Le Grand Canyon marque la fin de notre séjour à travers les canyons et les paysages larger than life, il est temps de reprendre la (longue) route vers la civilisation et plus précisément, la Cité des Anges, Los Angeles (L.A. pour les intimes). Il me semble que pour beaucoup de monde cette ville est une ville de rêve, du moins dans l’imaginaire de ceux qui ne l’ont jamais vue dans la réalité. Il est clair que la proximité de Hollywood contribue pour une part, mais il me semble qu’à l’instar de ce monde de strass et paillettes c’est somme toute une ville bien artificielle. Un décor en carton où se joue une multitude d’événements pour le plaisir de ceux qui peuvent se payer le luxe du paraître.
Je n’aime pas particulièrement L.A. parce que c’est une ville tentaculaire démesurée et où chaque habitant a sa propre voiture, rendant la circulation chaotique voir cauchemardesque quand il faut se rabattre de la voie de gauche (réservée aux voitures avec 2 passagers au moins) sur la voie de droite (en traversant au passage les 5 voies centrales…). Evidemment, l’usage d’un GPS est fortement recommandée même si le message d’attention “Dans 50m prenez la sortie à droite” vous fait suer et réaliser l’exercice périlleux que cela représente. En fin de compte vous prendrez la prochaine sortie et ferez demi tour à cous sûr!
Et finalement la ville en elle-même n’a que peu de charme; oui bien sûr il y a le Hollywood Boulevard où des centaines d’étoiles aux noms d’artistes ayant contribué au monde du spectacle pavent les lieux et où tous les 2 mètres, chacun s’arrêtent pour prendre en photo l’étoile de son idole, il y a aussi Beverly Hills, quartier résidentiel de stars qui n’habitent probablement pas bien longtemps dans ses demeures hors du commun et à l’abris des yeux de tous tellement les propriétés sont immenses.
Un peu à l’écart de la ville, les plages alentours: Santa Monica, Venice Beach, Malibu et autres qui ne sont pas vraiment moins peuplées que la ville elle-même et où parfois l’exhibitionnisme n’est pas en reste; chacun y va pour montrer son corps de rêve sculpté au fil de longues heures de musculation ou son teint bronzé et sa peau parfaite. Bref, c’est ça le sud de la Californie, l’attitude SoCal (pour SOuthern CALifornia) qui caractérise les gens d’ici (par rapport à San Francisco), tout est beau tout est chaud!
A une heure de cette fourmilière, San Diego, ville plus paisible avec des parcs apaisant. Je pense qu’avoir passé quelques jours au milieu de la nature et revenir dans une ville comme L.A. a provoqué un choc trop grand et je me suis senti oppressé par toute cette agitation.
Dans le prochain épisode, le retour à San Francisco, la chanson du lapin perché et un Chinois à Chinatown clôtureront le road trip 2008.

