment, l’usage d’un GPS est fortement recommandée même si le message d’attention “Dans 50m prenez la sortie à droite” vous fait suer et réaliser l’exercice périlleux que cela représente. En fin de compte vous prendrez la prochaine sortie et ferez demi tour à cous sûr!

    Et finalement la ville en elle-même n’a que peu de charme; oui bien sûr il y a le Hollywood Boulevard où des centaines d’étoiles aux noms d’artistes ayant contribué au monde du spectacle pavent les lieux et où tous les 2 mètres, chacun s’arrêtent pour prendre en photo l’étoile de son idole, il y a aussi Beverly Hills, quartier résidentiel de stars qui n’habitent probablement pas bien longtemps dans ses demeures hors du commun et à l’abris des yeux de tous tellement les propriétés sont immenses.

    Un peu à l’écart de la ville, les plages alentours: Santa Monica, Venice Beach, Malibu et autres qui ne sont pas vraiment moins peuplées que la ville elle-même et où parfois l’exhibitionnisme n’est pas en reste; chacun y va pour montrer son corps de rêve sculpté au fil de longues heures de musculation ou son teint bronzé et sa peau parfaite. Bref, c’est ça le sud de la Californie, l’attitude  SoCal (pour SOuthern CALifornia) qui caractérise les gens d’ici (par rapport à San Francisco), tout est beau tout est chaud!

    A une heure de cette fourmilière, San Diego, ville plus paisible avec des parcs apaisant. Je pense qu’avoir passé quelques jours au milieu de la nature et revenir dans une ville comme L.A. a provoqué un choc trop grand et je me suis senti oppressé par toute cette agitation.

    Dans le prochain épisode, le retour à San Francisco, la chanson du lapin perché et un Chinois à Chinatown clôtureront le road trip 2008.

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