Sep
11
2008
2

On the Road #2: Sin City

La première étape de notre road trip est la ville de tous les vices: Las Vegas. Situé dans l’état du Nevada et à quelques 570 miles de Berkeley (juste 10 heures de route…), la ville de Las Vegas, Vegas pour les intimes se trouve au beau milieu du désert (celui de Mojave) et pas loin de la Vallée de la Mort… endroit charmant n’est-il pas? Grâce à sa politique libérale concernant les jeux d’argent, la ville est rapidement devenue la capitale du jeu durant le siècle dernier mais aussi la ville où tout peut s’acheter.

Oui mais que faire à Las Vegas, si on ne se sent pas l’âme joueur, surtout que depuis ma dernière visite, les machines à sous ne font plus cling cling cling dès qu’un heureux quidam aligne les symboles identiques, mais crache un billet qu’il faudra aller encaisser aux caisses par la suite. Et puis bon, voir les gens miser 20$ minimum sur les tables… c’est notre premier stop et nous avons besoin de notre budget pour la suite du road trip! Bref les casinos se ressemblent, contrairement à la surenchère des hôtels du château (Excalibur) à la pyramide (Luxor) ou encore les grattes-ciel du New-York New-York ou la tour Eiffel du Paris, il y en a pour tous les goûts et pour ceux qui préfère des hôtels aux allures plus “sobres” sans laisser à côté le luxe et le confort, il y a toujours le Bel Agio ou le Wynn (plutôt bon signe comme nom pour la ville du jeu non? remarquez mon nom à une prononciation similaire…). Bref, une visite de la ville, c’est la visite des grandes villes du monde et pour se détourner un instant des machines à sous, le passant aura tout le loisir pour dépenser ses gains dans les nombreuses enseignes et magasins, notons la présence d’au moins 5 magasins Louis Vuitton, un dans chacun des hôtels les plus luxueux.

Le soleil se couche sur Sin City et les hombre sortent, distribuant à tout va des dizaines de cartes pour Paula, Suki, Holy et leurs amies toutes aussi dévêtues les unes que les autres. Un simple numéro avec la mention full service et in 15 minutes in your room moyennant finance (carte de crédit acceptée…). Une vraie collection de cartes comme les Pokémon, je me demande ce que pensent les femmes de ménage chaque matin à récolter toutes ces cartes dans les chambres?

Encore un petit vice? Que diriez-vous d’une petite gourmandise? Même perdu au milieu de nulle part, on peut manger de tout à Vegas, que ce soit fruits et légumes (sûrement pas locaux) ou toutes les viandes et poissons, il n’y avait qu’à voir la longue procession de camions transporteurs frigorifiques sur la route menant à Las Vegas. Ni une, ni deux, nous décidons de nous éclater la panse à renfort de buffet à volonté (à discrétion dit-on en Suisse, ce qui change radicalement l’image du buffet…) pour la modique somme de 20$. Prenant la chose au sérieux, nous resterons 2h30 alors que notre table voisine aura vu défiler 3 couples différents… Le 2ème buffet (le lendemain, je précise pour ne pas vous faire peur…) nous prendra un peu de cours car le restaurant arrête de servir dans 50 minutes, qu’à cela ne tienne, nous empilons les assiettes sur la table avant que le staff ne débarrasse le buffet; nous resterons les seuls à manger des montagnes de sushis alors que finalement les serveurs préparent déjà le buffet du “soir” (qui commence à 16h). Peu importe, la notion du temps n’existe plus ici, nous vivons à l’intérieur des hôtels-galeries-marchandes car il fait trop chaud dehors, autour des 100 degrés fahrenheit (dessert, pardon désert oblige…).

Trois jours dans cette ville du faux sont amplement suffisant et après cet excès d’artificiel, il est temps de reprendre la route vers des contrées plus vertes et naturelles (ou pas…). Prochaine étape: Zion National Park en Utah!

