Jun
29
2008
0

In the Summer heat

Contrairement au Japon où il doit faire bien humide maintenant comme le relate Izouvou ou moi-même un an plus tôt, en Californie, il fait certes chaud mais très sec. Si chaud qu’on a décidé d’arrêter de travailler au bureau pour prendre l’air à l’occasion d’un picnic en plein soleil… c’est en fait le picnic annuel de l’institut de recherche, il n’y a pas de raison pour que des gens partent en vacances au soleil et que les chercheurs restent devant le rayonnement de leurs écrans!

Le vendredi 20 juin, donc tout le monde dehors (oui parce qu’on fait ça sur les heures de bureau!) et devinez quoi, c’est la journée la plus chaude (à mon avis mais aussi celui des collègues) jusqu’à maintenant! On a atteint la barre des 100 degrés fahrenheit (grosso modo 38 degrés celsius…), mais les chercheurs en informatique sont pragmatiques, “Tous à l’ombre des arbres!” par contre on est plutôt mauvais pour ce qui du montage de tente (qui offrirait plus d’ombre que le nombre restreint d’arbre aux alentours…), heureusement le staff “non-scientifique” est là pour monter les tentes, apporter nourriture et boissons ainsi que de s’occuper du barbeque (oui on les adore car on est au petit soin grâce à eux). Une fois les kilos de viande et vegi-burger (oui parce qu’on est à Berkeley quand même, où la moitié de la population est végétarienne voir vegan) dégustés et les litres de bière (ainsi qu’autres sodas et eau) engloutis, il est temps de digérer… à choix sieste à l’ombre, gobage de desserts, soccer (oui oui, parce que football peut porter à confusion), ultimate frisbee et pour tout le monde agonie sous la chaleur… encore une fois grâce à notre staff qu’on adore, on a droit à des pistolet à eau et autres engins qui rendent humide. Si les chercheurs sont guère convaincu que se courir après avec des pistolets à eau les rafraîchiront, les enfants présents (car oui on peut amener qui on veut) eux hésitent sans autre. Evidemment en présence d’armes à haut pouvoir mouillant et de chercheurs en quête de fraîcheur, notre cher staff (qu’on adore toujours autant mais un peu moins après ce qui va suivre) lance l’idée de mouiller ces chercheurs justement! Certains se prendront au jeu, le conflit dégénérera et ils finiront comme si on les avait jeté dans une rivière (sauf qu’il n’y en a pas) mais sécheront en 10 minutes grâce au soleil et à la chaleur, d’autres resteront stoïques (ou peut-être l’eau a-t-elle court-circuité leur cerveau…)

On a beau s’amuser, le travail est aussi important et comme le picnic était sur un jour de travail, assidu comme je suis, je me suis dit que j’allais travailler le samedi pour compenser (vous savez ce sentiment de culpabilité qui vous vient parce que finalement vous n’en foutez pas une de toute la semaine, surtout devant un écran et internet et des collègues qui jouent au baby-foot ou aux fléchettes…). La chaleur en aura décidé autrement (en plus il y a la clim’ au bureau donc c’est l’endroit rêvé), les serveurs et ordinateurs ont laché durant la nuit! On apprend samedi matin, grâce à notre super gentil staff que les machines seront probablement hors d’usage pour la journée (et moi qui avait lancé des simulations pour pouvoir voir les résultats le week-end, ok je travaille un peu en fait…). Tant pis je me promènerai dans San Francisco en espérant qu’il y aura un peu de vent comme d’habitude… ah bah non tant pis aussi alors.

Tout ça pour dire qu’il fait chaud et sec, qu’en temps orageux avec quelques éclairs ont lancé des incendies dans le nord de la Californie depuis le 22 juin et que malgré les efforts de nombreuses personnes, ces feux ne sont pas maîtrisés. La fumée se propage donc sur la région et arrive inévitablement sur San Francisco et alentours, l’intérieur des terres étant plus gravement touchés, à tel point que vendredi, une alerte au smog (comme si le brouillard ambiant ne suffisait pas…) et la qualité de l’air est décrétée “unhealthy” ou malsaine pour tout effort à l’extérieur. Pas de chance moi, qui devait aller le lendemain faire du kayak avec des cousins dans la vallée de Napa (un peu plus au nord). Enfin nous y sommes tout de même allés et c’était très bien (mais je vous raconterai ça une autre fois peut-être…)

