Sep
07
2008
2

On the Road #1: Get ready

Mes 6 mois se sont déjà écoulé à Berkeley mais avant de quitter cet immense pays qu’est les Etats-Unis d’Amérique, je me devais d’effectuer encore un voyage et partir à l’aventure… un petit road trip! Le voyage serait long et ennuyeux sans personne à qui parler à part moi-même, ainsi un ami suisse vient me rejoindre pour 2 semaines d’aventure à bord de notre voiture de location: une Kia Optima. Avant de relater l’aventure en elle-même, quelques considérations pour la bonne lecture des prochains articles.

Au cours de mes 6 mois aux USA j’ai vu le prix de l’essence augmenter de $3.38/gallon à $4.75/gallon! J’avais vraiment peur que le gallon d’essence atteigne la barre de $5 ce qui aurait considérablement pesé sur notre budget… C’est quoi un gallon me demanderez-vous? Un gallon américain (parce qu’il en existe d’autres…) c’est l’équivalent de 3.785 litres, le prix du litre d’essence (en prenant une moyenne de $4 puisque c’est finalement ce que nous avons payé généralement par gallon) revient à $1/litre (je vous laisse faire la conversion dans la devise de votre choix). Autant dire que comparé à l’Europe c’est vraiment pas cher! Après, ça dépend aussi de la consommation moyenne de la voiture, et là c’est encore plus compliqué… Si on a l’habitude d’avoir la consommation d’essence pour 100 km, ici c’est plutôt le kilométrage ou plutôt mileage/gallon, bref notre voiture avait un mileage de 25 miles/gallon (1 mile = 1.6 km) et pour finir de vous perdre dans les conversion, je devrai encore vous parler des pounds et degrés fahrenheit, mais ce n’est pas le but.

Au départ de Berkeley, nous décidons prendre la route le mardi 19 août pour environ 10 jours. Les destinations sont les suivantes: Las Vegas (NV), Zion National Park (UT), Bryce Canyon (UT), Grand Canyon (AZ), Huntington Beach, Los Angeles (CA), San Diego (CA), San Francisco (CA). Un programme jugé ambitieux par beaucoup de personnes vu le temps qui nous est imparti, 8 stops en un peu moins de 2 semaines, 4 états (Nevada, Utah, Arizona, Californie) et 4300 km… C’est faisable, nous l’avons fait et même si quelques jours supplémentaires pour pleinement apprécier les parcs nationaux n’auraient pas été superflus, nous avons fait l’essentiel (à la manière des Américains quand ils visitent l’Europe).

Le temps de trier les milliers de photos prises lors du road trip et d’écrire les prochains articles, je vous laisse avec notre itinéraire!

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Aug
11
2008
3

Blow away

Rien à voir avec la chanson éponyme de Georges Harrison, juste un état transitoire… 6 mois déjà! C’est tel une feuille emportée au gré du vent de la Baie de San Francisco que j’ai vécu cette aventure ici. Je ne réalise pas que c’est presque déjà fini, il y a encore tant à faire et voir (et à manger…) ici qu’il faut repartir. Il y a eu de très bons moments comme il y a eu des crises; la vie peut paraître inconstante et pourtant tout fait partie d’un grand équilibre, du moins c’est ce que je pense. 

Une semaine avant la fin de mon programme de recherche à Berkeley, c’est le moment que j’apprécie le moins, dire au-revoir à ceux qui ont peuplé mon quotidien durant des semaines. Evidemment c’est toujours vers la fin que l’on prend le plus de plaisir malgré les contraintes du travail et qu’il faut se faire un bilan des mois passés. A trop y penser, ça devient angoissant, il suffit de se laisser porter par le courant et apprécier l’instant présent comme il vient.

