Jun
02
2009
2

There is no hole in Swiss cheese

 

Il est amusant de constater que malgré le fait que j’ai vécu plus de 20 ans en Suisse, je n’ai finalement que rarement parlé de ce (si) joli pays… Effectivement c’est bien beau de faire le tour de la planète mais je me rend compte moi-même que je n’ai que très peu visité la Suisse… en fait je me dis que c’est à portée de bras (et c’est peu dire que la Suisse est un petit pays…) et que j’aurai tout le temps de le faire une autre fois. Oui mais une autre fois si je continuais à faire le globe-trotter, ça aurait encore pû attendre longtemps.

C’est donc grâce à la visite de cousins le temps d’un week-end, que nous partons à la découverte d’un pays que je connais mal. En plus d’être le pays des montres, banques et du chocolat, la Suisse c’est aussi le pays du Gruyère (Swiss cheese pour les anglophones…) et malgré la croyance populaire, le gruyère n’a pas de trou. La visite de Gruyères (la ville donc où l’ont fabrique le fromage à trou qui n’a pas de trou) sera une occasion pour combler une lacune (ou un trou) de ma culture helvétique.

Une visite à Gruyères a un schéma bien précis, ceux qui sont déjà venus le connaissent. On arrive au pied de la cité emmurée, il faut grimper à pied dans cette petit ville médiévale bondée de touristes. Ensuite, il y a la traditionnelle fondue à prendre au chalet et quand on est sûr d’avoir trop mangé, il faut conclure avec les meringues et la double crème de Gruyères pour achever le repas (ou l’estomac…).

Les plus curieux peuvent encore profiter de faire une visite du château ou du musée HR Gyger (sur les aliens…) ou tout simplement apprécier le paysage.

Sur le chemin du retour nous prendrons le soin de prendre la route dite de la Corniche qui traverse les vignes qui bordent le lac Léman. A tout hasard, rappelons que ces vignes sont classées patrimoine culturel de l’UNESCO. Je ne sais pas si ce sont les vignes elles-mêmes ou le paysage qu’elles offrent sur le lac qui est le plus beau, surtout quand le ciel est ensoleillé! Ce n’est pas pour rien finalement que ça s’appelle la “Riviera” vaudoise. Ceux qui ont l’estomac solide n’hésiteront pas à visiter de cave en cave pour déguster la production locale… attention tout de même, à consommer avec modération!

Voilà, le temps d’une journée, nous aurons parcouru des paysages différents et pourtant à moins de 2 heures de route d’où j’ai toujours vécu…

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Written by Blash in: Life, Switezrland, Time, Travel |
May
17
2009
0

Friendship

 

A voyager de part le monde, on fait obligatoirement connaissance avec de nouvelles têtes. Durant mes voyages ces dernières années, j’aurai fait beaucoup de rencontre… seulement une fois de retour en Suisse, les distances ne facilitent pas la constance de ces liens. D’un côté ça m’arrangeait car je n’ai jamais été très doué socialement mais maintenant que je suis en Suisse pour une durée indéterminée (et oui ne vous attendez pas à de nouvelles aventures de six mois en Australie ou en Patagonie, c’est pas prévu pour tout de suite…), il me faut établir de nouveaux cercles d’amis. Oui parce qu’à force de voyager les anciens cercles se sont élargis, certains sont partis, d’autres ne donnent pas de nouvelles…

C’est tout de même étrange de revenir chez soi et de devoir recommencer à se faire des amis, d’autant plus que le milieu universitaire est maintenant derrière, faisant place aux collègues de travail; c’est un autre niveau d’amitié dirons-nous. Cela fait neuf mois que je suis revenu donc de mon aventure californienne et autant de temps à travailler. Je l’avoue je ne suis pas rapide pour m’ouvrir aux autres et nouer des liens durables, je veux dire qu’avec des collègues, il y a tout de même une distance vis-à-vis du travail… Mais après tout il faut bien faire un premier pas, ainsi le temps d’un dimanche, nous sommes allés certains de mes collègues et moi à Europapark et c’était ma foi très amusant! Merci!

En dehors de ce cadre, j’ai bien sûr toujours un intérêt pour la culture japonaise, même si les aspects les plus populaires que l’on peut trouver en Suisse ne sont pas forcément ceux que j’affectionne le plus mais après tout, c’est déjà un départ. Comme vous avez pu le remarquer durant les derniers articles, le Japon était à l’honneur grâce notamment aux événements que sont Japan Impact et Polyamanga. Et bien avec les fans en tout genre de la culture japonaise, j’ai aussi fait des rencontres et nouer des amitiés particulières, c’est amusant même si je me cache encore beaucoup derrière mon appareil photo (en gros je passe pour un paparazzi lors d’event sur le Japon…). Et puis bon, il n’y a pas à dire, ce qui plaît c’est quand même une culture “gothique-lolita” ou alors totalement manga alors que moi c’est un peu plus l’aspect environnement social du Japon qui m’intéresse. C’est toujours surprenant de voir ce qui traverse les continents et comment d’autres s’approprient une culture d’un autre pays (le Japon étant un des premiers s’approprier d’autres cultures, la boucle est ainsi bouclée).