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Written by Blash in: Life, USA, Work | Tags: , , ,
Jun
17
2008
4

The path to success (and richness…)

Ce week-end j’ai eu le loisir d’aller visiter l’université rivale de Berkeley, celle de Stanford, où se déroulait la cérémonie de remise des diplôme de la volée 08 (à prononcer oh eiiiiiiiight!). Une de mes connaissances m’y a invité car elle recevait son bachelor of science in electrical engineering. Outre le fait de revoir une amie rencontrée au Japon (une ex-collègue de chez NEC en fait), c’était l’occasion de voir à quoi ressemblait Palo Alto et l’une des plus prestigieuse université de la planète (mais Berkeley l’est aussi en fait) et aussi voir en chair en os, la femme la plus influente des Etats-Unis (et de la planète selon certains média), celle qu’on appelle ici la “papesse du petit-écran”, Oprah Winfrey. Mais avant d’en arriver à la cérémonie en elle-même il y a un long chemin depuis chez moi, départ à 7h45 pour prendre le premier métro en direction de San Francisco, courte course en taxi puis le train à 9h00 pour arriver à 10h15 devant l’entrée de Stanford. Si la météo est variable à Berkeley, allant du nuageux au grand soleil et de 15 à 28 degrés dans la même journée, Palo Alto (où se trouve l’université de Stanford) jouit d’un ensoleillement tout au long de l’année.

Bon, une fois sur place direction le stade où se déroule la première partie de la cérémonie avec tous les officiels et l’invitée. Une chose frappante tout de même en arrivant ici, c’est qu’il me semble que la ville semble plus riche ou du moins porte plus d’attention à l’aspect visuel de ses bâtiments et la propreté de ses rues (notons aussi qu’il n’y a pas de sans-abri ou de mendiant, qui sont légions à Berkeley). Mon amie me confirmera plus tard qu’effectivement les gens habitant ici sont riches (les étudiants exceptés, encore qu’ils doivent avoir de l’argent ou leurs parents pour pouvoir payer les 40′000$ de frais d’écolage annuel…), d’ailleurs un signe qui ne trompe pas ce sont les marchands de tapis perses. Quand il y en a 3 ou 4 boutiques qui s’alignent sur la rue principale, c’est forcément qu’il y a des gens qui aiment et qui sont capables de se payer des tapis, un objet décoratif que je n’ai jamais compris.

La cérémonie a commencé depuis 30 minutes environ, j’ai donc raté le défilé des futurs fraîchement diplômés mais peu importe, je suis essentiellement là pour voir et entendre le discours d’Oprah, que vous pouvez lire ou regarder selon votre envie, je me contenterai de reprendre quelques points seulement. Oprah a beau avoir son propre talk-show, sa propre compagnie et être milliardaire, elle n’en reste pas moins une personne généreuse et qui s’adresse aux autres humblement. Evidemment elle a parlé d’expériences personnelles, de ce sentiment que vous avez quand vous faites vraiment ce qui vous plaît et ce qui est fait pour vous, de ses échecs et du bonheur. Bien sûr chacun à son propre chemin mais je pense que le message délivré est remarquable: Faites confiance à votre instinct. Si vous êtes perdus, arrêtez-vous et réfléchissez. L’argent ne fait pas le bonheur ou le succès mais c’est une partie de ce chemin. Ce qui est important le sens que vous donnez à votre vie, c’est ça la vraie richesse. La recherche du bonheur est dans l’instant présent, il faut vivre pleinement!