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Aug
11
2008
3

Blow away

Rien à voir avec la chanson éponyme de Georges Harrison, juste un état transitoire… 6 mois déjà! C’est tel une feuille emportée au gré du vent de la Baie de San Francisco que j’ai vécu cette aventure ici. Je ne réalise pas que c’est presque déjà fini, il y a encore tant à faire et voir (et à manger…) ici qu’il faut repartir. Il y a eu de très bons moments comme il y a eu des crises; la vie peut paraître inconstante et pourtant tout fait partie d’un grand équilibre, du moins c’est ce que je pense. 

Une semaine avant la fin de mon programme de recherche à Berkeley, c’est le moment que j’apprécie le moins, dire au-revoir à ceux qui ont peuplé mon quotidien durant des semaines. Evidemment c’est toujours vers la fin que l’on prend le plus de plaisir malgré les contraintes du travail et qu’il faut se faire un bilan des mois passés. A trop y penser, ça devient angoissant, il suffit de se laisser porter par le courant et apprécier l’instant présent comme il vient.

Figer l’instant avec toutes ses couleurs, garder une image pleine de vie, une seconde éphémère et fragile à l’image des oeuvres de Dale Chihuly, artiste de verre soufflé. Dimanche passé, je me rendais au de Young Museum pour y voir l’exposition de verre soufflé de Chihuly, j’étais littéralement soufflé (ou blown away en anglais) par l’explosion de couleur et la mise en scène de ces tubes, orbes, fleurs et autres formes diverses et étranges! Jeux d’ombres et de lumières, à l’endroit à l’envers, projeté ou réfléchi c’est autant de termes qui peuvent s’apparenter à l’exposition, laquelle forme un tout impressionnant. C’est d’autant plus impressionnant quand on sait que Chihuly a perdu l’usage d’un oeil lors d’un accident de voiture et n’a donc pas la sensation de profondeur, tout est plat pour lui et pourtant il donne une profondeur à ses oeuvres.

Une image vaut 1000 mots… alors place à la galerie!

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Jul
15
2008
1

Home Runners

Je me demande combien de temps je dois vivre au même endroit pour m’entendre dire “je rentre à la maison” après un séjour dans une autre ville (comme New York City par exemple) ou en rentrant du travail… Je sais que je voyage beaucoup et que techniquement ma maison est en Suisse, mais je pense que sur une courte durée, mon logement ou la ville où j’habite le temps de quelques mois devient alors mon port d’attache.

Pourtant, est-ce que je suis de Berkeley, San Francisco ou de Californie voir même des USA? je ne sais pas mais la Californie est pour sûr l’état américain que je préfère.

Tout comme lors du championnant de football (américain) lors de mon séjour à Pittsburgh et des bons résultats des Steelers, on commence à se sentir du coin quand on supporte l’équipe locale (c’est plus facile quand l’équipe n’est pas trop mauvaise je l’accorde). C’est dans le cadre du travail que mes collègues et moi sommes allés, pendant les heures de bureau, assister à un match de baseball: Oakland’s Athletics vs Seattle Mariners. Tous frais payé! (comprenez billet d’entrée, ticket de métro aller-retour et 10$ pour se nourrir) J’avoue qu’au départ j’étais plus interessé par le match pour voir les Seattle Mariners et Ichiro Suzuki, mais peu importe puisqu’il ne jouera que quelques minutes; il se garde pour le match All-Star qui se joue cette semaine je crois.

Je ne vous exposerai pas les règles du baseball, ça serait trop long et pénible, et il m’aura fallu plusieurs jours pour les assimiler l’année passée en regardant les lycéens japonais lors du Koshien.

15′000 personnes pour la quatrième confrontation entre les 2 équipes cette semaine (oui ils jouent tous les jours), certaines équipes jouent dans un stade complet lors de tous les matchs (comme les New York Yankees ou les Boston Red Sox), ici ce n’est pas le cas mais l’ambiance est là.