Bref hier, je me suis retrouvé à Beaulieu et tel un post-Polymanga, un pique-nique s’était organisé avec de nombreuses têtes connues qui s’étaient retrouvées à ce même endroit 1 mois plus tôt. Je me demande après coup si j’appartiens aussi à cette communauté ou si je veux vraiment m’immerger dedans, je pense qu’il le faudra bien. Après tout, il faut bien s’amuser dans la vie et avec d’autres compagnons de jeu c’est bien plus prenant!

C’est un prétexte finalement pour prendre encore plus de photos car durant mon séjour aux Etats-Unis c’est essentiellement des paysages que j’ai capturé. L’exercice du portrait ou tout simplement de prendre un groupe de personne n’est facile, il ne suffit pas juste de poser pour prendre une photo pour moi… en fait je préfère prendre des instants sans prévenir, les gens au naturel sont toujours plus beau qu’un sourire forcé, n’en déplaise aux photophobiques. C’est quand les gens ne s’y attendent pas qu’ils sont le plus simples et d’où ressortent le plus leur expression. C’est d’une banalité mais c’est en visionnant chaque fois les clichés de la journée que je le remarque et finalement c’est aussi pour ça que les photos sur lesquelles je peux apparaître, je ne fais qu’une grimace. Il faudra être plus malin pour me prendre au naturel…

Je suis parti d’un sujet sur les amis pour finir par parler de moi, un égocentrisme démesuré! Mais si vous êtes là c’est que vous devez apprécier un tant soit peu ce côté de ma personnalité… allez je vous laisse avec l’habituelle galerie de fin d’article. Cette fois ça sera donc le pique-nique mentionnée précédemment ainsi qu’une escapade ensuite en comité restreint pour se restaurer…

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Written by Blash in: Life, Time |
Apr
19
2009
2

As sakuras bloom…

Durant les des dernières années, je n’ai pas passé le printemps en Suisse, pas vu les fleurs éclorent et le beau temps arriver, trop occupé à parcourir le monde et découvrir des nouvelles terres. Le printemps, c’est une belle transition de saison à vivre et l’explosion de couleur est ludique, à la recherche du moindre bourgeon sur le point de fleurir.

Cette année, j’ai pu assister à la floraison des cerisiers juste devant chez moi, un spectacle magnifique dont je me suis empressé de capturer en photo, le phénomène étant éphémère. Bien sûr il n’y en a pas autant qu’au Japon mais c’est plaisant à voir et ça m’a rendu un peu nostalgique aussi. C’est la saison du Japon sur ce blog vous l’aurez remarqué…

Un billet court, comme les fleurs des cerisiers qui se sont déjà envolés au gré du vent. Il s’agit plus d’une occasion pour faire renaître le blog et y mettre quelques photos (pour les non-adeptes de facebook ou qui préfèrent avoir des photos grand format).

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Aug
11
2008
3

Blow away

Rien à voir avec la chanson éponyme de Georges Harrison, juste un état transitoire… 6 mois déjà! C’est tel une feuille emportée au gré du vent de la Baie de San Francisco que j’ai vécu cette aventure ici. Je ne réalise pas que c’est presque déjà fini, il y a encore tant à faire et voir (et à manger…) ici qu’il faut repartir. Il y a eu de très bons moments comme il y a eu des crises; la vie peut paraître inconstante et pourtant tout fait partie d’un grand équilibre, du moins c’est ce que je pense. 

Une semaine avant la fin de mon programme de recherche à Berkeley, c’est le moment que j’apprécie le moins, dire au-revoir à ceux qui ont peuplé mon quotidien durant des semaines. Evidemment c’est toujours vers la fin que l’on prend le plus de plaisir malgré les contraintes du travail et qu’il faut se faire un bilan des mois passés. A trop y penser, ça devient angoissant, il suffit de se laisser porter par le courant et apprécier l’instant présent comme il vient.

Figer l’instant avec toutes ses couleurs, garder une image pleine de vie, une seconde éphémère et fragile à l’image des oeuvres de Dale Chihuly, artiste de verre soufflé. Dimanche passé, je me rendais au de Young Museum pour y voir l’exposition de verre soufflé de Chihuly, j’étais littéralement soufflé (ou blown away en anglais) par l’explosion de couleur et la mise en scène de ces tubes, orbes, fleurs et autres formes diverses et étranges! Jeux d’ombres et de lumières, à l’endroit à l’envers, projeté ou réfléchi c’est autant de termes qui peuvent s’apparenter à l’exposition, laquelle forme un tout impressionnant. C’est d’autant plus impressionnant quand on sait que Chihuly a perdu l’usage d’un oeil lors d’un accident de voiture et n’a donc pas la sensation de profondeur, tout est plat pour lui et pourtant il donne une profondeur à ses oeuvres.

