Dec
16
2009
1

Hell! That’s Heaven!

Bon il est temps de sortir des sentiers battus, ces premiers jours m’ont permis de revoir quelques amis et m’acclimater au Japon. Il est temps de vraiment partir à l’aventure et aller quelque part où je ne suis pas encore allé… Beppu, après recommandation d’amis ayant déjà testé (faut rester un tant soit peu raisonnable si je ne veux pas être déçu en choisissant complètement au hasard la destination). Beppu est situé dans la préfecture de Oita sur l’île de Kyushu, au sud du Japon (utilisez Google Maps…), c’est juste à 700 km de ma position actuelle… ça promet quelques changements de train, ce qui va m’empêcher de faire la sieste dans les trains au risque de me retrouver perdu au milieu de nulle part… ça fait partie de l’aventure!

Tant que je suis dans le shinkansen, ça va encore puisque les arrêts ne sont pas trop fréquents et je connais plus ou moins les villes dans lesquelles il s’arrête mais une fois que je suis dans un train local, c’est une autre paire de manche! Je tente tant bien que mal d’écouter l’annonce à chaque fois pour découvrir le prochain arrêt et je m’accroche à mon Lonely Planet (à recommander à tout voyageur en direction du Japon) pour suivre la carte et me rassurer que je n’ai pas encore dépassé mon arrêt (ou pas…)

J’arrive finalement à destination après 5 heures de train et là il me faut encore chercher un toit pour disons deux nuits. Ce qui est pratique au Japon c’est leur extrême serviabilité (en anglais aussi), je m’enquiers donc sur une auberge ou un hôtel dans le coin à l’office du tourisme et on me propose différents logements. Ils appelleront même pour savoir s’il y a une chambre de libre, me feront un plan pour m’y rendre et un bon après-midi. Une fois arrivé, l’accueil est on ne peut plus chaleureux, on me montre même la chambre pour être sûr que celle-ci me convient bien (elle peut accueillir 3-4 personnes!), on me montre les bains privés de l’auberge, etc… bref c’est parfait pour me reposer!

Petite précision sur le choix de la destination quand même. Beppu est une ville de 120′00 habitants qui jouit d’une riche activité géothermique. Ce qui en fait un lieu idéal pour une multitude de bains thermaux et c’est juste ce que je voulais pour me détendre et barboter pendant les deux prochains jours. Il y a donc des bains à travers toute la ville et il faut aller dénicher selon ses envies ce qui sont intéressants. Il y en a des cachés dans la montagne, d’autres tout petit perdu entre deux rues, c’est une exploration où on se munit d’un linge et d’une carte de la ville (bon c’est quand même l’hiver donc écharpe et gants sont aussi de rigueur).

Les attractions de la ville ne sont pas nombreuses: une plage désertique et quelconque, un parc illuminé la nuit (pour la période des fêtes) et les Enfers (au nombre de 8, ils sont disséminés à travers la ville et sont en fait des mini parc où des geysers ou sources font irruption) ah oui et le musée du sexe (mais nous n’allons pas nous arrêter sur ce détail…) et évidemment les bains! Au programme donc, promenade dans la ville et les Enfers et baignades spontanées quand le coeur m’en dit (ou que je commence à avoir froid…), je rajouterai aussi les bains de sables et de boue ainsi que les bains extérieurs! C’est parti!

Les Enfers n’ont rien de particuliers si ce n’est que c’est un bon endroit pour se réchauffer quand après quelques heures de marche sous le vent et le froid les membres sont engourdis. Rien de mieux non plus de manger un oeuf cuit dans les eaux bouillantes des sources pour reprendre des forces (mais je ne suis pas un grand fan des oeufs et l’odeur de souffre persistante de la ville ne m’y encourage pas plus que ça même si l’odeur n’est pas si forte que j’aurai pu le penser). Un petit bain de pieds par-ci, un plongeon des mains par-là, quelques photos et “Oh? il neige?!” Là, l’idée d’un bain en plein air avec la neige qui tombe  surgit et je me dis que ça serait paradisiaque de faire une telle expérience. Sur le flanc de la montagne ça serait encore mieux avec vue sur la ville alors que la nuit tombe! Oui mais bon il ne faut pas exagérer, c’est too much!

