Feb
19
2008
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Japanese pop art in Switzerland

Le retour à la vie helvétique est difficile après 6 mois au Japon et je suis souvent rêveur, espérant encore y être ou y retourner prochainement. Sur un coup de fil d’un ami m’informant qu’il y a un concert d’un groupe japonais à Lausanne, mon inconscient réagit à l’instant et accepte l’invitation, moi qui sors si peu et encore moins en semaine… C’était une soirée découverte qui en valait le coup!


Il y a un peu plus d’un an, j’achevais la rédaction d’un travail sur la culture pop japonaise et son impact sur notre société. Le sujet est tellement vaste que nous nous étions cantonné à un aspect des cultures pop japonaises, à savoir les manga et un pue de J-pop. Au détour de nos lectures, nous découvrions Takashi Murakami, artiste de pop-art nippon, initiateur du mouvement “Superflat”: une rencontre en la la culture pop et la culture des otaku.

Et ce pop-art se ressentait lors du concert des d.v.d (pour drums visual drums) au Bourg, le 13 février 2008. Une oeuvre conceptuelle qui se regarde musicalement. Imaginez un flipper dont les flips sont controlés par le rythme des batteurs, l’un à gauche et l’autre à droite (Jimanica et Itoken), et la bille dirigée par le troisième, programmeur visuel (YMG), avec une Wiimote… oui oui c’est bien ça, une Wii et 2 ordinateurs (des macs en l’occurence…)


Une fois, le premier niveau de flipper réussi, le public comprend que ça ne sera pas un simple concert de batteries mais un jeu entre les 3 “joueurs” dirigé à la Wiimote, les batteurs ne regardent plus leurs instruments mais l’écran afin de réagir aux interactions dictées par le programmeur. Nous avons droit à un “pong”, des partitions musicales chaotiques, un méli-mélo de couleurs et de formes pour ravir aussi bien les yeux que les oreilles.


Une image vaut 1000 mots et une vidéo autant d’images, je n’ai malheureusement rien enregistré sur place mais me suis procuré leur DVD. Ceci dit, il vous faudra vous contenter d’une vidéo youtube pour l’instant.Pour finir, comme le décrit le flyer de la soirée, d.v.d:

    c’est comme voir Tortoise ou Notwist recomposé avec la complicité de Takashi Murakami, la superstar du nouveau pop-art nippon. Surtout, c’est une nouvelle preuve d’une excelente combinaison de high-tech et de tendresse joueuse: le Japon reste une planète à part.

Ceci ne fait que confirmer mon opinion sur la Suisse et sa grisaille, autant visuel que musical car en première partie du concert, un groupe suisse (Buttercup Metal Polish), 2 batteurs aussi avec lesquels je ne suis pas entré dans leur musique. Pourtant, la maîtrise est parfaite et même affolante tellement tout à l’air juste et compté mais il manquait une touche de chaos, d’incertitude. Au final, la précision suisse et le pop art japonais combiné avec 4 batteries et un visual programmer (d.d.v.d.d comme le soulignait un des batteurs nippons) pour une cacophonie où plus aucune mesure n’est respectée, c’est le chaos total et rideau.

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Written by Blash in: Japan, Life | Tags: , ,

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