Une image vaut 1000 mots… alors place à la galerie!

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Jul
15
2008
1

Home Runners

Je me demande combien de temps je dois vivre au même endroit pour m’entendre dire “je rentre à la maison” après un séjour dans une autre ville (comme New York City par exemple) ou en rentrant du travail… Je sais que je voyage beaucoup et que techniquement ma maison est en Suisse, mais je pense que sur une courte durée, mon logement ou la ville où j’habite le temps de quelques mois devient alors mon port d’attache.

Pourtant, est-ce que je suis de Berkeley, San Francisco ou de Californie voir même des USA? je ne sais pas mais la Californie est pour sûr l’état américain que je préfère.

Tout comme lors du championnant de football (américain) lors de mon séjour à Pittsburgh et des bons résultats des Steelers, on commence à se sentir du coin quand on supporte l’équipe locale (c’est plus facile quand l’équipe n’est pas trop mauvaise je l’accorde). C’est dans le cadre du travail que mes collègues et moi sommes allés, pendant les heures de bureau, assister à un match de baseball: Oakland’s Athletics vs Seattle Mariners. Tous frais payé! (comprenez billet d’entrée, ticket de métro aller-retour et 10$ pour se nourrir) J’avoue qu’au départ j’étais plus interessé par le match pour voir les Seattle Mariners et Ichiro Suzuki, mais peu importe puisqu’il ne jouera que quelques minutes; il se garde pour le match All-Star qui se joue cette semaine je crois.

Je ne vous exposerai pas les règles du baseball, ça serait trop long et pénible, et il m’aura fallu plusieurs jours pour les assimiler l’année passée en regardant les lycéens japonais lors du Koshien.

15′000 personnes pour la quatrième confrontation entre les 2 équipes cette semaine (oui ils jouent tous les jours), certaines équipes jouent dans un stade complet lors de tous les matchs (comme les New York Yankees ou les Boston Red Sox), ici ce n’est pas le cas mais l’ambiance est là.

Le début est certes ennuyeux, les équipes s’échauffent et les spectateurs se remplissent la panse à coup de hot-dogs, glace, chips, nachos, bières, soda et autres. Il faudra attendre le huitième inning pour voir les Mariners marquer un point et un second dans le neuvième… les supporters locaux commencent à quitter le stade, le 9ème inning étant le dernier… sauf en cas d’égalité! Alors que la moitié de l’audience est partie (après 3 heures de jeu tout de même), les A’s marquent par 2 fois dans le dernier inning (le 9ème) avec 2 home run! C’est assez extraordinnaire et voir le public se lever et applaudir la performance tout en scandant A’s go home run! Il faut croire que ça marche! Egalité donc, extra innings à venir et c’est au bout du 11ème que les A’s s’imposent sur le score de 3-2, gagnant en même 3 confrontations sur 4.

C’est amusant car je n’avais aucun intérêt pour le baseball il y a 4 ans (les Pittsburgh Pirates étant particulièrement mauvais) et c’est en regardant au Japon que j’ai pris un peu goût à ce sport, il faut dire que c’est beaucoup plus amusanr de voir un match avec des amis que devant son écran et surtout quand il y a des home run!

Je ne suis pas loin non plus de renter, 6 mois ça passe très vite, j’entame là mon dernier mois et tout s’accèlère encore plus, la fin du séjour promet d’être riche en événements!

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Apr
02
2008
1

March wrap-up

Déjà un mois écoulé, le temps file et je ne m’en rend pas compte. Evidemment les premiers temps passent toujours à toute allure car il y a tant à faire: recherche de logement, acclimatation à un rythme différent, rencontres de nouvelles personnes et prise en main du travail; pas un moment pour souffler, je prend mon rythme et établit mes petites habitudes.

Petit récapitulatif, non pas du contenu du blog, mais de quelques chiffres pour le mois de mars. Déjà, 8 posts alors que je prévoyais de poster hebdomadairement, c’est pas mal, ça permet de garder un flux continu pour les visiteurs et de ne pas amasser trop d’anecdotes dans ma tête. Ceci dit, je note presque tout dans un carnet qui me suit partout, il accumule pour moi les idées et ébauches d’articles qui seront rarement modifiés avant leur publication, afin de garder l’authenticité du moment (je ne possède pas encore de Macbook Air pour tout noter on the fly).

