Jun
30
2009
3

Munching the Big Apple

Au début de l’été passé, je faisais un bref séjour dans la ville de New York, le temps de trois jours, je visitais tant bien que mal à cause de la pluie cette ville gigantesque qui me laissa un souvenir peu mémorable malgré ce que peuvent en dire toutes les personnes qui portent leur t-shirt I <3 NY. Je ne pouvais pas rester avec cette impression de cette ville que l’on dit géniale et pleine d’énergie…

Qu’à cela ne tienne, me voici reparti pour une semaine cette fois pour la Grosse Pomme! Et pour ne pas être perdu dans la masse, j’y suis accompagné de cousins, plus on est de fous, etc… (vous connaissez la suite…). L’avantage de découvrir une ville à plusieurs c’est que chacun à ses envies et peut les faire découvrir ou partager avec les autres, la ville étant suffisamment grande pour combler les souhaits de chacun. Un autre avantage indéniable, c’est de pouvoir trouver un logement bon marché… nous avons eu droit à une suite dans le Manhattan Club, dont le prix une fois divisé par quatre est très raisonnable. Situé entre la 7th Avenue et Broadway et à hauteur de la 56th Street (juste un poils en dessous de Central Park), un point d’attache très pratique!

Si la dernière fois, j’ai fait essentiellement des musées et les stations de métro (sans savoir où j’allais, me laissant guider par une amie new-yorkaise), cette fois j’aurai parcouru la ville à pied de long en large, c’est comme ça que je préfère découvrir une ville. Me perdre durant des heures et ensuite regarder une carte pour voir le parcours effectué. Ce qui donne aussi des occasions de questionner celui qui tient la carte après plusieurs pas faits dans la mauvaise direction (un principe de base, ne pas s’occuper de la carte et des directions quand on est dans un groupe et surtout dans une très grande ville, laisser la corvée à une autre personne qui se fera réprimander au moindre mauvais choix…).

Ainsi en déambulant sur ces immenses avenues, j’observe qu’effectivement, NYC (il faut bien préciser New York City, sinon on parle de l’état de New York, les gens tiennent à cette distinction…) a de quoi donner le vertige rien qu’en regardant en l’air (je ne l’avais pas remarqué lors de ma précédente visite car le ciel était couvert et gris)!  De plus, il est vrai que la ville dégage une certaine énergie mais je n’aurai pas la force de vivre de jour et de nuit (même si dirons certains, je ne dors vraiment pas beaucoup…)

Au programme, tous les lieux les plus touristiques de la ville en passant par Times Square, Broadway, Central Park, Wall Street (un dimanche s’il-vous-plaît pour échapper à la foule…), Chinatown, Little Italy (toujours encerclé par Chinatown), Hell’s Kitchen, Greenwhich Village, Soho, etc…

Ce séjour aura aussi été celui d’une décadence sans précédent dans le consumérisme américain dans le sens où le billet vert étant presque à la parité avec le franc suisse, tout semblait étrangement bon marché. Un autre point décadent de ce séjour aura été de vouloir manger dans tous les bons restaurants bien notés dans la Zagat Review, nous amenant parfois des bonnes surprises (mention spéciale à がりのすし) comme des déceptions aussi (moi je dis, il faut y aller à l’instinct et varier les plaisirs).

Pour terminer quelques remarques en vrac parce qu’il serait trop long de tout vouloir raconter (et vous n’attendez que les photos de toute façon…):

  • 3h30 d’attente pour avoir des billets pour le spectacle musical Chicago,
  • Plus de 30 personnes à attendre dehors pour manger dans la (soi-disant) meilleure pizzeria de la ville,
  • L’art moderne, c’est toujours pas à mon goût,
  • Les lignes de métro changent de couleur en cours de route (t’es sûr qu’on est sur la ligne E, je reconnais pas les stations?! Ah bah non c’est devenu la ligne F…),
  • Des faisaient la queue à 7h30 du matin devant des magasins AT&T le 19 juin (Apple’s addicted ;) ),
  • Tout est “The world’s famous/best/whatever [...]” à NYC.
    • Share/Bookmark
    Written by Blash in: Travel, USA | Tags:
    Nov
    18
    2008
    4