Je ne vais pas dire qu’on se sent vivre dans ces moments mais il y a de la magie qui rend l’instant à savourer pleinement sans se soucier d’autre chose. Là le stress accumulé durant l’année est loin et je mourrai pour revivre ce bain en claquant des doigts. Le froid n’a plus prise, il est venu rajouter à la vapeur qui s’échappe une dimension éthérée à la scène. Il ne manquerait plus que des demoiselles avec qui partager l’instant… qu’à ce la ne tienne, il y a des bains mixtes juste à côté!

Des bains oui… mais des bains de boue… et vu l’heure tardive je dois être le seul ici à faire des bulles. Tant pis, je profite tout de même, plongé jusqu’au cou dans une eau argileuse, le sensation n’est pas déplaisante mais étrange… il ne reste donc plus que les bains de sable à faire. Aussi une expérience amusante, vêtu cette fois d’un yukata, deux dames me creusent une tombe dans le sable chaud et me recouvriront entièrement ne laissant dépasser que ma tête en m’informant qu’elles reviendraient me chercher dans une quinzaine de minutes. Enseveli sous des kilos de sable chaud, les muscles se détendent et la tension s’en va, ce sont de magnifiques vacances!

J’achèverai la journée en réservant le bain privé de l’auberge jusqu’à minuit pour profiter une dernière fois des eaux bouillantes de Beppu en regardant le ciel.

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Dec
15
2009
0

From Tokyo Megapolis to Kyoto’s temples (Days 3 & 4)

Il est déjà temps de quitter Tokyo, mais nous y reviendrons à la fin du séjour, ce stop n’était qu’histoire de remplir les batteries d’énergie dans la mégapole pour les prochains jours (ou récupérer du voyage c’est selon).

Les lecteurs habitués savent déjà que pour se déplacer au Japon d’une ville à une autre sans trop perdre de temps, le train est le meilleur moyen de transport et dans la mesure du possible, le Shinkansen, la version japonaise du TGV. Idéalement quand vous préparez un voyage pour le Japon et que vous savez que vous allez voyager à l’interne, l’obtention du JR Pass est une bonne idée (si vous arrivez à la rentabiliser…). Faisant fi du bon sens, je paierai chacun des mes billets cash (la préparation du voyage ayant été faite quelques heures avant le départ, souvenez-vous…).

Trois heures et quelques minutes plus tard me voici donc à Kyoto, je séjournerai chez un ami helvétique de longue date mais pour l’heure, je dois retrouver mon ancienne “prof” de japonais avec qui je tentais il y a 2 ans d’étoffer mon vocabulaire japonais. A noter que si j’ai une compréhension orale juste suffisante pour me débrouiller seul au Japon (parfois avec quelques transgressions en anglais), mon vocabulaire est encore plus limité, ce qui rend les conversations un peu plus animées quand il faut se faire comprendre mais c’est tout l’attrait de partir à l’autre bout de la planète et ça fait partie de l’aventure.

Je vous épargne l’épisode des retrouvailles, nous nous dirigeons vers le Tofukuji (je me permet de vous rediriger cette fois vers un lien wikipedia), où il est de tradition de regarder le feuillage des érables japonais rouge en automne (oui nous sommes en décembre mais le début de l’hiver a été doux). Et la c’est le drame… les momiji ont déjà perdu leur feuilles rouges pourtant tout était encore tout rouge et magnifique il y a quelques jours… là je comprend pourquoi mes amis tokyoïtes se plaignaient de la pluie il y a quelques jours. De fortes pluie sont tombées juste avant mon arrivée faisant tomber tout ou presque de la parure rouge et or des arbres. Ce n’est pas bien grave, je vais prévoir un autre voyage au Japon durant un automne dans les années à venir.