Les commentaires et emails suivent aussi leur chemin, cela fait toujours plaisir d’avoir un feedback autre que des chiffres et statistiques sur le nombre de visiteurs. Ces statistiques me sont toutefois très utiles pour jauger ce qui plaît et ce qui plaît moins. Je joue aussi en ne postant pas nécessairement un jour fixe de la semaine pour voir comment réagit les habitués, car après tout c’est une expérience enrichissante pour tout le monde et je suis quand même dans l’étude des systèmes de communication.

En parlant de moyen de communication, le mois de mars a vu partir 3 cartes postales de San Francisco. Les destinataires ont eu la gentillesse d’utiliser le formulaire de la page contact pour me faire parvenir leurs adresses. Je vous invite à en faire de même si une missive manuscrite vous tente. Profitez en pour me laisser un mot en plus de l’adresse…

Concernant les photos, il y en a de temps en temps un peu plus, des fois moins, variable avec les humeurs ou la corrélation avec l’article. Le but n’étant pas de faire un photo-blog, même si une image vaut 1000 mots. Il faut laisser l’imagination de chacun traverser les nuages de mots et y découvrir derrière une esquisse, donner l’envie au lecteur de faire sa propre expérience car c’est ainsi que c’est le plus enrichissant pour chacun. Certains se diront que c’est prétentieux de pouvoir penser ainsi, d’autres que c’est une corvée; je n’écris pas par obligation, au contraire j’apprécie l’exercice et c’est un moyen comme un autre de partager un peu de temps quand on est loin des siens.

Finalement, le blog a subi une mise à jour de Wordpress (je l’ai effectuée hier), actuellement invisible pour les visiteurs, elle est censé faciliter la vie de mon côté. J’avoue qu’il y avait quelques bugs qui semblent avoir disparu mais il me reste à voir si tout fonctionne encore correctement et peut-être quelques changements prochainement mais rien n’ai encore décidé.

Au menu d’avril, je vous propose Taste of Life comme mise en bouche, Reminiscent Memories peut-être en hors d’oeuvre, une escale dans l’Orange County suivi de la Floride et pour continuer la surprise du chef (une surprise dont je n’ai pas encore connaissance), la vie est ainsi faite: un cocktail met l’eau à la bouche…

Mon carnet...

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Written by Blash in: Life, Time, USA | Tags: , , , ,
Feb
09
2008
2

Voyager contre le temps

Alors que je ne peux pas rester en place et voyage continuellement à la découverte du monde, une amie m’a offert un livre intitulé Petit traité sur l’immensité du monde de Sylvain Tesson. Au détour des pages, je voulais vous faire partager ce passage qui m’a marqué et qui je crois résume bien une partie de mon point de vue sur les voyages:

Une force extérieure m’emporte sur la terre avec la régularité d’un battant d’horloge. Un coup à l’est, un coup à l’ouest: de l’une à l’autre extrémité du continent eurasiatique (C’est là que je situe pour l’instant mon domaine de prédilection, entre le Pacifique et l’Atlantique; j’attends d’être plus vieux pour le Nouveau Monde), Je me laisse faire, sans résister, parce que j’ai détecté dans le voyage aventureux un moyen d’endiguer la course des heures sur la peau de ma vie. Je n’ai pas découvert le secret de l’immortalité, sinon mon corps ne vieillirait pas. Or il change lentement, presque placidement, à la manière des éléphants: j’ai les muscles qui gonflent, le coeur qui ralentit, déjà les dents qui s’usent. Mais je me suis enfinréveillé de ce cauchemar dans lequel le temps s’enfuyait comme s’il avait commis une faute. Grâce à la route, je me suis mis en marche, grâce éa la marche, je me maintiens en mouvement et, paradoxalement, c’est quand j’avance devant moi, que tout s’arrête: le temps et l’obscure inquiétude de ne pas la maîtriser. 

[...]J’en suis venu à la conclusion que le nomadisme est la meilleure réponse à l’échapée du temps. Mon but n’est pas de le rattraper mais de parvenir à lui être indifférent.

En réglant son compte à l’espace, le nomade freine la course des heures. Peu lui importe que passent les instants puisque, obstinément, il les remplit des kilomètres qu’il moissonne. Opération d’alchimiste: il change le sable du sablier en poudre d’escampette. Il brise le cadran de l’horloge et se sert des aiguilles pour piquer sa propre croupe. Le temps n’est pas un cheval dnt on peut enrayer l’emballement en lui tirant la bride, il est donc préférable de le laisser galoper et de se vengerde sa course en bouffant soi-même le monde. Au tic-tac de l’horloge, le voyageur répond par le martèlement de la semelle. Un kilomètre abattu, c’est dix minutes gagnées. La marche à pied oppose au rouleau du temps la mesure de l’espace.

 

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Written by Blash in: Life, Time, Travel |

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