Figer l’instant avec toutes ses couleurs, garder une image pleine de vie, une seconde éphémère et fragile à l’image des oeuvres de Dale Chihuly, artiste de verre soufflé. Dimanche passé, je me rendais au de Young Museum pour y voir l’exposition de verre soufflé de Chihuly, j’étais littéralement soufflé (ou blown away en anglais) par l’explosion de couleur et la mise en scène de ces tubes, orbes, fleurs et autres formes diverses et étranges! Jeux d’ombres et de lumières, à l’endroit à l’envers, projeté ou réfléchi c’est autant de termes qui peuvent s’apparenter à l’exposition, laquelle forme un tout impressionnant. C’est d’autant plus impressionnant quand on sait que Chihuly a perdu l’usage d’un oeil lors d’un accident de voiture et n’a donc pas la sensation de profondeur, tout est plat pour lui et pourtant il donne une profondeur à ses oeuvres.

Une image vaut 1000 mots… alors place à la galerie!

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Jul
30
2008
2

Set me free…

Ah! Il n’y a pas eu de post la semaine passée, pourquoi donc? Je suis particulièrement occupé car mon programme touche à sa fin et évidemment c’est toujours à la fin que le travail devient plus intéressant et plus intense aussi. Ce n’est pas évident pour les nerfs et dans ces situations il faut se changer les idées par tous les moyens le temps du week-end.

Ainsi dimanche passé à eu lieu à Berkeley un festival de cerfs-volants. Je n’ai personnellement jamais mis les mains sur un cerf-volant mais à voir les enfants et leurs parents prendre du plaisir à faire voler les leurs dans un ciel étonnamment bleu à libérer mon esprit de la hantise du travail. Rond ou carré, petit ou grand c’est fou la diversité des formes et des couleurs. Au gré du vent, ils sont portés haut dans le ciel et pourtant liés à la terre par un simple fil presque invisible, parfois peinant à prendre leur envol ils sont pourtant les rois du ciel, du moins le temps d’une après-midi.

En special guest du festival, une équipe spécialement venue de Hamamatsu (Japon) avec leurs cerfs-volants traditionnels. C’était impressionnant de voir ces grands carrés de bambous et papiers prendre leur envol au son des taïko avec en arrière plan une invasion colorée d’octopopus géants. A croire que le ciel allait nous tomber sur la tête!

La soirée de dimanche a été passée en compagnie d’un ami (qui est aussi serveur dans mon restaurant thaïlandais préféré) et son fils à prendre des photos dans San Francisco. L’avantage d’être guidé par Tou, c’est qu’il connaît déjà les coins où prendre de belles photos de la ville, j’en ai donc profiter pour apprendre un peu plus sur l’utilisation de mon appareil photo en préparation d’un futur road trip tout bientôt! Hum… je vous laisse regarder la galerie, c’est sensiblement différent je trouve des mes habituels photographies.

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Jun
29
2008
0

In the Summer heat

Contrairement au Japon où il doit faire bien humide maintenant comme le relate Izouvou ou moi-même un an plus tôt, en Californie, il fait certes chaud mais très sec. Si chaud qu’on a décidé d’arrêter de travailler au bureau pour prendre l’air à l’occasion d’un picnic en plein soleil… c’est en fait le picnic annuel de l’institut de recherche, il n’y a pas de raison pour que des gens partent en vacances au soleil et que les chercheurs restent devant le rayonnement de leurs écrans!