    On the Road #7: Here it goes again

    It could be ten, but then again, I can’t remember half an hour since a quarter to four.
    Throw on your clothes, the second side of Surfer Rosa, and you leave me with my jaw on the floor.

    hum… pardon je m’égare… OK GO! Nous voici parti pour le dernier chapitre du road trip 2008! Nous quittons donc SoCal pour remonter sur San Francisco, que vous devriez connaître depuis le temps… nous décidons tout de même pour casser la monotonie des autoroutes américaines de prendre la PCH (Pacific Coast Highway), une ancienne autoroute qui longe la côte comme son nom l’indique. Cette route est quelque peu sinueuse par endroit et la limitation de vitesse rend le trajet long mais au moins il y a vue sur l’océan (du moins l’espérions-nous…).

    Sur les tronçon sinueux, il y avait un petit air de route de col suisse, un signe de notre retour imminent sur le plancher des vaches. Mais avant cela, un petit intermède musical:

    What’s that rabbit doing, sitting on my head?
    What’s that rabbit doing, sitting on my head?
    What’s that rabbit doing, sitting on my head?

    C’est le petit air qu’un curieux bonhomme chantait au bord de la route, perché sur une rambarde accompagné de ses 2 lapins, son chien et des poussins. La scène semble irréelle et la brume environnante donne une atmosphère hors du temps, loin de la civilisation, face à l’immense océan Pacifique…

    Nous revoici donc à San Francisco après un peu plus de 10 jours de route. Le départ pour la Suisse est imminent après ces 6 mois passés sur la Côte Ouest des Etats-Unis d’Amérique et comme à chaque retour, j’appréhende les retrouvailles avec ce petit pays qu’est la Suisse. Il ne reste que 3 jours et durant c’est trois jours je veux m’immerger des petits aspects de la vie que je ne retrouverai pas une fois rentré. Un bain de foule dans un centre commercial, passé tout mon week-end dedans à faire des derniers achats et perdre 30 minutes à choisir à quel restaurant je veux manger tant le choix est vaste! Me mêler à la population de Chinatown et (re)découvrir des endroits qui ont toujours des surprises à cacher, tel la statue de Yoda dans le Presidio Park, jouir du soleil californien présent toute l’année et pour terminer l’aventure, prendre un coucher de soleil et la ville de nuit.

    A toi lecteur qui a suivi cette aventure, merci! J’espère que tu as apprécié le voyage et même si ma valise ne me permet pas de te prendre avec moi, ces quelques lignes et photos t’auront j’espère, donnés l’envie aussi de faire ton aventure. D’ici à la prochaine fois, probablement des billets aléatoires sur tout et rien (depuis la Suisse)!

    End of the Road…

    • Share/Bookmark
    Written by Blash in: USA | Tags: , ,
    Oct
    26
    2008
    0

    On the Road #6: Shooting Stars

    Le Grand Canyon marque la fin de notre séjour à travers les canyons et les paysages larger than life, il est temps de reprendre la (longue) route vers la civilisation et plus précisément, la Cité des Anges, Los Angeles (L.A. pour les intimes). Il me semble que pour beaucoup de monde cette ville est une ville de rêve, du moins dans l’imaginaire de ceux qui ne l’ont jamais vue dans la réalité. Il est clair que la proximité de Hollywood contribue pour une part, mais il me semble qu’à l’instar de ce monde de strass et paillettes c’est somme toute une ville bien artificielle. Un décor en carton où se joue une multitude d’événements pour le plaisir de ceux qui peuvent se payer le luxe du paraître.

    Je n’aime pas particulièrement L.A. parce que c’est une ville tentaculaire démesurée et où chaque habitant a sa propre voiture, rendant la circulation chaotique voir cauchemardesque quand il faut se rabattre de la voie de gauche (réservée aux voitures avec 2 passagers au moins) sur la voie de droite (en traversant au passage les 5 voies centrales…). Evidemment, l’usage d’un GPS est fortement recommandée même si le message d’attention “Dans 50m prenez la sortie à droite” vous fait suer et réaliser l’exercice périlleux que cela représente. En fin de compte vous prendrez la prochaine sortie et ferez demi tour à cous sûr!