Le début est certes ennuyeux, les équipes s’échauffent et les spectateurs se remplissent la panse à coup de hot-dogs, glace, chips, nachos, bières, soda et autres. Il faudra attendre le huitième inning pour voir les Mariners marquer un point et un second dans le neuvième… les supporters locaux commencent à quitter le stade, le 9ème inning étant le dernier… sauf en cas d’égalité! Alors que la moitié de l’audience est partie (après 3 heures de jeu tout de même), les A’s marquent par 2 fois dans le dernier inning (le 9ème) avec 2 home run! C’est assez extraordinnaire et voir le public se lever et applaudir la performance tout en scandant A’s go home run! Il faut croire que ça marche! Egalité donc, extra innings à venir et c’est au bout du 11ème que les A’s s’imposent sur le score de 3-2, gagnant en même 3 confrontations sur 4.

C’est amusant car je n’avais aucun intérêt pour le baseball il y a 4 ans (les Pittsburgh Pirates étant particulièrement mauvais) et c’est en regardant au Japon que j’ai pris un peu goût à ce sport, il faut dire que c’est beaucoup plus amusanr de voir un match avec des amis que devant son écran et surtout quand il y a des home run!

Je ne suis pas loin non plus de renter, 6 mois ça passe très vite, j’entame là mon dernier mois et tout s’accèlère encore plus, la fin du séjour promet d’être riche en événements!

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Jun
29
2008
0

In the Summer heat

Contrairement au Japon où il doit faire bien humide maintenant comme le relate Izouvou ou moi-même un an plus tôt, en Californie, il fait certes chaud mais très sec. Si chaud qu’on a décidé d’arrêter de travailler au bureau pour prendre l’air à l’occasion d’un picnic en plein soleil… c’est en fait le picnic annuel de l’institut de recherche, il n’y a pas de raison pour que des gens partent en vacances au soleil et que les chercheurs restent devant le rayonnement de leurs écrans!

Le vendredi 20 juin, donc tout le monde dehors (oui parce qu’on fait ça sur les heures de bureau!) et devinez quoi, c’est la journée la plus chaude (à mon avis mais aussi celui des collègues) jusqu’à maintenant! On a atteint la barre des 100 degrés fahrenheit (grosso modo 38 degrés celsius…), mais les chercheurs en informatique sont pragmatiques, “Tous à l’ombre des arbres!” par contre on est plutôt mauvais pour ce qui du montage de tente (qui offrirait plus d’ombre que le nombre restreint d’arbre aux alentours…), heureusement le staff “non-scientifique” est là pour monter les tentes, apporter nourriture et boissons ainsi que de s’occuper du barbeque (oui on les adore car on est au petit soin grâce à eux). Une fois les kilos de viande et vegi-burger (oui parce qu’on est à Berkeley quand même, où la moitié de la population est végétarienne voir vegan) dégustés et les litres de bière (ainsi qu’autres sodas et eau) engloutis, il est temps de digérer… à choix sieste à l’ombre, gobage de desserts, soccer (oui oui, parce que football peut porter à confusion), ultimate frisbee et pour tout le monde agonie sous la chaleur… encore une fois grâce à notre staff qu’on adore, on a droit à des pistolet à eau et autres engins qui rendent humide. Si les chercheurs sont guère convaincu que se courir après avec des pistolets à eau les rafraîchiront, les enfants présents (car oui on peut amener qui on veut) eux hésitent sans autre. Evidemment en présence d’armes à haut pouvoir mouillant et de chercheurs en quête de fraîcheur, notre cher staff (qu’on adore toujours autant mais un peu moins après ce qui va suivre) lance l’idée de mouiller ces chercheurs justement! Certains se prendront au jeu, le conflit dégénérera et ils finiront comme si on les avait jeté dans une rivière (sauf qu’il n’y en a pas) mais sécheront en 10 minutes grâce au soleil et à la chaleur, d’autres resteront stoïques (ou peut-être l’eau a-t-elle court-circuité leur cerveau…)