Si Tokyo grouille de monde à tous les coins de rue, ici ce sont les temples qui sont foison. Un des préférés est le Kiyomizudera, perché à flanc de colline sur sa structure en bois et dominant la ville; un côté apaisant que j’apprécie beaucoup. Vous trouverez dans la galerie le caractère calligraphié par le prêtre de ce temple pour illustrer l’année écoulée. Le choix du caractère est fait selon les différentes propositions, la plus fréquentes étant calligraphiée par le haut prêtre. C’est donc le caractère “nouveau” qui illustre l’année 2009, chacun se fera la réflexion de la signification dans son coin, mais en ce début de nouvelle année, il ira parfaitement pour illustrer ce billet.

La suite de mes déambulations dans Kyoto me mèneront de temple en temple à l’est de la ville où le temps semble s’être arrêté ou alors s’est-il perdu…

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Dec
13
2009
0

Lazy Sunday (Day 2 in Tokyo)

Il est 7h00 un dimanche matin, je n’ai pas beaucoup dormi mais il serait stupide de faire la grasse matinée (même si c’est dimanche) alors que mes jours sont comptés au Japon. Bon apparemment le soleil n’a pas réussi à se lever lui mais tant pis. Direction le hall d’entrée pour prendre le petit déj’ et ensuite c’est parti! en prenant le petit déj’ justement j’assiste à une scène étrange, le changement d’un feu de signalisation au Japon… nombre de personnes nécessaires: au moins 7… 3 qui bloquent la circulation, 1 qui pose des barrières sur le trottoir pour faire un chemin aux passant, 1 qui change l’ampoule défectueuse, 1 qui tient l’échelle et 1 qui prend tout le monde en photo…

Le Japon est un pays où on a segmenté les tâches afin que chacun ait quelque chose à faire. Les exemples sont nombreux! A l’entrée des parkings, il faut 4 personnes: 2 pour bloquer les piétons, 1 pour signaler à la voiture qu’elle peut entrer ou sortir et 1 pour vérifier si la voie est libre pour la voiture. Chacun prendra le soin de s’excuser auprès des passants pour ce léger contretemps. Chacun sa place et tout fonctionne, après pour ceux qui ne veulent pas s’insérer dans le moule et bien libre à eux, il y a des lieux de rencontre pour ça comme Yoyogi koen ou Harajuku où l’on rencontre des rockabillies ou des cosplayers. Le monde du travail doit être contraignant au point que certains ont besoin d’un exutoire pour se défouler ou exprimer leur créativité le temps du week-end. Ceux-ci font la joie de la curiosité des touristes, les autres passent leur chemin sans s’arrêter.

On me dit souvent que je ne prend que des paysages et finalement il est rare que des personnes apparaissent sur mes photos, c’est vrai je prend rarement des gens en photos. Non pas que je sois misanthrope, la beauté humaine est partout donc voici un petit florilège de clichés pris au hasard de mes déambulations dans les rues de Tokyo. Le cadrage n’est pas droit car justement c’est en prenant des clichés sans regarder à travers l’objectif, l’appareil photo en bandoulière que certains ont été pris.

Curiosité du jour, un groupe de mâles se promenant le torse à l’air tous habillés de la même façon… en allant un plus loin sur l’avenue traversant Ginza, haut lieu du shopping de marque à Tokyo, je comprendrai que Abercrombie & Fitch, une marque de vêtements basée à New York, s’apprête à ouvrir un magasin ici. Cela intriguera beaucoup les Japonaises qui se feront prendre en photo avec les Adonis présents.

La galerie se terminera par quelques clichés de nuit pris dans le parc de Ueno où quelques illuminations ont été disposées ci et là, notez le rassemblement de Japonaises qui ont revêtu leurs atours d’ours, vache et autres animal au pied su sapin…

Demain on part pour Kyoto!

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Dec
12
2009
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Lost in translation… again?!