Le vendredi 20 juin, donc tout le monde dehors (oui parce qu’on fait ça sur les heures de bureau!) et devinez quoi, c’est la journée la plus chaude (à mon avis mais aussi celui des collègues) jusqu’à maintenant! On a atteint la barre des 100 degrés fahrenheit (grosso modo 38 degrés celsius…), mais les chercheurs en informatique sont pragmatiques, “Tous à l’ombre des arbres!” par contre on est plutôt mauvais pour ce qui du montage de tente (qui offrirait plus d’ombre que le nombre restreint d’arbre aux alentours…), heureusement le staff “non-scientifique” est là pour monter les tentes, apporter nourriture et boissons ainsi que de s’occuper du barbeque (oui on les adore car on est au petit soin grâce à eux). Une fois les kilos de viande et vegi-burger (oui parce qu’on est à Berkeley quand même, où la moitié de la population est végétarienne voir vegan) dégustés et les litres de bière (ainsi qu’autres sodas et eau) engloutis, il est temps de digérer… à choix sieste à l’ombre, gobage de desserts, soccer (oui oui, parce que football peut porter à confusion), ultimate frisbee et pour tout le monde agonie sous la chaleur… encore une fois grâce à notre staff qu’on adore, on a droit à des pistolet à eau et autres engins qui rendent humide. Si les chercheurs sont guère convaincu que se courir après avec des pistolets à eau les rafraîchiront, les enfants présents (car oui on peut amener qui on veut) eux hésitent sans autre. Evidemment en présence d’armes à haut pouvoir mouillant et de chercheurs en quête de fraîcheur, notre cher staff (qu’on adore toujours autant mais un peu moins après ce qui va suivre) lance l’idée de mouiller ces chercheurs justement! Certains se prendront au jeu, le conflit dégénérera et ils finiront comme si on les avait jeté dans une rivière (sauf qu’il n’y en a pas) mais sécheront en 10 minutes grâce au soleil et à la chaleur, d’autres resteront stoïques (ou peut-être l’eau a-t-elle court-circuité leur cerveau…)

On a beau s’amuser, le travail est aussi important et comme le picnic était sur un jour de travail, assidu comme je suis, je me suis dit que j’allais travailler le samedi pour compenser (vous savez ce sentiment de culpabilité qui vous vient parce que finalement vous n’en foutez pas une de toute la semaine, surtout devant un écran et internet et des collègues qui jouent au baby-foot ou aux fléchettes…). La chaleur en aura décidé autrement (en plus il y a la clim’ au bureau donc c’est l’endroit rêvé), les serveurs et ordinateurs ont laché durant la nuit! On apprend samedi matin, grâce à notre super gentil staff que les machines seront probablement hors d’usage pour la journée (et moi qui avait lancé des simulations pour pouvoir voir les résultats le week-end, ok je travaille un peu en fait…). Tant pis je me promènerai dans San Francisco en espérant qu’il y aura un peu de vent comme d’habitude… ah bah non tant pis aussi alors.

Tout ça pour dire qu’il fait chaud et sec, qu’en temps orageux avec quelques éclairs ont lancé des incendies dans le nord de la Californie depuis le 22 juin et que malgré les efforts de nombreuses personnes, ces feux ne sont pas maîtrisés. La fumée se propage donc sur la région et arrive inévitablement sur San Francisco et alentours, l’intérieur des terres étant plus gravement touchés, à tel point que vendredi, une alerte au smog (comme si le brouillard ambiant ne suffisait pas…) et la qualité de l’air est décrétée “unhealthy” ou malsaine pour tout effort à l’extérieur. Pas de chance moi, qui devait aller le lendemain faire du kayak avec des cousins dans la vallée de Napa (un peu plus au nord). Enfin nous y sommes tout de même allés et c’était très bien (mais je vous raconterai ça une autre fois peut-être…)

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Jun
17
2008
4

The path to success (and richness…)

Ce week-end j’ai eu le loisir d’aller visiter l’université rivale de Berkeley, celle de Stanford, où se déroulait la cérémonie de remise des diplôme de la volée 08 (à prononcer oh eiiiiiiiight!). Une de mes connaissances m’y a invité car elle recevait son bachelor of science in electrical engineering. Outre le fait de revoir une amie rencontrée au Japon (une ex-collègue de chez NEC en fait), c’était l’occasion de voir à quoi ressemblait Palo Alto et l’une des plus prestigieuse université de la planète (mais Berkeley l’est aussi en fait) et aussi voir en chair en os, la femme la plus influente des Etats-Unis (et de la planète selon certains média), celle qu’on appelle ici la “papesse du petit-écran”, Oprah Winfrey. Mais avant d’en arriver à la cérémonie en elle-même il y a un long chemin depuis chez moi, départ à 7h45 pour prendre le premier métro en direction de San Francisco, courte course en taxi puis le train à 9h00 pour arriver à 10h15 devant l’entrée de Stanford. Si la météo est variable à Berkeley, allant du nuageux au grand soleil et de 15 à 28 degrés dans la même journée, Palo Alto (où se trouve l’université de Stanford) jouit d’un ensoleillement tout au long de l’année.