On a beau s’amuser, le travail est aussi important et comme le picnic était sur un jour de travail, assidu comme je suis, je me suis dit que j’allais travailler le samedi pour compenser (vous savez ce sentiment de culpabilité qui vous vient parce que finalement vous n’en foutez pas une de toute la semaine, surtout devant un écran et internet et des collègues qui jouent au baby-foot ou aux fléchettes…). La chaleur en aura décidé autrement (en plus il y a la clim’ au bureau donc c’est l’endroit rêvé), les serveurs et ordinateurs ont laché durant la nuit! On apprend samedi matin, grâce à notre super gentil staff que les machines seront probablement hors d’usage pour la journée (et moi qui avait lancé des simulations pour pouvoir voir les résultats le week-end, ok je travaille un peu en fait…). Tant pis je me promènerai dans San Francisco en espérant qu’il y aura un peu de vent comme d’habitude… ah bah non tant pis aussi alors.

Tout ça pour dire qu’il fait chaud et sec, qu’en temps orageux avec quelques éclairs ont lancé des incendies dans le nord de la Californie depuis le 22 juin et que malgré les efforts de nombreuses personnes, ces feux ne sont pas maîtrisés. La fumée se propage donc sur la région et arrive inévitablement sur San Francisco et alentours, l’intérieur des terres étant plus gravement touchés, à tel point que vendredi, une alerte au smog (comme si le brouillard ambiant ne suffisait pas…) et la qualité de l’air est décrétée “unhealthy” ou malsaine pour tout effort à l’extérieur. Pas de chance moi, qui devait aller le lendemain faire du kayak avec des cousins dans la vallée de Napa (un peu plus au nord). Enfin nous y sommes tout de même allés et c’était très bien (mais je vous raconterai ça une autre fois peut-être…)

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May
15
2008
4

You leave me no choice…

En relation avec le billet précédent, être célibataire n’est pas chose aisée aux Etats-Unis lorsqu’il faut faire les courses. Tout est déjà pesé-empaqueté pour des familles de 4 personnes au moins! Alors à moins de manger du poulet toute la semaine et à toute les sauces, la solution logique était de se tourner vers les produits frais du marché (et non pas les restaurants à outrance, même si je l’admet j’y passe 2-3 fois par semaine mais c’est parce que je n’ai plus de produits frais en fin de semaine…).

Ce n’est pas un constat nouveau, mais tout de même, la capitalisme pourrait faire un effort pour ces célibataires(qui sont déjà désavantagés par les impôts et autres taxes) et ne pas les forcer à acheter à outrance pour de la nourriture qui se gâtera après quelques jours: du gaspillage! Après quelques mois à Berkeley, une lueur de fibre écolo voit le jour en moi apparemment. C’est amusant que c’est au pays de la sur-consommation qu’on a envie de consommer moins, enfin consommer moins en volume, mais les billets verts se consument plus facilement… Ceci dit, des fois on a beau vouloir être écolo, on veut aussi être économe donc forcément il faut subir la loi du consumérisme et stocker (ce qui est stockable) et dans le cas des personnes non-motorisées, le retour du super-marché relève de la course d’obstacle ou de l’épreuve de force suivant qu’on soit à vélo ou à pied; nul doute que ces personnes ont une meilleure forme physique le l’Américain moyen avec son 4×4 et le pack de bière sur le siège passager…

Avis aux lectrices du blog, je suis à la recherche d’une jolie demoiselle avec qui partager mon appart’ (et non pas faire le ménage) et réduire le gaspillage engendré par le “supersize” de l’Oncle Sam. Envoyez photos et message via la page contact.

Ceci n’est pas un appel désespéré, mais après le billet précédent, certaines personnes se demandent si je ne me sens pas seul à l’autre bout de la planète ;-)

Les araignées aussi sont géantes ici, à se demander si elles ne mangent pas le gaspillage...

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May
06
2008
0

Tell me what you eat, and I will tell you what you are.

Une citation de Jean Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826) parce que durant les jours passés, j’avais besoin de me changer les idées suite à un tragique événement et même si les êtres qui nous sont chers ne sont plus là, la vie continue et il faut la vivre pleinement pour honorer leur mémoire. Ainsi, samedi je me suis pris à faire des activités que je n’ai pas faite depuis longtemps: aller au marché et acheter des produits locaux et ensuite les cuisiner.

