Les USA sont probablement un pays où les rêves sont possibles et réalisables… évidemment tout le monde n’est pas logé à la même enseigne et il faudra beaucoup plus d’énergie et d’efforts à certains pour accomplir leurs rêves. Après tout, c’est un pays pervers car on nous fait croire que chacun a sa chance, que c’est facile d’y arriver: le consommateur est roi… ou est-il l’esclave de la société de consommation? La maître mot c’est money. Et en Californie peut-être encore plus qu’ailleurs sur le sol américain, il faut dépenser! Pour idée, l’économie de la Californie (qui compte entre autre Hollywood et la Silicon Valley) contribue pour 13% du PIB des USA et un pouvoir d’achat monstrueux, de l’ordre de plusieurs pays réunis à lui seul…
Il faut dépenser sans compter et sans argent car tout s’achète avec une carte de crédit, pour finalement s’endetter sans le savoir. Courir après l’argent et se faire rattraper par ses dettes. A l’heure où l’économie va mal, où le pays en prise avec la récession et un président qui affirme que tout va bien (alors qu’il a un peu fait sauté une économie forte et stable en quelques mois…). Rien ne va plus!
Ainsi, je me pose en tant que sauveur des USA (comprenez: à mon échelle) car je vais dépenser mon argent pour aider une économie bancale. J’ai l’avantage d’être payé en euros et la conjoncture fait que j’y suis carrément gagnant, mais je ne suis pas le seul, il n’y a qu’à voir les investisseurs étrangers venir ici, essentiellement européen, car leur pouvoir d’achat est encore plus monstrueux! Autant en profiter car qui sait ce que vaudront mes dollars à mon retour, actuellement autant que des francs suisses, du jamais vu. Bref je peux m’offrir un peu de rêve ici, je veux dire une vie matérialiste.
Une sensation de richesse… mais l’argent ne fait pas le bonheur, tout le monde sait ça. Pourtant, San Francisco est une ville très riche culturellement et à regarder le monde qui m’entoure, cette diversité existe au quotidien, diverses communautés cohabitent et chaque jour en allant travailler: “I have a Dream.” du Dr. Martin Luther King Jr, me revient en tête car je traverse justement la rue Martin Luther King. Il est donc possible de se réunir en tant qu’être humain pour célébrer l’esprit de fraternité, se souvenir du discours “J’ai fait un rêve” mais aussi des difficultés pour lutter contre la ségrégation ou pour la liberté et l’égalité de chacun. Chacun se construit son rêve avec ses moyens et il est important de les accomplir.
La photo du jour a été prise sur Berkeley Hill alors que j’essayais d’atteindre le sommet de la colline derrière le campus de Cal. En me retournant pour faire face à la baie, j’aperçois au loin le Golden Gate Bridge, à contre jour, une impression irréelle, une terre lointaine, presque un rêve… c’est ici!