Bon, une fois sur place direction le stade où se déroule la première partie de la cérémonie avec tous les officiels et l’invitée. Une chose frappante tout de même en arrivant ici, c’est qu’il me semble que la ville semble plus riche ou du moins porte plus d’attention à l’aspect visuel de ses bâtiments et la propreté de ses rues (notons aussi qu’il n’y a pas de sans-abri ou de mendiant, qui sont légions à Berkeley). Mon amie me confirmera plus tard qu’effectivement les gens habitant ici sont riches (les étudiants exceptés, encore qu’ils doivent avoir de l’argent ou leurs parents pour pouvoir payer les 40′000$ de frais d’écolage annuel…), d’ailleurs un signe qui ne trompe pas ce sont les marchands de tapis perses. Quand il y en a 3 ou 4 boutiques qui s’alignent sur la rue principale, c’est forcément qu’il y a des gens qui aiment et qui sont capables de se payer des tapis, un objet décoratif que je n’ai jamais compris.

La cérémonie a commencé depuis 30 minutes environ, j’ai donc raté le défilé des futurs fraîchement diplômés mais peu importe, je suis essentiellement là pour voir et entendre le discours d’Oprah, que vous pouvez lire ou regarder selon votre envie, je me contenterai de reprendre quelques points seulement. Oprah a beau avoir son propre talk-show, sa propre compagnie et être milliardaire, elle n’en reste pas moins une personne généreuse et qui s’adresse aux autres humblement. Evidemment elle a parlé d’expériences personnelles, de ce sentiment que vous avez quand vous faites vraiment ce qui vous plaît et ce qui est fait pour vous, de ses échecs et du bonheur. Bien sûr chacun à son propre chemin mais je pense que le message délivré est remarquable: Faites confiance à votre instinct. Si vous êtes perdus, arrêtez-vous et réfléchissez. L’argent ne fait pas le bonheur ou le succès mais c’est une partie de ce chemin. Ce qui est important le sens que vous donnez à votre vie, c’est ça la vraie richesse. La recherche du bonheur est dans l’instant présent, il faut vivre pleinement!

Quelques “viva” et sermons plus tard, les familles et amis sont invités à se rendre aux différents endroits où auront lieu la remise des diplôme en elle-même, vous imaginez bien que l’on ne peut pas appeler chacun des 15′000 diplômés par son nom et le lui remettre devant une telle foule qui attend sous le soleil de plomb. Sur la route donc, il y a de nombreux stands qui offrent rafraîchissements, fruits et noix pour se sustenter et plus loin chaque lieu de remise de diplôme a son stock de repas pour tout ce petit monde, rappelons le, offerts (par les frais d’écolage des diplômés), il faut donner l’impression aux parents qui ont supporté financièrement et psychologiquement leurs enfants que leur argent a été utilisé à bon escient… (comme remplir la panse des invités en ce dimanche ensoleillé)

