Aug
11
2008
3

Blow away

Rien à voir avec la chanson éponyme de Georges Harrison, juste un état transitoire… 6 mois déjà! C’est tel une feuille emportée au gré du vent de la Baie de San Francisco que j’ai vécu cette aventure ici. Je ne réalise pas que c’est presque déjà fini, il y a encore tant à faire et voir (et à manger…) ici qu’il faut repartir. Il y a eu de très bons moments comme il y a eu des crises; la vie peut paraître inconstante et pourtant tout fait partie d’un grand équilibre, du moins c’est ce que je pense. 

Une semaine avant la fin de mon programme de recherche à Berkeley, c’est le moment que j’apprécie le moins, dire au-revoir à ceux qui ont peuplé mon quotidien durant des semaines. Evidemment c’est toujours vers la fin que l’on prend le plus de plaisir malgré les contraintes du travail et qu’il faut se faire un bilan des mois passés. A trop y penser, ça devient angoissant, il suffit de se laisser porter par le courant et apprécier l’instant présent comme il vient.

Figer l’instant avec toutes ses couleurs, garder une image pleine de vie, une seconde éphémère et fragile à l’image des oeuvres de Dale Chihuly, artiste de verre soufflé. Dimanche passé, je me rendais au de Young Museum pour y voir l’exposition de verre soufflé de Chihuly, j’étais littéralement soufflé (ou blown away en anglais) par l’explosion de couleur et la mise en scène de ces tubes, orbes, fleurs et autres formes diverses et étranges! Jeux d’ombres et de lumières, à l’endroit à l’envers, projeté ou réfléchi c’est autant de termes qui peuvent s’apparenter à l’exposition, laquelle forme un tout impressionnant. C’est d’autant plus impressionnant quand on sait que Chihuly a perdu l’usage d’un oeil lors d’un accident de voiture et n’a donc pas la sensation de profondeur, tout est plat pour lui et pourtant il donne une profondeur à ses oeuvres.

Une image vaut 1000 mots… alors place à la galerie!

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