    Et finalement la ville en elle-même n’a que peu de charme; oui bien sûr il y a le Hollywood Boulevard où des centaines d’étoiles aux noms d’artistes ayant contribué au monde du spectacle pavent les lieux et où tous les 2 mètres, chacun s’arrêtent pour prendre en photo l’étoile de son idole, il y a aussi Beverly Hills, quartier résidentiel de stars qui n’habitent probablement pas bien longtemps dans ses demeures hors du commun et à l’abris des yeux de tous tellement les propriétés sont immenses.

    Un peu à l’écart de la ville, les plages alentours: Santa Monica, Venice Beach, Malibu et autres qui ne sont pas vraiment moins peuplées que la ville elle-même et où parfois l’exhibitionnisme n’est pas en reste; chacun y va pour montrer son corps de rêve sculpté au fil de longues heures de musculation ou son teint bronzé et sa peau parfaite. Bref, c’est ça le sud de la Californie, l’attitude  SoCal (pour SOuthern CALifornia) qui caractérise les gens d’ici (par rapport à San Francisco), tout est beau tout est chaud!

    A une heure de cette fourmilière, San Diego, ville plus paisible avec des parcs apaisant. Je pense qu’avoir passé quelques jours au milieu de la nature et revenir dans une ville comme L.A. a provoqué un choc trop grand et je me suis senti oppressé par toute cette agitation.

    Dans le prochain épisode, le retour à San Francisco, la chanson du lapin perché et un Chinois à Chinatown clôtureront le road trip 2008.

    • Share/Bookmark
    Oct
    13
    2008
    0

    On the Road #5: The Great Divide

     

    Des fois j’aimerai être un oiseau, pour pouvoir cracher de plus haut. Sur la route… tada tadadada dadam sur la route….

    … euh je m’égare… c’est qu’il faut savoir que la route ça use (et pas que les souliers) à la longue et le fait de se lever à 5h du mat’ pour prendre le lever de soleil n’arrange rien en fin de journée. Bref 6 heures de route plus tard à suivre un serpent infini, à regarder les nuages comme seul passe-temps, nous arrivons au Grand Canyon, haut lieu touristique et c’est peu dire quand le prix de la chambre est 2 fois plus élevé que notre précédente chambre!

    Le Grand Canyon est donc divisé en deux, la partie sud où 95% des touristes affluent et la partie nord, distante de 35km (et de 5 heures de route…) dépourvue de toute installation… et au milieu coule une rivière, la rivière Colorado! Probablement à l’origine pour une grande partie du canyon. Nous avions commencé la journée avec le lever de soleil, autant la finir avec un coucher de soleil sur le canyon et contrairement aux premières lueurs de l’aube où nous étions seuls, la foule est présente pour capturer les derniers rayons de soleil ici.

    Comme son nom l’indique, les Grand Canyon est grand, voir immense mais il n’a pas le charme de Bryce Canyon avec ses cheminées de fées. Non ce qui frappe ici c’est vraiment la vaste étendue et la vision vers l’infini (ou presque). La Nature à l’état brut, tellement brute que les touristes sont prévenus de la présence de lions des canyons au cas où certains souhaiteraient faire du camping sauvage… La Nature déchaînée aussi car nous aurons évité de justesse la grêle (car oui il fait frais à 2000m) par contre l’orage ne nous aura pas épargné. On aurait presque dit qu’il nous suivait car nous avions à peine le temps de sortir de la voiture qu’il se déversait sur nous et ce toute la journée! Ce qui explique le peu de photos cette fois (ceci dit, j’en ai bien 400 pour une journée, mais c’est juste 10 fois le même cliché…)

    • Share/Bookmark
    Written by Blash in: USA | Tags: , , ,
    Sep
    29
    2008
    1

    On the Road #4: Sunrise in the Canyon

    Toujours sur la route, nous quittons Zion pour un autre parc, celui de Bryce Canyon aussi dans l’Utah. Loin du désert du Nevada, la route est vallonnée et la végétation présente, ce qui n’empêche rien à la monotonie du paysage après avoir roulé quelques heures. Comme tout road trip qui se prépare, nous n’avons pas réservé d’hôtel sur la route, nous laissant la liberté de choisir quand débarquer dans tel ou tel lieu. Ceci dit, quand on arrive en fin de journée vers Bryce Canyon et qu’il n’y a pas des masses d’habitations aux alentours, nous décidons de nous assurer un toit et un repas plutôt que de nous aventurer dans le parc sous les étoiles.