Après l’encas, les festivités recommencent, il fait de plus en plus chaud et le doyen de la faculté Electrical Engineering appelle les étudiants et les professeurs à bien vouloir se rassembler et se mettre en ligne (deux par deux en se tenant par la main) pour pouvoir débuter. Si tout ce petit monde est sur le point de recevoir un papier attestant de leur capacité à résoudre des problèmes d’ingénieur, les problèmes de circulation et mise en place des chaises n’étaient sans doute pas au programme car c’est seulement après plusieurs tentatives et une mascarade de chaises musicales que chacun trouve enfin son siège. Le doyen ajoutera que c’est une conspiration vu qu’il prendra sa retraite dans quelques jours, il colle alors tous les élèves leur assignant un dernier devoir: celui de présenter le profil gauche ou droite, ça n’a pas d’importance, lors de la poignée de main pour la photo. 40 bachelors, 200 masters, 200 PhD et 2 heures plus tard tout le monde est enfin diplômé! Les invités eux aussi ont reçus quelques degrés sous le soleil…

Congratulations class of Oh eiiiight!

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Jun
10
2008
2

Welcome to America!

Ok, il n’y a pas eu de post la semaine passée car un aspect de la culture américaine m’a touché, le workaholism. Oui, les USA c’est un pays où beaucoup de possibilités sont offertes… à ceux qui travaillent dur! Ainsi je n’ai pas eu le loisir de profiter de mon temps libre récemment autrement qu’à me reposer de la semaine et de toute façon il n’a pas fait excessivement beau. Ceci dit, l’été arrive, le soleil est à son plus beau et je compte bien en profiter prochainement! Ce qui veut dire qu’il faudra travailler encore plus pour en profiter pleinement ensuite. Vous vous souvenez “work hard, play harder“?

Ceci étant dit, c’est les vacances universitaires maintenant et la ville de Berkeley est bien vide sans ses étudiants, au point que certaines boutiques ferment pour l’été voir pire, mettent la clé sous le paillasson à défaut de pouvoir tenir un semestre de plus; des étudiants restent des étudiants, “pauvres” et capricieux. Mais rassurez-vous, mes restaurants préférés eux restent ouverts pour l’été et s’il y a moins de monde, c’est tant mieux pour moi, ça permet de faire la conversation avec les serveurs.

Je partirai bien en vacances d’ailleurs! Il me reste 2 mois de dur labeur (et ils vont être durs) mais comme je n’ai pas eu excessivement de loisirs ces derniers week-ends, j’ai déjà prévu ceux à venir. Ca fait longtemps que je n’ai pas été me promener à San Francisco ou alentours et pourtant il y en a des endroits à voir, surtout quand est dans le domaine technique et que la Silicon Valley n’est pas loin! Direction Palo Alto et Stanford plus précisément dimanche pour la cérémonie de diplôme d’une des plus prestigieuses universités (et rivales de Berkeley) américaines avec comme special guest, l’une des femmes les plus puissantes du pays…

L’occasion de me faire la main avec mon nouveau jouet, un Nikon D60. J’ai cédé parce que les prix des appareils photo DSLR (Digital Single-Lens Reflex) sont devenus abordables et que tout le monde en utlisent un autour de moi, alors autant apprendre grâce à mon entourage comment l’utiliser. Et puis il y a aussi en vue, un petit voyage à la fin de mon séjour durant lequel je pourrai prendre plein plein de photos! C’était donc mon premier achat sur Amazon.com et j’en suis satisfait, après tout on peut tout acheter en ligne ici et pour bien meilleur marché qu’en magasin alors pourquoi se priver? (j’aurai quand même passé un week-end à lire des reviews et passer en magasin pour prendre conseils de vendeurs (peu aimables) sur mon achat).

Bon en attendant de vraies photos d’événements, je continue avec mes prises au gré de mes déambulations dans les rues de Berkeley.

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May
29
2008
2

Am I missing something?

 

Et bien oui déjà la fin de semaine et pas de post sur le blog… mais que se passe-t-il? Non pas que je n’ai rien à raconter mais le quotidien n’a rien d’extraordinaire et n’est probablement pas suffisamment passionant pour vous lecteurs. A moins bien sûr qu’un blog soit justement là pour déverser toutes les idées qui passent à travers l’esprit de son auteur à renfort d’images ou parfois seulement d’image avec pour seule légende “LOL”…

 N’ayant rien de particulier à écrire, je me contenterai d’exposer quelques photos prises par-ci par-là lors de mes promenades en direction de mon lieu de travail. Je pourrai remplir des albums entiers avec la diversité florale mais n’ayant aucun don avec les fleurs, je préfère les laisser encombrer les trottoirs de Berkeley plutôt que l’espace virtuel.