Quelques “viva” et sermons plus tard, les familles et amis sont invités à se rendre aux différents endroits où auront lieu la remise des diplôme en elle-même, vous imaginez bien que l’on ne peut pas appeler chacun des 15′000 diplômés par son nom et le lui remettre devant une telle foule qui attend sous le soleil de plomb. Sur la route donc, il y a de nombreux stands qui offrent rafraîchissements, fruits et noix pour se sustenter et plus loin chaque lieu de remise de diplôme a son stock de repas pour tout ce petit monde, rappelons le, offerts (par les frais d’écolage des diplômés), il faut donner l’impression aux parents qui ont supporté financièrement et psychologiquement leurs enfants que leur argent a été utilisé à bon escient… (comme remplir la panse des invités en ce dimanche ensoleillé)

Après l’encas, les festivités recommencent, il fait de plus en plus chaud et le doyen de la faculté Electrical Engineering appelle les étudiants et les professeurs à bien vouloir se rassembler et se mettre en ligne (deux par deux en se tenant par la main) pour pouvoir débuter. Si tout ce petit monde est sur le point de recevoir un papier attestant de leur capacité à résoudre des problèmes d’ingénieur, les problèmes de circulation et mise en place des chaises n’étaient sans doute pas au programme car c’est seulement après plusieurs tentatives et une mascarade de chaises musicales que chacun trouve enfin son siège. Le doyen ajoutera que c’est une conspiration vu qu’il prendra sa retraite dans quelques jours, il colle alors tous les élèves leur assignant un dernier devoir: celui de présenter le profil gauche ou droite, ça n’a pas d’importance, lors de la poignée de main pour la photo. 40 bachelors, 200 masters, 200 PhD et 2 heures plus tard tout le monde est enfin diplômé! Les invités eux aussi ont reçus quelques degrés sous le soleil…

Congratulations class of Oh eiiiight!

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Jun
10
2008
2

Welcome to America!

Ok, il n’y a pas eu de post la semaine passée car un aspect de la culture américaine m’a touché, le workaholism. Oui, les USA c’est un pays où beaucoup de possibilités sont offertes… à ceux qui travaillent dur! Ainsi je n’ai pas eu le loisir de profiter de mon temps libre récemment autrement qu’à me reposer de la semaine et de toute façon il n’a pas fait excessivement beau. Ceci dit, l’été arrive, le soleil est à son plus beau et je compte bien en profiter prochainement! Ce qui veut dire qu’il faudra travailler encore plus pour en profiter pleinement ensuite. Vous vous souvenez “work hard, play harder“?

Ceci étant dit, c’est les vacances universitaires maintenant et la ville de Berkeley est bien vide sans ses étudiants, au point que certaines boutiques ferment pour l’été voir pire, mettent la clé sous le paillasson à défaut de pouvoir tenir un semestre de plus; des étudiants restent des étudiants, “pauvres” et capricieux. Mais rassurez-vous, mes restaurants préférés eux restent ouverts pour l’été et s’il y a moins de monde, c’est tant mieux pour moi, ça permet de faire la conversation avec les serveurs.

Je partirai bien en vacances d’ailleurs! Il me reste 2 mois de dur labeur (et ils vont être durs) mais comme je n’ai pas eu excessivement de loisirs ces derniers week-ends, j’ai déjà prévu ceux à venir. Ca fait longtemps que je n’ai pas été me promener à San Francisco ou alentours et pourtant il y en a des endroits à voir, surtout quand est dans le domaine technique et que la Silicon Valley n’est pas loin! Direction Palo Alto et Stanford plus précisément dimanche pour la cérémonie de diplôme d’une des plus prestigieuses universités (et rivales de Berkeley) américaines avec comme special guest, l’une des femmes les plus puissantes du pays…

L’occasion de me faire la main avec mon nouveau jouet, un Nikon D60. J’ai cédé parce que les prix des appareils photo DSLR (Digital Single-Lens Reflex) sont devenus abordables et que tout le monde en utlisent un autour de moi, alors autant apprendre grâce à mon entourage comment l’utiliser. Et puis il y a aussi en vue, un petit voyage à la fin de mon séjour durant lequel je pourrai prendre plein plein de photos! C’était donc mon premier achat sur Amazon.com et j’en suis satisfait, après tout on peut tout acheter en ligne ici et pour bien meilleur marché qu’en magasin alors pourquoi se priver? (j’aurai quand même passé un week-end à lire des reviews et passer en magasin pour prendre conseils de vendeurs (peu aimables) sur mon achat).

Bon en attendant de vraies photos d’événements, je continue avec mes prises au gré de mes déambulations dans les rues de Berkeley.

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Written by Blash in: Life, USA | Tags: , , , ,

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