J’ai toujours penser que faire la cuisine est une activité ludique qui relève d’un soupçon de créativité et une d’alchimie. J’avoue ne pas être un bon cuisinier mais je ne peux m’empêcher, quand je fais mes courses ou le marché en l’occurrence, de penser à ce que je pourrai bien faire avec tel ou tel légumes, si avec cet autre ingrédient celui-ci ferai un bon mélange, etc… à l’instar de Rémi (du film d’animation Ratatouille), j’ai parfois envie d’essayer pour voir si la combinaison fera *BANG!* et déclencher une synesthésie, de quoi vous mettre l’eau à la bouche.

Ceci dit, mes médiocres capacités culinaires me poussent plus à tenter de recréer un plat ou une saveur déjà connue, quitte à y apporter quelques arrangements personnels selon les disponibilités. Mais revenons en au marché; samedi matin donc, se tenait devant l’immeuble de mon bureau un petit marché où l’on y trouvait des produits locaux mais surtout organic ou bio. Contrairement à la Floride où j’ai passé quelques jours la semaine précédente, les gens en Californie se soucient de leur alimentation et préfèrent largement ces produits organic à leurs semblables non-organic. Bien que plus chers, allant du simple au double, ces fruits et légumes (et même la viande et les fromages) sont dits de naturels (et sans conservateur) et meilleurs pour la santé. Je n’entre pas dans le débat mais à voir organic partout ici, on vient à céder et acheter aussi ces beaux fruits et légumes, après tout on est ce que l’on mange, n’est-ce pas?

De retour du marché, un petit creux se fait savoir mais je décide de ne pas avoir un gros repas… dans ces cas là, j’aime me faire un petit en-cas vite fait (si j’ai les ingrédients sous la main), une variation de la bruschetta. Des tranches de pain, de l’huile d’olive, tomate fraîche, fromage et quelques feuilles de basilic, le tout au four quelques minutes et bon appétit. Faisons différent, remplaçons la traditionnelle mozzarella par… de la mozzarella (bah oui c’est bon quand même), du brie et du bleu.

Bruschetta revisitée

C’est visuellement coloré, le basilic a une odeur enivrante (surtout quand il fait beau soleil) et c’est délicieux! Maintenant la question que vous vous posez, c’est lequel des 3 fromages était meilleur? Et bien… la mozzarella est classique et ça se rapproche de la pizza du coup (mais je préfère les tomates fraîches), le brie n’a pas un goût assez prononcé pour donner un plus, alors le bleu est un bon choix et je suis content d’avoir essayé.

Oui la cuisine c’est amusant et ça l’est encore plus quand on a quelqu’un avec qui partager le repas. Mon cousin a pu profiter d’une autre tentative de recréation d’une sauce cette fois. Médaillon de boeuf et sauce aux chanterelles et crème accompagné d’un roesti et quelques légumes, le tout préparé maison! Des fois je m’épate moi-même (à la base j’étais parti pour faire une purée de pomme de terre mais j’ai changé en cours de cuisson pour des roesti). Ce n’est pas plus long de cuisiner pour plusieurs personnes mais l’avantage c’est qu’ils s’occupent de laver la vaisselle après…

Voilà, c’était le billet culinaire pour rassurer ceux qui pensent que je ne sais pas me débrouiller en cuisine ou que je meurs de faim ou encore que je vais tout le temps au restaurant (oui je vais 1 fois par semaine chez Anchalee et Norikonoko et alors?) et non je ne vais jamais au fast-food.

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Apr
21
2008
4

Cherry blossom

Il faut croire que le mois d’avril est celui du Japon, surtout pour la floraison des cerisiers japonais ou pas, mais dont les Japonais adore contempler la floraison (moins poétiquement, c’est une raison d’organiser un pique-nique beuveries sous les cerisiers…) Des photos de cerisiers en fleurs sont nombreuses sur le blog de Izouvou, actuellement à Nara. Pour ma part, j’ai bien quelques spécimens, mais avec la bio-diversité (il n’y a pas que les cultures qui sont nombreuses ici) des fois je me demande si c’est un bien un cerisier que je prend en photo… bref, tout est en fleur en avril et les yeux en pleure pour des raisons d’allergies (après allez savoir à quoi?!)