Mais que peut-on bien prendre en photo alors si ce n’est le chien du voisin? Il y a bien quelques objets qui méritent un petit cliché; comme ce vélo abandonné depuis mon arrivée (et probablement plus longtemps encore) ou du moins ce qu’il en reste… (note aux propriétaires de vélo, ne laissez pas le vôtre seul dans la rue ou vous risquez de rentrer à pied et chargé).

 

Il y a aussi cette voiture stationnée, à laquelle on a pris soin d’enlever un pneu… franchement tant qu’à faire, il aurait pu prendre les 4 non? Vous êtes prévenus, les rues de Berkeley sont dangereuses et le crime fait la loi même au pays des super-héros (en collants ou pas). N’y a-t-il donc personne pour protéger le quidam d’une quelqconque agression ou délestage d’effet personnel? Comme partout il y a la police… qui travaille quand tout le monde dort pour qu’on soit sûr d’être tranquille ou est-ce parce que tout est calme qu’ils travaillent?

   

Heureusement, un héros est toujours là pour veiller! A bord de son jet-ski, il sillone les rues, traquant les malfrats, l’emblème de tout un état (la Californie), l’ours californien! Notons aussi que Oski, la mascotte de l’Université de Californie à Berkeley est aussi un ours et qu’il n’est pas rare de voir dans les rues, le slogan “Go Bears!”. Nul doute que l’ours est le protecteur de la ville donc… à moins qu’il soit symbole, de fauteur de troubles lachant une horde de fous furieux à chaque match de l’équipe locale.

Ah mais ça ne sera jamais pire qu’en Suisse durant les 2-3 semaines à venir avec un événement fort en houblons et ballons. Non, je ne pense vraiment pas être en manque de la Suisse finalement.

 

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May
15
2008
4

You leave me no choice…

En relation avec le billet précédent, être célibataire n’est pas chose aisée aux Etats-Unis lorsqu’il faut faire les courses. Tout est déjà pesé-empaqueté pour des familles de 4 personnes au moins! Alors à moins de manger du poulet toute la semaine et à toute les sauces, la solution logique était de se tourner vers les produits frais du marché (et non pas les restaurants à outrance, même si je l’admet j’y passe 2-3 fois par semaine mais c’est parce que je n’ai plus de produits frais en fin de semaine…).

Ce n’est pas un constat nouveau, mais tout de même, la capitalisme pourrait faire un effort pour ces célibataires(qui sont déjà désavantagés par les impôts et autres taxes) et ne pas les forcer à acheter à outrance pour de la nourriture qui se gâtera après quelques jours: du gaspillage! Après quelques mois à Berkeley, une lueur de fibre écolo voit le jour en moi apparemment. C’est amusant que c’est au pays de la sur-consommation qu’on a envie de consommer moins, enfin consommer moins en volume, mais les billets verts se consument plus facilement… Ceci dit, des fois on a beau vouloir être écolo, on veut aussi être économe donc forcément il faut subir la loi du consumérisme et stocker (ce qui est stockable) et dans le cas des personnes non-motorisées, le retour du super-marché relève de la course d’obstacle ou de l’épreuve de force suivant qu’on soit à vélo ou à pied; nul doute que ces personnes ont une meilleure forme physique le l’Américain moyen avec son 4×4 et le pack de bière sur le siège passager…

Avis aux lectrices du blog, je suis à la recherche d’une jolie demoiselle avec qui partager mon appart’ (et non pas faire le ménage) et réduire le gaspillage engendré par le “supersize” de l’Oncle Sam. Envoyez photos et message via la page contact.