    Le charme des endroits reculés des Etats-Unis, c’est de trouver des gens qui roulent en tracteur et dont la seule activité le soir et de compter les épis de maïs (ou presque). Une petite bourgade du nom de Tropic, où les touristes ont droit au chaleureux accueil de (probablement) toute une famille qui gère le motel, le restaurant et l’épicerie. Avoir droit à une miche de pain frais qui sort du four avec du beurre, c’est exquis et prouve bien l’hospitalité des habitants du village. A la question “Où est le cinéma le plus proche?” la serveuse répondra “Dehors en plein air, il y a les étoiles. Sinon c’est à 90km…” et j’étais prêt à parier que le-dit cinéma n’est autre que celui qui présente des documentaires sur Zion… Peu importe, notre promenade dans Zion sous le soleil m’a crevé et je croule de sommeil, autant dormir tôt surtout que notre idée et de voir le lever du soleil sur Bryce Canyon, départ à 6h30.

    Le lendemain, pas de mal à se réveiller mais les indications qu’on nous a fournies concernant le lever du soleil nous semblent erronées, la lumière du jour commence lentement à monter. Ni une, ni deux, à fond dans notre bolide, nous remontons vers le Canyon en espérant toujours voir le lever du soleil, bien nous fait, le parc n’est pas ouvert et aucun gardien ne récoltera nos 25 dollars de droit d’entrée. La particularité de Bryce Canyon est de proposer des sortes d’auditoires en fer à cheval en guise de point de vue, de sorte que l’émerveillement devant les cheminées de fées et la roche rouge soient appréciés de la meilleure façon (et tout ça naturellement)

    Ouf, le soleil n’est effectivement pas encore levé, cependant des nuages stationnent juste à l’horizon qui masqueront l’ascension de l’astre solaire. La tranquillité règne à cette heure ci de l’aube et force est d’admettre que la beauté naturelle des lieux à de quoi vous laisser rêveur dans ce cadre féerique. Pourquoi j’insiste sur les fées me demanderez-vous, c’est que justement ces formations rocheuses en forme de pic sont appelés cheminées des fées. Là où tout le monde pense que c’est le vent qui érode petit à petit la roche, tout le monde sera aussi surpris que c’est en fait le gel et dégel qui font que la roche s’effrite et se détache de la structure principale. Le gel? eh oui car plus de 200 jours par année, le thermomètre descend en dessous du zéro degré celsius! Suffit le bavardage, je vous laisse à la galerie car tout le monde le sait, 1 image vaut 1000 mots!

    • Share/Bookmark
    Written by Blash in: USA | Tags: , , , ,
    Sep
    15
    2008
    2

    On the Road #3: Stairway to Heaven

    Au départ de Las Vegas, dite SIn City, nous laissons derrière nous tous nos vices et prenons la route pour un petit coin de paradis: Zion! A peine 3 heures de route, nous voilà perdu en pleine nature avec pour seul compagnies d’immenses rochers aux couleurs rouges. Loin de la chaleur étouffante de Vegas et la poussière du désert nous voici au pied (ou au sommer, je ne sais plus) du Grand Escalier (ou Grand Staircase en anglais), nom qui se rapporte aux différentes couches sédimentaires de la roche et s’effritant ou s’érodant petit à petit, forment le-dit escalier, 150 millions d’histoire…