Me voici donc 12 heures de vol plus tard à l’aéroport de Narita, celui-ci étant situé à 1 heure environ de train du centre de Tokyo. Et là, le premier choc culturel: “Ah mais je sais plus lire grand chose en fait…” et la fatigue du voyage n’aide pas même si l’excitation d’être enfin au Japon est là, il y a l’angoisse du “Est-ce que je vais réussir à trouver mon hôtel?!”. Bon pour éviter ceci j’ai quand même pris le soin de réserver une chambre quelques heures avant mon départ de Suisse, donc je sais où je dois me diriger, allez hop un train pour Ueno!

Ce qui est pratique avec la station de Ueno, c’est que l’office du tourisme n’est pas loin et je les sais serviables (comme tous les Japonais me direz vous) et ils m’indiqueront précisément le chemin à prendre pour me rendre à l’hôtel. Il faut quand même un bon sens de l’orientation et savoir compter car les noms des rues au Japon, c’est un peu utopique et surtout les adresses sont une succession de chiffre qui vous indiquent le quartier, le bloc de maison puis le numéro du bâtiment, malheureusement c’est rarement indiqué sur les bâtiments en eux-mêmes, donc il faut chercher un peu…

Mon premier stop sera de 2 jours, le temps de m’acclimater (c’était un peu utopique je pense…), même si j’ai déjà eu l’occasion de visiter le pays, ça fait toujours bizarre. Je m’attendais à affronter des pluies diluviennes selon des amis à Tokyo mais finalement le temps était au beau fixe (16 degrés et grand soleil, oui je sais vous avez souffert en Suisse). Ni une ni deux, je prend mon appareil photo et départ pour une petite ballade de nuit (car oui la nuit tombe déjà à 16h30), étant pas loin de Akihabara, j’y fais un court saut pour ensuite prendre le train et me diriger vers Odaiba, la baie de Tokyo, que je n’ai pas eu le plaisir de voir lors de mon précédent séjour.

Je reviendrai sur Akiba, plus tard… Odaiba est vraiment un endroit sympa, hormis ses centres commerciaux, on y trouve le Rainbow Bridge, la Statue de la liberté et on y voit la Tour Eiffel… attendez… je suis bien à Tokyo là? ah oui pas de doute les gens ne parlent pas français ni anglais ici. J’ai eu la chance de pour voir prendre le Rainbow Bridge aux couleurs de l’arc-en-ciel, ce qui me paraissait évident mais d’après des amis, il est rarement illuminé de façon multicolore…

Au menu du soir… 2 onigiri parce que je n’ai pas encore faim (probablement à cause du décalage horaire) et finalement je ne dormirai pas ou du moins pas avant 4 heure du matin, regardant la télévision japonaise et des émissions dont je ne comprend pas la moitié (c’est déjà pas mal, non?). Malheureusement il n’y a pas de bar lounge au 50ème étage de mon hôtel où je pourrais faire un remake du film de Sofia Coppola, un must-see pour tout voyageur se rendant au Japon afin de bien appréhender l’aventure.

La suite au prochain épisode…

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Nov
29
2009
3

And to the Rising Sun again

… un silence ininterrompu pendant plusieurs mois, en fait depuis mes dernières vacances à bien y réfléchir… J’ai failli intitulé ce billet “Death by work – Karoshi” mais ça ne serait pas honnête puisque je suis bel et bien vivant, certes pas au sommet de ma forme car mon activité professionnelle draine une quantité folle de mon énergie. Il faut dire qu’avec les jours “gris”, le moral a tendance à ne pas être au beau fixe mais peu importe, il est grand temps de recharger mes batteries! Alors que certains partent chercher le soleil dans des régions du sud plus ensoleilées ou l’été débute, je pars moi chercher le Soleil Levant comme certains d’entre vous pouvaient s’en douter.

C’est un projet de longue date que de partie au Japon en fin d’année, projet qui a été oublié, puis remis à l’ordre du jour pour diverses raisons. Mes motivations pour partir cette fois, c’est que j’ai besoin de vacances, j’ai un solde de vacances cette année encore conséquent et que les vols sont pas chers. Alors que la date du départ est proche (le 11 décembre 2009), je ne connais pas encore mon itinéraire une fois sur place… je pars en solitaire retrouver des amis et connaissances au Japon et j’ai dans l’idée de profiter des sources d’eau chaude et autres onsen. Histoire de me ressourcer et laver le stress quotidien et le laisser aussi loin que possible perdu sur une île.