Ceci n’est pas un appel désespéré, mais après le billet précédent, certaines personnes se demandent si je ne me sens pas seul à l’autre bout de la planète ;-)

Les araignées aussi sont géantes ici, à se demander si elles ne mangent pas le gaspillage...

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May
06
2008
0

Tell me what you eat, and I will tell you what you are.

Une citation de Jean Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826) parce que durant les jours passés, j’avais besoin de me changer les idées suite à un tragique événement et même si les êtres qui nous sont chers ne sont plus là, la vie continue et il faut la vivre pleinement pour honorer leur mémoire. Ainsi, samedi je me suis pris à faire des activités que je n’ai pas faite depuis longtemps: aller au marché et acheter des produits locaux et ensuite les cuisiner.

J’ai toujours penser que faire la cuisine est une activité ludique qui relève d’un soupçon de créativité et une d’alchimie. J’avoue ne pas être un bon cuisinier mais je ne peux m’empêcher, quand je fais mes courses ou le marché en l’occurrence, de penser à ce que je pourrai bien faire avec tel ou tel légumes, si avec cet autre ingrédient celui-ci ferai un bon mélange, etc… à l’instar de Rémi (du film d’animation Ratatouille), j’ai parfois envie d’essayer pour voir si la combinaison fera *BANG!* et déclencher une synesthésie, de quoi vous mettre l’eau à la bouche.

Ceci dit, mes médiocres capacités culinaires me poussent plus à tenter de recréer un plat ou une saveur déjà connue, quitte à y apporter quelques arrangements personnels selon les disponibilités. Mais revenons en au marché; samedi matin donc, se tenait devant l’immeuble de mon bureau un petit marché où l’on y trouvait des produits locaux mais surtout organic ou bio. Contrairement à la Floride où j’ai passé quelques jours la semaine précédente, les gens en Californie se soucient de leur alimentation et préfèrent largement ces produits organic à leurs semblables non-organic. Bien que plus chers, allant du simple au double, ces fruits et légumes (et même la viande et les fromages) sont dits de naturels (et sans conservateur) et meilleurs pour la santé. Je n’entre pas dans le débat mais à voir organic partout ici, on vient à céder et acheter aussi ces beaux fruits et légumes, après tout on est ce que l’on mange, n’est-ce pas?

De retour du marché, un petit creux se fait savoir mais je décide de ne pas avoir un gros repas… dans ces cas là, j’aime me faire un petit en-cas vite fait (si j’ai les ingrédients sous la main), une variation de la bruschetta. Des tranches de pain, de l’huile d’olive, tomate fraîche, fromage et quelques feuilles de basilic, le tout au four quelques minutes et bon appétit. Faisons différent, remplaçons la traditionnelle mozzarella par… de la mozzarella (bah oui c’est bon quand même), du brie et du bleu.

Bruschetta revisitée

C’est visuellement coloré, le basilic a une odeur enivrante (surtout quand il fait beau soleil) et c’est délicieux! Maintenant la question que vous vous posez, c’est lequel des 3 fromages était meilleur? Et bien… la mozzarella est classique et ça se rapproche de la pizza du coup (mais je préfère les tomates fraîches), le brie n’a pas un goût assez prononcé pour donner un plus, alors le bleu est un bon choix et je suis content d’avoir essayé.

Oui la cuisine c’est amusant et ça l’est encore plus quand on a quelqu’un avec qui partager le repas. Mon cousin a pu profiter d’une autre tentative de recréation d’une sauce cette fois. Médaillon de boeuf et sauce aux chanterelles et crème accompagné d’un roesti et quelques légumes, le tout préparé maison! Des fois je m’épate moi-même (à la base j’étais parti pour faire une purée de pomme de terre mais j’ai changé en cours de cuisson pour des roesti). Ce n’est pas plus long de cuisiner pour plusieurs personnes mais l’avantage c’est qu’ils s’occupent de laver la vaisselle après…

Voilà, c’était le billet culinaire pour rassurer ceux qui pensent que je ne sais pas me débrouiller en cuisine ou que je meurs de faim ou encore que je vais tout le temps au restaurant (oui je vais 1 fois par semaine chez Anchalee et Norikonoko et alors?) et non je ne vais jamais au fast-food.