    Les points d’intérêt du Zion Park ont une connotation intéressante: La Cour des Patriarches (du nom de Abraham, Isaac et Jacob), Le Rocher qui pleure, Les Lacs d’émeraude, Le Grand trône blanc, L’autel des sacrifices, La Descente de l’Ange; c’est très poétique! Pourtant atteindre ces lieux, ce n’est pas une partie de plaisir et relève même du calvaire, peut-être n’étions-nous pas préparer à une telle escalade ou le poids de nos péchés nous ont retenus ici bas… Quoiqu’il en soit nous n’avons jamais atteint la Descente de l’Ange, sous un soleil accusateur, en plein après-midi, nous arriverons à peine à mi-chemin des 5km qui mènent au sommet. La vérité est qu’à court d’eau, ce serait de la folie de continuer notre chemin, quand bien même le Corridor Frigorifique nous attend un peu plus haut, la soif aura raison de nos efforts. Il est aussi décourageant de voir des personnes descendre en courant, chargées de matériel d’escalade nous narguant en lançant un “Keep going” en nous passant devant…

    L’erreur que nous avons commise en organisant ce road trip c’est de ne laisser qu’un jour par stop et avec toutes la route que nous faisons à chaque, le temps nous manque pour faire une visite approfondie des parcs nationaux. Un peut comme les Américains en Europe, nous visitons en éclair des paysages sublimes, le temps de prendre quelques centaines de photos tout de même… Notons l’effort pour préserver ces parcs nationaux car les voitures y sont interdites et seuls les bus (roulant au gaz naturel) sont autorisés à circuler, faisant des arrêts fréquents pour permettre à chacun de descendre prendre l’air, se promener et prendre un bus suivant (il y en a toutes les 15 minutes). Ce qui reste frappant dans le parc de Zion, c’est la végétation abondante, aussi surprenant que ça puisse paraître, il semblerait que ces roches conservent de l’eau qui met quelques milliers d’années à sortir, permettant alors à la flore d’exister.

    • Share/Bookmark
    Sep
    11
    2008
    2

    On the Road #2: Sin City

    La première étape de notre road trip est la ville de tous les vices: Las Vegas. Situé dans l’état du Nevada et à quelques 570 miles de Berkeley (juste 10 heures de route…), la ville de Las Vegas, Vegas pour les intimes se trouve au beau milieu du désert (celui de Mojave) et pas loin de la Vallée de la Mort… endroit charmant n’est-il pas? Grâce à sa politique libérale concernant les jeux d’argent, la ville est rapidement devenue la capitale du jeu durant le siècle dernier mais aussi la ville où tout peut s’acheter.

    Oui mais que faire à Las Vegas, si on ne se sent pas l’âme joueur, surtout que depuis ma dernière visite, les machines à sous ne font plus cling cling cling dès qu’un heureux quidam aligne les symboles identiques, mais crache un billet qu’il faudra aller encaisser aux caisses par la suite. Et puis bon, voir les gens miser 20$ minimum sur les tables… c’est notre premier stop et nous avons besoin de notre budget pour la suite du road trip! Bref les casinos se ressemblent, contrairement à la surenchère des hôtels du château (Excalibur) à la pyramide (Luxor) ou encore les grattes-ciel du New-York New-York ou la tour Eiffel du Paris, il y en a pour tous les goûts et pour ceux qui préfère des hôtels aux allures plus “sobres” sans laisser à côté le luxe et le confort, il y a toujours le Bel Agio ou le Wynn (plutôt bon signe comme nom pour la ville du jeu non? remarquez mon nom à une prononciation similaire…). Bref, une visite de la ville, c’est la visite des grandes villes du monde et pour se détourner un instant des machines à sous, le passant aura tout le loisir pour dépenser ses gains dans les nombreuses enseignes et magasins, notons la présence d’au moins 5 magasins Louis Vuitton, un dans chacun des hôtels les plus luxueux.

    Le soleil se couche sur Sin City et les hombre sortent, distribuant à tout va des dizaines de cartes pour Paula, Suki, Holy et leurs amies toutes aussi dévêtues les unes que les autres. Un simple numéro avec la mention full service et in 15 minutes in your room moyennant finance (carte de crédit acceptée…). Une vraie collection de cartes comme les Pokémon, je me demande ce que pensent les femmes de ménage chaque matin à récolter toutes ces cartes dans les chambres?