Aucune certitude sinon celle d’atterrir à Tokyo, y séjourner quelques temps et partir à l’aventure selon les humeurs du jour à bord d’un train, à la rencontre de l’inconnu et de la nature mais aussi pour retrouver des personnes qui ont contribué à rendre ma précédente expérience nippone, un souvenir impérissable. Je reste à l’écoute de tout conseil qui pourrait agrémenter mon voyage et d’ici à mon retour, portez vous bien!

またねー

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Apr
19
2009
2

As sakuras bloom…

Durant les des dernières années, je n’ai pas passé le printemps en Suisse, pas vu les fleurs éclorent et le beau temps arriver, trop occupé à parcourir le monde et découvrir des nouvelles terres. Le printemps, c’est une belle transition de saison à vivre et l’explosion de couleur est ludique, à la recherche du moindre bourgeon sur le point de fleurir.

Cette année, j’ai pu assister à la floraison des cerisiers juste devant chez moi, un spectacle magnifique dont je me suis empressé de capturer en photo, le phénomène étant éphémère. Bien sûr il n’y en a pas autant qu’au Japon mais c’est plaisant à voir et ça m’a rendu un peu nostalgique aussi. C’est la saison du Japon sur ce blog vous l’aurez remarqué…

Un billet court, comme les fleurs des cerisiers qui se sont déjà envolés au gré du vent. Il s’agit plus d’une occasion pour faire renaître le blog et y mettre quelques photos (pour les non-adeptes de facebook ou qui préfèrent avoir des photos grand format).

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Apr
16
2009
0

The Hidden Path to Japan…

Quand certains partent à la recherche des oeufs de Pâques ou traquent les lapins en chocolat, d’autres portent leur yeux sur une destination plus lointaine: le Japon. Encore mieux, pas besoin de parcourir des milliers de kilomètres, le Japon vient à nous grâce à Polymanga! Le temps du week-end pascal, le Palais de Beaulieu se sera mué en temple de la culture pop japonaise où des milliers de visiteurs auront déambulé aux côtés de personnages tout aussi étranges les uns que les autres, tantôt déguisés ou affichant une tenue vestimentaire venue d’ailleurs, certains armés alors que d’autres semblent sortis d’un cataclysme, vêtements déchirés et ensanglantés.

Le Japon fascine petits et grands à différents niveaux mais chacun semble y trouver son compte lors de cette cinquième édition de Polymanga; que l’on aime les manga, les jeux-vidéos, la nourriture japonaise ou quelque autre aspect du Pays du Soleil Levant, Polymanga c’est l’événement qui rassemble ces personnes. Un mois à peine après le Japan Impact, les deux événements sont toutefois distincts car il manque cruellement à Polymanga un côté plus culturel… par moment on pourrait croire que Polymanga est une grande fête commerciale autour de la culture manga et dérivés et finalement l’attraction principale est pour de nombreuses personnes, le défilé de cosplay. Certes c’est un point important mais l’événement reste tout de même de qualité en proposant un vaste choix de projections et des activités toutes aussi délirantes les unes que les autres grâce aux associations Bulle Japon et Omusubi!

Polymanga, c’était surtout pour moi, l’occasion de voir, revoir et passer du temps avec des amis même si parfois, cela relevait plus de la partie de cache-cache au vu du nombre de visiteurs présents. Au détour d’un stand, on rencontre quelqu’un, on prend une photo et on oublie le temps passer. Une expérience photographique aussi car j’ai essentiellement photographié des paysages jusqu’à maintenant et prendre des personnes sur le moment n’est pas un exercice aisé contrairement aux nuages dans un ciel resplendissant.

En parlant photo, je reviens sur le cosplay, cette activité qui consiste à se costumer comme un personnage de manga, jeux-vidéos ou autre. Je tire mon chapeau à toutes ces personnes qui se sont appliquées car la qualité des costumes était exemplaire. L’originalité de certains est aussi agréable et finalement c’était un plaisir de prendre des photos! Photos qui se chiffrent à plus de 500 en l’espace de trois jours.

