La première étape de notre road trip est la ville de tous les vices: Las Vegas. Situé dans l’état du Nevada et à quelques 570 miles de Berkeley (juste 10 heures de route…), la ville de Las Vegas, Vegas pour les intimes se trouve au beau milieu du désert (celui de Mojave) et pas loin de la Vallée de la Mort… endroit charmant n’est-il pas? Grâce à sa politique libérale concernant les jeux d’argent, la ville est rapidement devenue la capitale du jeu durant le siècle dernier mais aussi la ville où tout peut s’acheter.
Oui mais que faire à Las Vegas, si on ne se sent pas l’âme joueur, surtout que depuis ma dernière visite, les machines à sous ne font plus cling cling cling dès qu’un heureux quidam aligne les symboles identiques, mais crache un billet qu’il faudra aller encaisser aux caisses par la suite. Et puis bon, voir les gens miser 20$ minimum sur les tables… c’est notre premier stop et nous avons besoin de notre budget pour la suite du road trip! Bref les casinos se ressemblent, contrairement à la surenchère des hôtels du château (Excalibur) à la pyramide (Luxor) ou encore les grattes-ciel du New-York New-York ou la tour Eiffel du Paris, il y en a pour tous les goûts et pour ceux qui préfère des hôtels aux allures plus “sobres” sans laisser à côté le luxe et le confort, il y a toujours le Bel Agio ou le Wynn (plutôt bon signe comme nom pour la ville du jeu non? remarquez mon nom à une prononciation similaire…). Bref, une visite de la ville, c’est la visite des grandes villes du monde et pour se détourner un instant des machines à sous, le passant aura tout le loisir pour dépenser ses gains dans les nombreuses enseignes et magasins, notons la présence d’au moins 5 magasins Louis Vuitton, un dans chacun des hôtels les plus luxueux.
Le soleil se couche sur Sin City et les hombre sortent, distribuant à tout va des dizaines de cartes pour Paula, Suki, Holy et leurs amies toutes aussi dévêtues les unes que les autres. Un simple numéro avec la mention full service et in 15 minutes in your room moyennant finance (carte de crédit acceptée…). Une vraie collection de cartes comme les Pokémon, je me demande ce que pensent les femmes de ménage chaque matin à récolter toutes ces cartes dans les chambres?
Encore un petit vice? Que diriez-vous d’une petite gourmandise? Même perdu au milieu de nulle part, on peut manger de tout à Vegas, que ce soit fruits et légumes (sûrement pas locaux) ou toutes les viandes et poissons, il n’y avait qu’à voir la longue procession de camions transporteurs frigorifiques sur la route menant à Las Vegas. Ni une, ni deux, nous décidons de nous éclater la panse à renfort de buffet à volonté (à discrétion dit-on en Suisse, ce qui change radicalement l’image du buffet…) pour la modique somme de 20$. Prenant la chose au sérieux, nous resterons 2h30 alors que notre table voisine aura vu défiler 3 couples différents… Le 2ème buffet (le lendemain, je précise pour ne pas vous faire peur…) nous prendra un peu de cours car le restaurant arrête de servir dans 50 minutes, qu’à cela ne tienne, nous empilons les assiettes sur la table avant que le staff ne débarrasse le buffet; nous resterons les seuls à manger des montagnes de sushis alors que finalement les serveurs préparent déjà le buffet du “soir” (qui commence à 16h). Peu importe, la notion du temps n’existe plus ici, nous vivons à l’intérieur des hôtels-galeries-marchandes car il fait trop chaud dehors, autour des 100 degrés fahrenheit (dessert, pardon désert oblige…).
Trois jours dans cette ville du faux sont amplement suffisant et après cet excès d’artificiel, il est temps de reprendre la route vers des contrées plus vertes et naturelles (ou pas…). Prochaine étape: Zion National Park en Utah!