Si je ne peux pas faire le voyage au Japon comme certains actuellement pour profiter des “sakura”, c’est le Japon qui viendra à moi! Tout commence par un paquet reçu d’un ami dont j’ai fait la connaissance lors de mon séjour au Japon. De passage pour une conférence à Las Vegas, celui-ci en a profiter pour m’envoyer des “omiyage”, qu’on traduira par souvenir (qui se mange en l’occurrence). Ce sont des ごまたまご (goma tamago), des petits gateaux en forme d’oeuf (tamago) et fourrés au sésame noir (goma je suppose), friandises sucrées de Tokyo, qui iront très bien avec le thé et englouties rapidement avec mes amis japonais de chez Norikonoko. Notez que le nom de ces petits oeufs peut se lire dans les 2 sens, un palindrome (du moins avec les hiragana…).

Bon, le plus intéressant est bien sûr le Cherry Blossom Festival, qui se tient dans Japantown, pour la 41ème année. Au programme, danse, musique, nourriture et culture durant 2 week-ends et 200′000 visiteurs… Polymanga et la Japan Expo peuvent aller se cacher! Vu la foule qu’il y a, je me dirige vers des animations un peu plus discrètes et tranquilles, comme les bonsaïs ou les sabres et leurs gardes. Bien tenté par la nourriture évidemment mais ayant juste mangé avant de venir, je ne me sens pas l’âme (ou l’estomac) disponible, surtout qu’il y a une file énoooorme (qui ne désemplira pas) pour des takoyaki, dommage mais je n’ai pas la patience d’attendre 30 minutes (au moins) pour 6 takoyaki.

Sur la scène, diverses performances plus ou moins amusantes comme ce groupe de femmes dans la 40-50aine tout droit venu du Japon pour une démonstration de danse folklorique. Une prestation intéressante, qui me fait penser que ces femmes sont probablement dans leur pays au foyer et ont formé un club pour ne pas s’ennuyer à la maison, juste une supposition. La prestation suivante est un groupe d’artistes de rues avec des tours semblables à ceux que l’on voit au cirque: bols et assiettes en équilibre sur des tiges de bambou, balle, bol et autres objets roulant sur un parapluie, rien de transcendant mais là où c’est intéressant c’est que le vent était de la partie, rendant les acrobaties plus périlleuses (en passant le vent à arracher 3 tentes des stands…)

Vient finalement, la grande parade! Les chars se suivent au son des taiko, danseuses et danseurs les entourants. On verra passer Miss Cherry Blossom et ses dauphines sur le char sponsorisé par Jal et plusieurs mikoshi , sorte de temples portatifs déambulant sur les épaules de jeunes et plus jeunes. Le but étant d’agiter un maximum le mikoshi afin d’attirer les bons augures, la foule sera aussi aspergée de sake, une bénédiction? je ne sais pas mais je préfère éviter l’odeur du sake sur les vêtements…

Comme tout événement de taille autour du Japon, il y a le lot de cosplayers ou personnes déguisées (normalement en personnage de manga ou jeux-vidéo). Ceci dit, la batterie de mon appareil photo ayant cédé, vous n’en verrez rien et tant pis pour vous. Je vous dirai juste que le gagnant du concours était déguisée (oui tous les gagnants sur le podium étaient des filles en fait) en Totoro!!! (elle sera de retour le 3 mai, mais il faudra me rappeler de la prendre en photo la prochaine fois…)

En résumé, c’est un festival amusant pour son ambiance et aussi la foultitude de monde, un semblant de Japon en fête, le feu d’artifice en moins. 