Polymanga c’est aussi du temps passé vautré sur un Fatboy, des coussins géants trooooop confortables! Ce sera d’ailleurs mon seul achat à Polymanga… c’est agréable d’être important, mais c’est plus important d’être agréable! Et pour terminer avant la galerie photo et pour rester sur les Fatboy, il y en aux enchères sur Ricardo.ch dont la somme sera reversée à la Fondation Théodora, celle qui redonne le sourire aux enfants hospitalisés.

Voila, les photos sont là! Et si vous voulez laisser des commentaires, c’est sur l’onglet juste en dessous de la date à gauche de l’article!

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Mar
30
2009
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After the Impact…

Voila deux semaines déjà que le japan Impact est passé. Rétrospective sur l’événement culturel sur le Japon from the inside…

Durant mes années à l’EPFL, je n’ai jamais vraiment participé à la vie associative du campus, pourtant il y a de quoi faire! Bon je tente de me rattraper un peu après coup mais c’est pour la bonne cause vu que c’est en rapport avec la culture japonaise, que j’apprécie particulièrement. En fait, je pense que si je n’ai pas plus donné durant mes études c’est probablement parce que pour faire quelque chose de bien, il faut beaucoup d’énergie et de volonté. Heureusement pour le Japan Impact (JI par la suite) il y avait un comité d’exception avec l’énergie d’une pile atomique (ou deux…) et des staff prêt à tout donner (la santé y compris…)

Quelques petits couacs de jeunesse, une organisation pas encore parfaite mais la bonne humeur y est et c’est l’essentiel. On nous terrorise, nous les staff, nous menaçant de la colère de Diana (la grande cheffe des staff) mais au fond, elle est trop gentille. Ma contribution pré-impact consistera essentiellement à recouvrir les panneaux d’affichage publics de la ville de Lausanne. C’est là que l’on constate la jungle de l’affichage, la bataille est rude et c’est finalement à celui qui passera tous les jours qui l’emportera. Avec à peine quelques degrés au-dessus du zéro, je ne retente pas l’expérience, ça serait stupide de tomber malade à quelques jours de l’événement. L’autre grande tâche a été la décoration, ou plutôt l’accrochage de déco: poupées kekoshi, petites têtes, poissons et autres, toute une histoire de noeuds.

Malgré les basses températures, ce n’est pas tous les jours que j’ai l’occasion de sortir mon yukata. Ni une ni deux, je décide de faire le staff en yukata, ça donnera une petite touche en plus, appréciée j’espère par les visiteurs. En charge de l’accueil, du bar et de la billeterie, en compagnie de Sonia, je ne vais pas me plaindre; Un duo détonnant pour le plaisir des visiteurs! C’est une expérience amusante et le contact avec différentes personnes est très enrichissant. Après coup, je n’ai pas profité à fond des activités proposées mais flâner dans ce couloir à découvrir et rencontrer les autres personnes, c’est pas plus mal, et puis je connais déjà un peu le Japon (ce que dit toute personne qui y a séjourné quelques temps…).

En fait mon attrait pour la culture manga – jeux-vidéos m’a passé, ce qui m’intéresse plus sur le Japon c’est l’identité culturel et l’image que les gens ont de ce pays un peu hors-norme. Comment nous nous approprions une culture qui nous est différente et au final je me demande parfois si nous n’essayons pas d’imiter nos imitateurs… Quoiqu’il en soit, il y a des personnages haut en couleurs dont je me souviendrai et avec qui je discuterai volontiers plus longuement.

Il faut l’avouer, même si JI débute, les idées sont bonnes et nous avons réussi à montrer différents aspects de la culture japonaise, ne serait-ce qu’à travers le sumo, le maid café, les divers concerts et autres kimonos. Une expérience à retenter car JI ne peut que s’améliorer sans toutefois tomber dans un mercantilisme. La dimension humaine (aussi bien avec les gens mais aussi en rapport avec la taille de l’événement) est un des atouts de JI, gageons que même en grandissant la proximité sera toujours là. Longue vie à JI et vive le Japon à votre portée!