    Encore un petit vice? Que diriez-vous d’une petite gourmandise? Même perdu au milieu de nulle part, on peut manger de tout à Vegas, que ce soit fruits et légumes (sûrement pas locaux) ou toutes les viandes et poissons, il n’y avait qu’à voir la longue procession de camions transporteurs frigorifiques sur la route menant à Las Vegas. Ni une, ni deux, nous décidons de nous éclater la panse à renfort de buffet à volonté (à discrétion dit-on en Suisse, ce qui change radicalement l’image du buffet…) pour la modique somme de 20$. Prenant la chose au sérieux, nous resterons 2h30 alors que notre table voisine aura vu défiler 3 couples différents… Le 2ème buffet (le lendemain, je précise pour ne pas vous faire peur…) nous prendra un peu de cours car le restaurant arrête de servir dans 50 minutes, qu’à cela ne tienne, nous empilons les assiettes sur la table avant que le staff ne débarrasse le buffet; nous resterons les seuls à manger des montagnes de sushis alors que finalement les serveurs préparent déjà le buffet du “soir” (qui commence à 16h). Peu importe, la notion du temps n’existe plus ici, nous vivons à l’intérieur des hôtels-galeries-marchandes car il fait trop chaud dehors, autour des 100 degrés fahrenheit (dessert, pardon désert oblige…).

    Trois jours dans cette ville du faux sont amplement suffisant et après cet excès d’artificiel, il est temps de reprendre la route vers des contrées plus vertes et naturelles (ou pas…). Prochaine étape: Zion National Park en Utah!

    • Share/Bookmark
    Sep
    07
    2008
    2

    On the Road #1: Get ready

    Mes 6 mois se sont déjà écoulé à Berkeley mais avant de quitter cet immense pays qu’est les Etats-Unis d’Amérique, je me devais d’effectuer encore un voyage et partir à l’aventure… un petit road trip! Le voyage serait long et ennuyeux sans personne à qui parler à part moi-même, ainsi un ami suisse vient me rejoindre pour 2 semaines d’aventure à bord de notre voiture de location: une Kia Optima. Avant de relater l’aventure en elle-même, quelques considérations pour la bonne lecture des prochains articles.

    Au cours de mes 6 mois aux USA j’ai vu le prix de l’essence augmenter de $3.38/gallon à $4.75/gallon! J’avais vraiment peur que le gallon d’essence atteigne la barre de $5 ce qui aurait considérablement pesé sur notre budget… C’est quoi un gallon me demanderez-vous? Un gallon américain (parce qu’il en existe d’autres…) c’est l’équivalent de 3.785 litres, le prix du litre d’essence (en prenant une moyenne de $4 puisque c’est finalement ce que nous avons payé généralement par gallon) revient à $1/litre (je vous laisse faire la conversion dans la devise de votre choix). Autant dire que comparé à l’Europe c’est vraiment pas cher! Après, ça dépend aussi de la consommation moyenne de la voiture, et là c’est encore plus compliqué… Si on a l’habitude d’avoir la consommation d’essence pour 100 km, ici c’est plutôt le kilométrage ou plutôt mileage/gallon, bref notre voiture avait un mileage de 25 miles/gallon (1 mile = 1.6 km) et pour finir de vous perdre dans les conversion, je devrai encore vous parler des pounds et degrés fahrenheit, mais ce n’est pas le but.

    Au départ de Berkeley, nous décidons prendre la route le mardi 19 août pour environ 10 jours. Les destinations sont les suivantes: Las Vegas (NV), Zion National Park (UT), Bryce Canyon (UT), Grand Canyon (AZ), Huntington Beach, Los Angeles (CA), San Diego (CA), San Francisco (CA). Un programme jugé ambitieux par beaucoup de personnes vu le temps qui nous est imparti, 8 stops en un peu moins de 2 semaines, 4 états (Nevada, Utah, Arizona, Californie) et 4300 km… C’est faisable, nous l’avons fait et même si quelques jours supplémentaires pour pleinement apprécier les parcs nationaux n’auraient pas été superflus, nous avons fait l’essentiel (à la manière des Américains quand ils visitent l’Europe).

    Le temps de trier les milliers de photos prises lors du road trip et d’écrire les prochains articles, je vous laisse avec notre itinéraire!