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Written by Blash in: USA | Tags: , , , , , , ,
Apr
16
2008
4

When we come back

Ces 4 mots sont ceux que j’entend le plus souvent lorsque je regarde la télévision le soir, c’est dire si les interruptions publicitaires sont nombreuses ici. En moyenne, je dirai 3 à 5 minutes de pub toutes les 12-13 minutes d’émission. C’est rageant parce que pour faire face au consumérisme exacerbé des Américains et pour éviter de regarder toutes les réclames pour le produit miracle repousse-cheveux, le dernier pick-up écologique… je me sens obligé de zapper, mais dans un sens c’est subir une autre sorte de consumérisme vu le nombre de chaînes, sans compter le “TV on demand“. Du coup, j’oublie de revenir sur la chaîne initiale et je ne saurai jamais si Billy sortait avec Raquel ou si c’est Richy qui a empoisonné Lucy parce qu’il ne supportait pas que John achète le BBQ grill dont Samantha a toujours voulu pour faire un BBQ party avec les Smiths…

Bon, quelles sont les émissions que je regarde alors? Et bien il y a American Idol, l’équivalent de Nouvelle star, Hell’s Kitchen, reality-show où les chanteurs sont remplacés par des cuistots et dont le gagnant gagnera la direction d’un nouveau restaurant et les nombreux films qui passent. Le problème avec les films c’est qu’ils doivent pouvoir tenir en 2 heures, pub comprises… c’est gênant de regarder un film comme le Seigneur des Anneaux, raccourci et de nombreux intermèdes publicitaires, mais il faut comprendre la logique TV-réfrigérateur. Il faut laisser le temps au consommateur lambda d’aller jusqu’au réfrigérateur régulièrement pour qu’il se sustente… de bière et de chips

En attendant la suite, j’ai rajouter 2 photos pour l’article précédent, vous avez enfin un aperçu des plats (enfin ce qu’il en reste). Et maintenant un intermède musical:

 

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Written by Blash in: Life, USA | Tags: ,
Apr
07
2008
7

Reminiscent memories

Il y a des lieux où quand on entre, une bouffée de nostalgie se fait sentir. C’est le cas du petit restaurant “Norikonoko“, qui se traduit par L’enfant de Noriko, vous l’aurez compris, il s’agit d’un restaurant japonais. Jamais entré ici mais le souvenir d’un yakitori-ya près de mon appart’ à Shin-Ishikiri refait surface. On entre en faisant coulisser la porte et on voit monsieur au gril, madame à la composition des assiettes ou bento, c’est l’image du petit restaurant japonais qu’on s’attendrait à trouver au coin d’une ruelle pas très fréquentée au Japon.

Ici c’est écrit à l’entrée “homey style“, autrement dit, exit les sushi et tempura; au menu des petits plats qu’on ne trouve que très rarement au restaurant, et pour cause c’est le plus souvent à la maison qu’on les mange (ou à la cafétéria de NEC à Ikoma!). Tout a l’air bon sur la carte et un sentiment de joie voit le jour dans ma tête en pensant aux futures nombreuses fois où je mettrai les pieds ici. Ni une ni deux, il me faut tester le miso ramen pour me faire une idée… itadakimasu! C’est un réel plaisir de pouvoir goûter à nouveau la cuisine japonaise sans pour autant avoir à faire à des sushi.

Etant seul à dîner comme à mon habitude, c’est aussi agréable d’être au comptoir et de pouvoir faire un brin de causette avec Noriko. Elle est venue faire ses études ici, puis est rentrée au Japon. Réalisant qu’elle s’est américainisée et que la place de la femme au Japon n’est pas très favorable, elle décide de revenir aux USA où elle travaillera pour Cal. Après quelques années, elle ouvrira son restaurant avec son mari et ça fait 14 ans maintenant que des heureux passants comme moi ce soir là, peuvent savourer une cuisine “comme à la maison”.