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Apr
07
2008
7

Reminiscent memories

Il y a des lieux où quand on entre, une bouffée de nostalgie se fait sentir. C’est le cas du petit restaurant “Norikonoko“, qui se traduit par L’enfant de Noriko, vous l’aurez compris, il s’agit d’un restaurant japonais. Jamais entré ici mais le souvenir d’un yakitori-ya près de mon appart’ à Shin-Ishikiri refait surface. On entre en faisant coulisser la porte et on voit monsieur au gril, madame à la composition des assiettes ou bento, c’est l’image du petit restaurant japonais qu’on s’attendrait à trouver au coin d’une ruelle pas très fréquentée au Japon.

Ici c’est écrit à l’entrée “homey style“, autrement dit, exit les sushi et tempura; au menu des petits plats qu’on ne trouve que très rarement au restaurant, et pour cause c’est le plus souvent à la maison qu’on les mange (ou à la cafétéria de NEC à Ikoma!). Tout a l’air bon sur la carte et un sentiment de joie voit le jour dans ma tête en pensant aux futures nombreuses fois où je mettrai les pieds ici. Ni une ni deux, il me faut tester le miso ramen pour me faire une idée… itadakimasu! C’est un réel plaisir de pouvoir goûter à nouveau la cuisine japonaise sans pour autant avoir à faire à des sushi.

Etant seul à dîner comme à mon habitude, c’est aussi agréable d’être au comptoir et de pouvoir faire un brin de causette avec Noriko. Elle est venue faire ses études ici, puis est rentrée au Japon. Réalisant qu’elle s’est américainisée et que la place de la femme au Japon n’est pas très favorable, elle décide de revenir aux USA où elle travaillera pour Cal. Après quelques années, elle ouvrira son restaurant avec son mari et ça fait 14 ans maintenant que des heureux passants comme moi ce soir là, peuvent savourer une cuisine “comme à la maison”.

La fois suivante, j’ai goûté, sur conseil d’un des jeunes serveurs, le robata bento; saumon, crevettes et divers légumes grillés, accompagnés des traditionnels légumes marinés et autres croquettes. Ne me doutant pas que ça serait copieux, j’ai pris avant un onigiri saumon par nostalgie des nombreux onigiri achetés au combini juste à côté de chez moi au Japon, c’est ma foi bien bon! La fois d’après (oui oui 3 fois en une semaine), ca a été maguro yamaboko et chikara udon. Le premier est composé de tranches de thon avec une patate (de la montagne) japonaise qui rend le plat visqueux et gluant; ça m’a fait penser à mon premier repas au Japon quand mes collègues mes regardaient attentivement pour voir si je mangerai ou pas ce truc visqueux (chose que j’ai faite après qu’ils ont bien voulu m’expliquer comment manger ça avec des baguettes, il suffit de “slurper”). Le deuxième est un udon avec du mochi, c’est original et aussi gluant mais c’est bon est amusant à manger! Gochisosama!

En dehors de cette cuisine dite maison, le cadre du restaurant est enchanteur; parsemés au-dessus du comptoir des bibelots, jouets et autres babioles, comme si un enfant avait laissé sa collection de jouets ici. Le comptoir n’est pas le seul endroit envahi par ces souvenirs d’enfance, il y en a sur les rebords de fenêtre, un pikachu à l’entrée et d’autres traces d’enfance à travers la pièce. Un peu comme si le temps n’avait pas prise ici et que l’américanisation n’avait pas atteint la cuisine de Noriko, un rempart pour se souvenir de son enfance et comment était la cuisine de maman?

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