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Written by Blash in: Japan |
Mar
02
2009
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Commercial Break

Voilà, j’ai fini mes études à l’EPFL depuis quelques mois déjà et durant ces études j’ai fait partie d’une association d’étudiants promouvant la culture japonaise. L’appel a été trop fort, je suis de nouvau de service le temps d’un week-end en tant que staff pour le Japan Impact! Si vous aimez ou vous intéressez au Japon et à sa culture diverse ou si vous êtes tout simplement curieux, venez nous rejoindre les 14 et 15 mars 2009 à l’EPFL pour un week-end nippon! Le Pays du Soleil Levant n’est plus qu’à quelques pas de chez vous, nous vous y attendons nombreux!

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Feb
19
2008
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Japanese pop art in Switzerland

Le retour à la vie helvétique est difficile après 6 mois au Japon et je suis souvent rêveur, espérant encore y être ou y retourner prochainement. Sur un coup de fil d’un ami m’informant qu’il y a un concert d’un groupe japonais à Lausanne, mon inconscient réagit à l’instant et accepte l’invitation, moi qui sors si peu et encore moins en semaine… C’était une soirée découverte qui en valait le coup!


Il y a un peu plus d’un an, j’achevais la rédaction d’un travail sur la culture pop japonaise et son impact sur notre société. Le sujet est tellement vaste que nous nous étions cantonné à un aspect des cultures pop japonaises, à savoir les manga et un pue de J-pop. Au détour de nos lectures, nous découvrions Takashi Murakami, artiste de pop-art nippon, initiateur du mouvement “Superflat”: une rencontre en la la culture pop et la culture des otaku.

Et ce pop-art se ressentait lors du concert des d.v.d (pour drums visual drums) au Bourg, le 13 février 2008. Une oeuvre conceptuelle qui se regarde musicalement. Imaginez un flipper dont les flips sont controlés par le rythme des batteurs, l’un à gauche et l’autre à droite (Jimanica et Itoken), et la bille dirigée par le troisième, programmeur visuel (YMG), avec une Wiimote… oui oui c’est bien ça, une Wii et 2 ordinateurs (des macs en l’occurence…)


Une fois, le premier niveau de flipper réussi, le public comprend que ça ne sera pas un simple concert de batteries mais un jeu entre les 3 “joueurs” dirigé à la Wiimote, les batteurs ne regardent plus leurs instruments mais l’écran afin de réagir aux interactions dictées par le programmeur. Nous avons droit à un “pong”, des partitions musicales chaotiques, un méli-mélo de couleurs et de formes pour ravir aussi bien les yeux que les oreilles.


Une image vaut 1000 mots et une vidéo autant d’images, je n’ai malheureusement rien enregistré sur place mais me suis procuré leur DVD. Ceci dit, il vous faudra vous contenter d’une vidéo youtube pour l’instant.Pour finir, comme le décrit le flyer de la soirée, d.v.d:

    c’est comme voir Tortoise ou Notwist recomposé avec la complicité de Takashi Murakami, la superstar du nouveau pop-art nippon. Surtout, c’est une nouvelle preuve d’une excelente combinaison de high-tech et de tendresse joueuse: le Japon reste une planète à part.

Ceci ne fait que confirmer mon opinion sur la Suisse et sa grisaille, autant visuel que musical car en première partie du concert, un groupe suisse (Buttercup Metal Polish), 2 batteurs aussi avec lesquels je ne suis pas entré dans leur musique. Pourtant, la maîtrise est parfaite et même affolante tellement tout à l’air juste et compté mais il manquait une touche de chaos, d’incertitude. Au final, la précision suisse et le pop art japonais combiné avec 4 batteries et un visual programmer (d.d.v.d.d comme le soulignait un des batteurs nippons) pour une cacophonie où plus aucune mesure n’est respectée, c’est le chaos total et rideau.

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