La fois suivante, j’ai goûté, sur conseil d’un des jeunes serveurs, le robata bento; saumon, crevettes et divers légumes grillés, accompagnés des traditionnels légumes marinés et autres croquettes. Ne me doutant pas que ça serait copieux, j’ai pris avant un onigiri saumon par nostalgie des nombreux onigiri achetés au combini juste à côté de chez moi au Japon, c’est ma foi bien bon! La fois d’après (oui oui 3 fois en une semaine), ca a été maguro yamaboko et chikara udon. Le premier est composé de tranches de thon avec une patate (de la montagne) japonaise qui rend le plat visqueux et gluant; ça m’a fait penser à mon premier repas au Japon quand mes collègues mes regardaient attentivement pour voir si je mangerai ou pas ce truc visqueux (chose que j’ai faite après qu’ils ont bien voulu m’expliquer comment manger ça avec des baguettes, il suffit de “slurper”). Le deuxième est un udon avec du mochi, c’est original et aussi gluant mais c’est bon est amusant à manger! Gochisosama!

En dehors de cette cuisine dite maison, le cadre du restaurant est enchanteur; parsemés au-dessus du comptoir des bibelots, jouets et autres babioles, comme si un enfant avait laissé sa collection de jouets ici. Le comptoir n’est pas le seul endroit envahi par ces souvenirs d’enfance, il y en a sur les rebords de fenêtre, un pikachu à l’entrée et d’autres traces d’enfance à travers la pièce. Un peu comme si le temps n’avait pas prise ici et que l’américanisation n’avait pas atteint la cuisine de Noriko, un rempart pour se souvenir de son enfance et comment était la cuisine de maman?

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Apr
06
2008
2

Taste of Life

Je pense que je l’aurai répété assez souvent mais San Francisco possède des communautés très diverses alors autant en profiter pleinement et mordre dans la vie à pleine dent! Au cours des quelques semaines déjà passées ici, j’ai eu l’occasion de manger plein de cuisines différentes: américaine (si les burgers peuvent être considérés comme de la cuisine…), vietnamienne (évidemment, il faut être sûr de retrouver ses repères), japonaise, chinoise, thaï, indienne, française et bien d’autres. Toute ont leurs particularités et saveurs, certaines plus raffinées ou subtiles mais toutes délicieuses.

Les prix varient beaucoup aussi suivant le type de restaurant et si la cuisine choisir est entrée dans les moeurs ou si elle est toujours exotique. On ne peut évidemment pas revenir aux-mêmes endroits tout le temps pour donner une chance aux nombreux autres restaurants et il y a certaines cuisines  qu’on évitera de temps à autre pour garder la sensation du goût (la cuisine indienne est très bonne mais à manger du curry trop souvent, le palais perd de sa capacité à savourer les autres cuisines).

Ceci dit, je reviens toutes les semaines à Anchalee, le restaurant thaï à 20 pas de chez moi. Non pas que la cuisine y soit exquise, mais le cadre est charmeur ainsi que ses propriétaires (un couple, monsieur à la cuisine et madame au service, ainsi qu’un ami au service). Mercredi soir est devenu le soir Anchalee (qui au passage est le prénom de madame ainsi que la façon d’accueillir les gens en Thaïlande; mains jointes comme pour une prière et une légère inclinaison de la tête) pour ne pas avoir à cuisiner tous les soirs et ne pas manger devant la télé.

A la différence de nombreux restaurants asiatiques où les plats sont servis sans réel présentation sur l’assiette, ici les plats suscitent l’envie aussi bien à la vue qu’au goût, l’odorat ou au toucher. Je fais l’impasse sur l’ouïe mais le lieu n’est pas bruyant, avec une légère musique de fond et bougie en décor; une bonne adresse pour un bon repas. De plus, pour revenir à la présentation des assiettes, bien qu’il y ait un soupçon de cuisine nouvelle, les portions restent généreuses, ou devrais-je dire américaines.

Bref, il est important à mon goût de ressentir plus que la simple saveur d’un plat pour que l’expérience soit bénéfique. On peut être surpris par la combinaison des ingrédients mais le repas n’est complet que si on y prend plaisir et cela implique ainsi un visuel et un service agréable, éléments qui sont réunis chez Anchalee. Pas de photos mais je vous encourage à cliquer sur le lien du restaurant… peut-être aurez-vous aussi envie d’y aller une fois.

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Written by Blash in: Life, USA | Tags: , , ,

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