    View Larger Map

    • Share/Bookmark
    Aug
    11
    2008
    3

    Blow away

    Rien à voir avec la chanson éponyme de Georges Harrison, juste un état transitoire… 6 mois déjà! C’est tel une feuille emportée au gré du vent de la Baie de San Francisco que j’ai vécu cette aventure ici. Je ne réalise pas que c’est presque déjà fini, il y a encore tant à faire et voir (et à manger…) ici qu’il faut repartir. Il y a eu de très bons moments comme il y a eu des crises; la vie peut paraître inconstante et pourtant tout fait partie d’un grand équilibre, du moins c’est ce que je pense. 

    Une semaine avant la fin de mon programme de recherche à Berkeley, c’est le moment que j’apprécie le moins, dire au-revoir à ceux qui ont peuplé mon quotidien durant des semaines. Evidemment c’est toujours vers la fin que l’on prend le plus de plaisir malgré les contraintes du travail et qu’il faut se faire un bilan des mois passés. A trop y penser, ça devient angoissant, il suffit de se laisser porter par le courant et apprécier l’instant présent comme il vient.

    Figer l’instant avec toutes ses couleurs, garder une image pleine de vie, une seconde éphémère et fragile à l’image des oeuvres de Dale Chihuly, artiste de verre soufflé. Dimanche passé, je me rendais au de Young Museum pour y voir l’exposition de verre soufflé de Chihuly, j’étais littéralement soufflé (ou blown away en anglais) par l’explosion de couleur et la mise en scène de ces tubes, orbes, fleurs et autres formes diverses et étranges! Jeux d’ombres et de lumières, à l’endroit à l’envers, projeté ou réfléchi c’est autant de termes qui peuvent s’apparenter à l’exposition, laquelle forme un tout impressionnant. C’est d’autant plus impressionnant quand on sait que Chihuly a perdu l’usage d’un oeil lors d’un accident de voiture et n’a donc pas la sensation de profondeur, tout est plat pour lui et pourtant il donne une profondeur à ses oeuvres.

    Une image vaut 1000 mots… alors place à la galerie!

    • Share/Bookmark
    Jul
    30
    2008
    2

    Set me free…

    Ah! Il n’y a pas eu de post la semaine passée, pourquoi donc? Je suis particulièrement occupé car mon programme touche à sa fin et évidemment c’est toujours à la fin que le travail devient plus intéressant et plus intense aussi. Ce n’est pas évident pour les nerfs et dans ces situations il faut se changer les idées par tous les moyens le temps du week-end.

    Ainsi dimanche passé à eu lieu à Berkeley un festival de cerfs-volants. Je n’ai personnellement jamais mis les mains sur un cerf-volant mais à voir les enfants et leurs parents prendre du plaisir à faire voler les leurs dans un ciel étonnamment bleu à libérer mon esprit de la hantise du travail. Rond ou carré, petit ou grand c’est fou la diversité des formes et des couleurs. Au gré du vent, ils sont portés haut dans le ciel et pourtant liés à la terre par un simple fil presque invisible, parfois peinant à prendre leur envol ils sont pourtant les rois du ciel, du moins le temps d’une après-midi.

    En special guest du festival, une équipe spécialement venue de Hamamatsu (Japon) avec leurs cerfs-volants traditionnels. C’était impressionnant de voir ces grands carrés de bambous et papiers prendre leur envol au son des taïko avec en arrière plan une invasion colorée d’octopopus géants. A croire que le ciel allait nous tomber sur la tête!

    La soirée de dimanche a été passée en compagnie d’un ami (qui est aussi serveur dans mon restaurant thaïlandais préféré) et son fils à prendre des photos dans San Francisco. L’avantage d’être guidé par Tou, c’est qu’il connaît déjà les coins où prendre de belles photos de la ville, j’en ai donc profiter pour apprendre un peu plus sur l’utilisation de mon appareil photo en préparation d’un futur road trip tout bientôt! Hum… je vous laisse regarder la galerie, c’est sensiblement différent je trouve des mes habituels photographies.

    • Share/Bookmark

    Powered by WordPress | Theme: Aeros 2.0 by TheBuckmaker.com